Publié le 28 Février 2007

Film allemand de Florian Henckel Von Donnersmarck - 2h17mn - avec Ulrich Mühe, Sebastien Koch, Martina Gedeck, Ulrich Tukur, Herbert Knaup...
Meilleur film, Meilleur scénario, Meilleur acteur aux European Film Awards 2006
7 Lola (César allemands) dont Meilleur film, Meilleure mise en scène, Meilleur acteur et moult autres récompenses un peu partout.
 

La Vie des autres est un de ces films historiques qui nous régalent. À la fois classique dans ses développements, sa narration, et résolument moderne, issu de la nouvelle école allemande, avec un travail superbe sur les cadres et la lumière. Mais l’adhésion que suscite le film auprès d’un public déjà nombreux s’explique sans doute parce qu’il va au-delà du film historique. Même si la reconstitution de cette Allemagne de l’Est du milieu des années 80 est très réaliste et minutieuse : le tournage de nombreuses scènes s’est tenu dans les lieux même où ont eu lieu les faits, comme dans l’ancien QG de la STASI aujourd’hui transformé en musée. 
Florian Henckel emprunte autant au film d’espionnage qu’au mélo, au film policier qu’au drame social. Il réussit avec un talent rare à utiliser cette large palette pour livrer une œuvre captivante : le film distille une tension parfaitement dosée, au fil d’un récit redoutablement efficace.

La Vie des autres
est une réussite complète, un film fort qui confirme avec éclat la belle santé d’un cinéma allemand en pleine renaissance.

La Gazette d’Utopia

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Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

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Publié le 21 Février 2007

Film français de Laurent Achard – 1h 36 - avec Pascal Cervo, Julien Cochelin

S’il est un reproche que n’encourt pas Laurent Achard, c’est celui de vouloir plaire à tout prix. C’est à croire même que le jeune cinéaste s’emploie à éliminer tout élément de possible séduction. Le thème, surtout, est de ceux qui peuvent glacer. Transposition d’un roman canadien de 1967 dans la campagne française d’aujourd’hui (mais ce pourrait être hier), le film décrit une famille dont il assume d’emblée la singularité : la mère enfermée dans sa chambre, la grand-mère la remplace, le père n’a que peu d’existence, le fils aîné boit comme un trou depuis qu’il sait que son jeune amant va se marier, tous sont observés à travers le regard d’un gamin. Voici, à grands traits, pour le thème. Les variations sont d’un virtuose : cadrages précis, tempo maîtrisé, bande-son extrêmement soignée, montage au scalpel, acteurs (donc direction) impeccables, avec mention à Pascal Cervo et à l’étonnant Julien Cochelin. Son ambition manifeste place Le Dernier des fous dans l’ombre d’une hypothétique transposition par Bresson d’une nouvelle de Faulkner. Il reste au cinéaste, à l’évidence très doué, à s’ouvrir au monde et, surtout, au spectateur. De lui on attend le plus difficile : qu’il séduise sans renoncer à rien de ce qui le constitue.

Le Nouvel Obs

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Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

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Publié le 21 Février 2007

Film franco-tchadien de Mahamat-Saleh Haroun - 1h35- avec Ali Bacha Barkaï, Youssouf Djaoro, Aziza Hisseine, Djibril Ibrahim, Fatimé Hadje...
Prix spécial du jury Festival de Venise 2006

Période faste pour le cinéma africain, c’est suffisamment rare pour qu’on s’en réjouisse ! Après le très remarquable Bamako, voici le non moins beau Daratt, saison sèche, réalisé par le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, et produit par Abderrahmane Sissako, le réalisateur de Bamako justement ! Pour ceux qui suivent cette cinématographie toujours fragile et aléatoirement distribuée en France, rappelons que Mahamat-Saleh Haroun nous avait déjà donné Bye Bye Africa et surtout Abouna en 2002.
Daratt
est une fable d’une simplicité implacable, économe en effets mais riche en émotions et en résonances, qui s’enracine dans la situation tchadienne contemporaine mais qui prend au fil de son récit une dimension universelle.
« Daratt ne traite pas de la guerre civile, mais de ses conséquences. Ce qui m’intéresse, c’est le paysage après la tempête. La vie, obstinément à l’œuvre dans les champs de ruines et de cendres. Comment en effet continuer à vivre ensemble après tant de violence et de haine ? Quelle attitude adopter face à l’impunité ? Se résigner ou faire justice soi-même ? Et quand on choisit cette dernière option, c’est quoi tuer un homme ? »
Mahamat-Saleh Haroun.
Ces thèmes qui pourraient être écrasants, Daratt les aborde avec une retenue superbe, un sens de l’épure qui éloigne tout spectaculaire, tout pathos intempestifs. Le film suit sa ligne claire, digne et intègre, jusqu’à un dénouement magnifique, une scène finale qui restera dans nos mémoires.

