Publié le 31 Octobre 2007

Film anglais d’Anton Crobijn – 1h59 avec Sam Riley, Samantha Morton, Alexandra Maria Lara

Voici un Control qui accompagne superbement This is England, notre coup de foudre de ce début d’automne. Un Control qui met en scène la vie chaotique du chanteur Ian Curtis, leader chanteur du groupe de rock anglais des années 70 et 80 Joy Division, précurseur du mouvement « new wave ».
Sans doute fallait-il un miracle, doublé d’un acteur inconnu et surdoué, pour réussir l’impossible : rendre à la perfection le climat de la société britannique de l’époque et ressusciter de manière saisissante un personnage de légende dont on ne peut douter, en voyant le film, qu’il est bien vivant, en chair et en os, sur l’écran.
Mais descendu de scène, Ian Curtis n’est que le gamin timide, travailleur social de Macclesfield, une banlieue paumée de Manchester, qui s’est déjà fondu dans sa condition de pauvre. Marié trop tôt, père de famille trop tôt, en charge de lancer des bouées de sauvetage à plus mal loti que lui, et partagé entre volonté d’adaptation au monde et rejet de la vie telle qu’elle est dans l’Angleterre des années Thatcher.
Joy Division restera à jamais un groupe à part dans l’histoire du rock, sombre, glacial, mélancolique, désespéré même. La musique de Joy Division est un des symboles de la société britannique de la fin des années 70, marquée par la récession économique et l’insécurité sociale.

La Gazette d’Utopia

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 29 Octobre 2007

 Inédits d'Italie :

 

o    du mercredi ou jeudi  28-29/11 au dimanche ou lundi 2-3/12

 

o    les titres des films inédits ne sont pas encore connus

 

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Quinzaine

Repost 0

Publié le 27 Octobre 2007

à l'affiche du 7 novembre au 27 novembre

 

Semaine du 7 novembre

Tout est pardonné

Film français de Mia Hansen-Love  - 1h45 - avec Paul Blain, Marie-Christine Friedrich, Constance Rousseau, Victoire Rousseau.

Les mots manquent pour définir l'admiration sans réserve que suscite ce film. Maturité ? Maîtrise ? Mesure ? Sans doute, encore que ces vocables font injure à la jeunesse et au tremblé de cette œuvre. Élégance, limpidité, profondeur seraient plus opportunes pour caractériser la stupéfiante justesse de la mise en scène, aussi précise, sensible et fulgurante qu'un rayon laser.
Le terrain narratif est pourtant connu, voire battu en tous sens par le cinéma français : le cadre intimiste du couple, la douleur de la séparation, les problèmes de filiation qui s'ensuivent. Une histoire banale, aussi poignante soit-elle, et en même temps une histoire unique et bouleversante, simplement parce qu'on ne nous l'aura jamais racontée comme cela.
Tant d'émotion et de rayonnement, tant de bonheur et de cruauté mêlés, tant de talent à suggérer que la seule liberté dont nous disposons consiste à accepter que la vie peut à tout moment tout donner et tout reprendre, tout cela clouera le spectateur le plus blasé sur son fauteuil.
Le reste, qui est sans doute l'essentiel, tient au sentiment qui a inspiré ce récit à Mia Hansen-Love, où il entre autant de lucidité que de beauté, mais de cette sorte de beauté qui est la plus rare : celle de l'âme.

Le Monde

Semaine du 7 novembre

La forêt de Mogari

Film franco japonais de Naomi Kawase -1h37 - avec Shigeki Uda, Machiko Ono, Makiko Watanabe, Kanako Masuda, Yohichiro Saito
GRAND PRIX Festival de Cannes 2007

Naomi Kawase n'est pas ce qu'on pourrait appeler une inconnue au Festival de Cannes : après avoir reçu la Caméra d'Or pour Suzaku en 1997, elle revint en compétition officielle en 2003 avec Shara, et remporte cette année le Grand Prix, excusez du peu, pour La forêt de Mogari.
Digne héritière d'Ozu, Naomi Kawase a cette délicatesse et cette finesse de perception qui lui permettent d'approcher au plus près des sentiments de ses personnages, sans avoir à les souligner par le discours. Malgré une intrigue ténue, elle maintient notre attention par la seule force de ses images, tout simplement parce qu'elles sont justes, parce qu'elles nous touchent au plus profond. Lenteur et contemplation ne sont pas chez elle des artifices de film d'auteur.
Mogari signifie à la fois « le lieu du deuil » et « le temps du deuil ».
De ce voyage, on ressort triste, bouleversé et pourtant heureux et plein d'espoir.