 

La Gazette d’Utopia

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Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

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Publié le 14 Février 2007

Film belge, français, canadien de Philippe Falardeau – 1h45 - Avec Olivier Gourmet, Paul Ahmarani, Jean-Pierre Cassel

Les Belges ont la cote. Parions que ce petit film à découvrir sur le champ fera autant pour la cause de leur cinéma national que la découverte, il y a quelques années, des frères Dardenne.
D’ailleurs, bonne nouvelle, on retrouve leur acteur fétiche, le toujours épatant Olivier Gourmet ici dans les habits serrés d’un inventeur un rien raté apprenant, par le hasard des circonstances, qu’il aurait été un enfant adopté et né au fin fond du Québec.
Lancé sur les traces vadrouilleuses de ses parents biologiques dans un road movie plein de temps d’arrêt, aussi étrange et farfelu qu’une balade à la Jarmusch, Gourmet tombe sur Louis, rebelle avec une cause, au volant d’une voiture au moteur hybride, engin qui sera l’une des pistes pour que les deux hommes se retrouvent des racines communes. La route est longue, les silences aussi, et les rencontres porteuses de questionnements inédits tout au long d’un récit polyforme où la comédie se mêle au soufre du scandale de l’espionnage industriel. L’émotion jaillit comme une douleur sourde, sans emphase, avec un humour et un sens de l’espace et des circonstances qui font des merveilles. Rien de spectaculaire, au la justesse d’un film à la douceur nullement nostalgique. En matière de comédie d’auteur, la Belgique bat la France 4 à 0.

Lyon Poche

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Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

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Publié le 10 Février 2007

Après deux réalisateurs (Fellini et  Kubrick), après deux "régions" (la Chine et l'Amérique du Sud), quelle quinzaine pour septembre prochain ?

Un réalisateur ? Un genre ?  Un pays ? Un acteur ? Un musicien ?

Vos idées seront les bienvenues...

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 7 Février 2007

Film français de Catherine Corsini – 1h30 - avec Karin Viard, Éric Caravaca, Jacques Weber

On pourra toujours dire que c'est le fruit du hasard, la symétrie parfaite des deux titres n'en demeure pas moins notable : treize ans après les Amoureux, le film qui l'imposait au cinéma ­ après avoir fait ses classes au théâtre, au côté de Vitez et Bouquet ­ Catherine Corsini présente les Ambitieux.
Autre correspondance, plus indéniable, Catherine Corsini rembauche Karin Viard, qu'elle avait dirigée en 1998 dans la Nouvelle Ève. Une rencontre bénéfique pour les deux femmes : la première enregistrait là son plus grand succès commercial ; la seconde s'épanouissait dans une comédie sociale à laquelle elle insufflait une allure trépidante.
Relation de pouvoir, opportunisme, rivalité, trahison, surpassement... Les Ambitieux aborde à peu près ce thème sous l'angle d'une comédie qui multiplie les postulats : mystère familial, Comédie humaine contemporaine, romance, satire du microcosme médiatico-culturel parisien, fable moraliste (bien mal acquis...). Mais c'est pour étreindre des personnages capables de jouer avec le feu, la morale et les convenances afin de parvenir à leurs fins.
Des éléments sentimentalo-existentiels en prime et une conclusion très conciliante n'empêchent pas les Ambitieux de se poser comme l'observation caustique d'un petit théâtre de la cruauté où l'on finit toujours par trouver plus prédateur que soi. L'exercice offre à Karin Viard, face à un Éric Caravaca incertain, une énième opportunité de démontrer qu'elle reste, au seuil de la quarantaine, une des toutes meilleures actrices françaises en activité, capable, depuis maintenant une quinzaine d'années, d'assumer à peu près tous les registres.

Libération

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Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

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Publié le 4 Février 2007

N'hésitez pas à proposer des films que vous souhaiteriez voir au Fellini, des personnalités que vous souhaiteriez rencontrer...

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Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films demandés

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