La Gazette d’Utopia

Semaine du 14 novembre

This is England

Film anglais de Shane Meadows – 1h37 – avec Thomas Turgoose, Stephen Graham, Jo Hartley, Andrew Shim

Chronique du mouvement skinhead et de ses dérives, This is England est aussi la reconstitution réussie d’une époque et d’un milieu. Celle des années Thatcher et de la guerre des Malouines, celui de la jeunesse pauvre au look extravagant. En 1983, les filles portent des socquettes blanches sur leurs bas résille et les garçons des chemises Ben Sharman sous leurs bretelles. Ils ont la boule à zéro et le pied coqué (les fameuses Doc Martens), elles ont des coupes ahurissantes et se maquillent à la truelle.
Avec un sens du détail d’autant plus sûr qu’il fut jadis l’un d’entre eux, le réalisateur d’attache à la portée symbolique de leur tenue vestimentaire.
Mais l’insouciance ne résiste pas au retour d’un vieux copain devenu caïd. Insidieusement, un discours de haine recouvre alors le chahut bon enfant. Les bastonnades de « Pakis » (immigrés pakistanais) succèdent aux innocents bizutages. La grande trouvaille du film : Thomas Turfoose, qui joue le petit Shaun. Le regard buté et la mine inquiète, ce gamin des rues révélé par un casting sauvage est terriblement anglais. Curieux mélange de dureté et d’innocence, il imprime à son personnage l’inquiétant déséquilibre des enfants qui ont grandi trop vite.

Télérama

 

Semaine du 14 novembre

Le Mariage de Tuya

Film chinois de Wang Quan An – 1h32 – avec Yu Nan

Comme Jia Shang-ke (The World, Still Life), même si de manière différente, Wang Quan An saisit un monde envahi par la modernité, un monde en devenir, donc, où seuls quelques humains semblent rester à la traîne. Comme Tuya, justement… Seule l’interprète du rôle de Tuya, Yu Nan, est actrice. Les autres, le mari, les enfants, les prétendants, sont des non-professionnels, bergers, mongols et cavaliers pour la plupart. On ne sait si le plus étonnant est de voir l’actrice se fondre dans cet environnement très éloigné de celui auquel elle est habituée ou de constater que les autres se hissent à son niveau en terme d’interprétation, le fait est que le film trouve ainsi un équilibre quasi miraculeux, maintenu de bout en bout par un scénario extrêmement habile et une réalisation à laquelle sa précision même permet toutes les échappées, certaines burlesques, d’autres discrètement contemplatives. Résultat, un film très plaisant, sans complaisance aucune, qui saisit d’un même élan le monde tel qu’il fut, tel est encore, tel que déjà il n’est plus. Tout ce qu’il y a de plus chinois, donc.

Télécinéobs

Site internet

Semaine du 21 novembre

 Le rêve de Cassandre

Film américain de Woody Allen – 1h43 – avec Colin Farrell, Ewan McGregor

Après la petite baisse de régime Scoop, Woody Allen reprend du poil de la bête avec Le rêve de Cassandre, troisième meurtre dans un jardin anglais, dont la réussite évoque celle de Match Point. Preuve réelle de la vitalité du cinéaste : il lui faut juste dix minutes pour introduire ses personnages, placer la musique doucereuse de Philip Glass, situer le contexte et préfigurer des enjeux dramatiques brûlants. La suite est une succession de séquences discrètement virtuoses où le disciple de feu Bergman zigzague dans les méandres de son récit, court-circuite les conventions, farfouille dans les zones d’ombre de personnages rongés par la culpabilité qui passent ainsi au-delà de toute blancheur univoque vers le mystère et offre in fine de beaux contre-emplois aux deux acteurs principaux en frères Karamazov : l’angélique Ewan McGregor dans tout son machiavélisme et le bourrin Colin Farrell dans toute sa fragilité.
Woody stimule. Longtemps. Plus que jamais, au pays de Shakespeare, le septuagénaire est au sommet de son art. Le rêve de Cassandre est une réussite totale au classicisme rutilant, aux réparties retorses, aux rebondissements implacables que nous serions gourds de ne pas célébrer.

aVoir-aLire.com

 

 

 

 

 

 

Site internet

Semaine de la solidarité (semaine du 21 novembre)

Sisters in law

 

Film britannique, camerounais de Kim Longinotto et Florence Ayisi - 1 h 44

Sisters in Law est un film qui ne cherche pas à cacher son aspect militant : il avance à visage découvert, comme un outil de lutte pour le respect du droit de l'homme, des femmes et des enfants, et célèbre sans réserve le combat courageux, entêté et digne, de deux femmes de tête, et de femmes qui, victimes d'hommes, acceptent de se battre pour défendre leurs droits, leur liberté, leur intégrité. Cet aspect est très important, fondamental, essentiel, il porte le film de bout en bout.
Il y a au moins deux éléments, dans la mise en scène, qui font la qualité du film. Tout d'abord la place accordée à la parole. Elle est bien sûr inhérente au sujet du film, à la fonction judiciaire (interrogatoires, confrontations, témoignages, plaidoiries, verdicts).
Second élément, l'image, qui montre ce que la parole n'a pas laissé passer et qui véhicule peut-être les émotions les plus fortes du film, au-delà de la parole. La caméra, c'est vrai, semble toujours se trouver au bon endroit, capter au bon moment la chose, le rictus, la grimace, le sourire, l'attitude qu'il fallait capter.

Les Inrocks

Séance unique le vendredi 23 novembre à 20 H suivi d’un débat animé par Inès Pimbi et Gisèle Kashibondo de la République Démocratique du Congo

Si le vent soulève les sables 

Film belge de Marion Hänsel – 1h36 – avec Isaka Sawadogo, Carole Karemera, Asma Nouman Aden

La fuite puis l’horrible errance, à travers des déserts et des territoires en guerre, d’une famille africaine chassée par le manque d’eau dans son village. De plus en plus d’actualité, le sujet aurait pu donner lieu à un documentaire, la réalisatrice belge en a tiré une fiction poignante. On ne pourra pourtant pas lui reprocher de jouer la carte du pathos : Si le vent soulève les sables raconte la marche infernale de Rahne, de sa femme et de leurs trois enfants avec une pudeur absolue. Il faut prendre la peine d’entrer dans ce film de prime abord aussi aride que les paysages traversés par les personnages : on en sort bouleversé.

TéléCinéObs

D’une très grande force visuelle, le film offre quelques moments d’émotion pure. Entre le blanc du sable et le bleu du ciel, les personnages ne sont plus que des silhouettes fragiles, que la violence du vent s’emploie à faire plier.

Télérama

 La séance du mardi 27 novembre sera suivie d’un débat animé par H. Derriennic (La Kora et D. Ballestrin (Hydrauliques sans Frontières)

Télécharger à l'Affiche

 

  

Le site de Huit et demi

Le blog de Huit et demi       Télécharger un bulletin d'adhésion

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films annoncés

Repost 0

Publié le 24 Octobre 2007

07/11 
Forêt de Mogari
Tout est pardonné

Pour  info, hors 81/2, le Fellini gardera peut-être Control quelques séances et rajoutera probablement la comédie Joyeuses funérailles (vo) sur 2 semaines.

14/11
This is England
Mariage de Tuya

21/11
Rêve de Cassandre
sisters in law (semaine solidarité)
si le vent soulève les sables (semaine solidarité)

28/11
Paranoid Park
Mon frere est fils unique
Le Fellini programmera également sur cette période (dans une autre salle)
Dans la vallée d'Elah (vo) de Paul Haggis
probablement au 14/11 et/ou 21/11

Prochainement :
Dernier voyage du juge Feng possible 05/12
ainsi que Le rideau de sucre à la même date
De l'autre côté au 12/12

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films annoncés

Repost 0

Publié le 19 Octobre 2007


Film allemand de Fatih Akin – 2h02 - avec Baki Davrak, Patrycia Ziolkowska

Cinéaste allemand d’origine turque, unanimement adopté par la planète cinéphile depuis son fameux Head On (Ours d’or de la Berlinade 2003), Fatih Akin confirme avec De l’autre côté le talent proprement scénographique dont il est doué. Pas un seul plan inutile, une fluidité de récit exemplaire, un œil tout-puissant sur les paysages naturels comme sur les décors urbains et, peut-être par dessus tout, un superbe génie de la direction d’acteurs. À ce stade, impossible de ne pas louer la totalité du casting. Politique, universel et à bien des égards philosophique, le film de Fatih Akin distille, avec une redoutable efficacité ses messages d’alerte aux deux sociétés turque et allemande comme au monde entier.
La prostitution, l’éducation, la littérature, l’amour, le pardon, la bienveillance sont les sujets transparents mais bien réels du cinéaste ; il en irrigue son film de part en part, jusqu’à lui donner la consistance d’une leçon de vie impérissable.

Libération

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Quinzaine

Repost 0

Publié le 17 Octobre 2007

Film allemand de Tom Tykwer – 1h21 - avec Franka Potente, Moritz Bleibtreu, Herbert Knaup

Cours Lola cours est un film qui sort de l'ordinaire. En fait, chaque séquence débute sur un « Et si... ».
Lola, le personnage principal, passe presque tout le temps du film à courir, et quand elle ne court pas, la vitesse du film ne ralentit pas pour autant. Le film ressemble presque à un clip vidéo. C'est flashy : Lola a les cheveux rouge vif ! C'est rapide, les plans de caméra se succèdent les uns aux autres à une vitesse effrénée durant tout le film. La musique techno est omniprésente. Pendant que Lola court, il n'y a pas de dialogues, juste de la musique. Enfin, l'action se passe à Berlin, la ville de la Love Parade, réputée pour ce genre de musique.
Cours Lola cours
est l'un des films allemands les plus importants des années 1990.

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Quinzaine

Repost 0

Publié le 17 Octobre 2007

Film allemand de Matthias Luthardt – 1h29 – avec Sebastian Urzendowsky, Marion Mitterhammer, Clemens Berg, Falk Rockstroh

Matthias Luthardt porte un point de vue clinique, digne d’un entomologiste, sur cette cellule familiale au bord de l’implosion. Refusant systématiquement l’émotion, la caméra se tient à distance respectable des personnages. Du coup, comme chez Michael Haneke à qui l’on songe souvent, le regard du jeune cinéaste fouille les êtres jusqu’à l’intime. À cela près que le metteur en scène autrichien n’aime rien tant que confronter ses protagonistes à des situations extrêmes, tandis que Luthardt opte pour une violence plus feutrée, mais tout aussi dévastatrice.
La sécheresse de la narration, conjuguée à la quasi-absence de musique (hormis les scènes de piano) , ajoutent encore à la force implacable du huis clos. Un premier long métrage particulièrement prometteur.

Positif

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Quinzaine

Repost 0

Publié le 17 Octobre 2007

Film allemand de Henner Winckler -1h32 – avec Kim Schnitze, Gordon Schmidt, Feo Aladag

Lors du festival de Berlin, ce deuxième long métrage de l’Allemand Henner Winckler (après Voyage scolaire) a confirmé, parmi d’autres films aigus et troublants, la vitalité d’une nouvelle vague locale étiquetée « école de Berlin ». Ce courant frappe par une absence totale de tricherie comme de forfanterie quant à la forme, et sonde l’intimité obscure des couples et des familles. La démarche s’accorde particulièrement au nouveau Berlin-Est, où évolue Maggy entre sa mère (elle aussi célibataire et encore jeune) et un bébé, Lucy, dont la venue a mis un terme à ses études.
C’est le tourniquet des émotions et des envies, la valse des illusions, où chaque avancée se solde presque aussitôt par l’apparition d’un nouveau manque. Mais ce mélodrame existentiel, nonchalant comme sa frêle héroïne, refuse de dériver en chronique sans fin.
Contre la facilité du surplace réaliste, de l’entre-deux qui sonne juste, Lucy dessine vaillamment un trajet et ose une certitude.

Télérama

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Quinzaine

Repost 0

Publié le 17 Octobre 2007

Film allemand d'Ulrich Köhler - 1 h 28 - avec Isabelle Menke, Hans-Jochen Wagner, Amber Bongard.

Les fenêtres arrivent lundi : tel est le titre intégral de ce film, signé du jeune cinéaste allemand Ulrich Köhler, qu'il aurait fallu non seulement respecter, mais encore traduire dans notre langue.
Montag confirme donc tout le talent qu'avait démontré Ulrich Köhler dans son premier long métrage, Bungalow, titre majeur de l'embellie de ce jeune cinéma allemand qui fait renaître une cinéphilie bien mal en point.
Le récit de ce couple en crise est aussi bien celui de la confrontation du film à une modernité cinématographique qui fait de la dislocation du couple un de ses motifs de prédilection. Montag regarde ainsi fortement du côté d'Antonioni, dont il remet sur le métier l'inquiétude humaniste, comme transformée un demi-siècle plus tard en effroi sur le territoire désertique de l'Allemagne réunifiée.

Le Monde

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Quinzaine

Repost 0

Publié le 17 Octobre 2007

Film allemand de Valeska Grisebach -1h28 - avec Andreas Müller, Ilka Welz

Sehnsucht se présente comme une vraie belle surprise. Sa réalisatrice, Valeska Grisebach, pas même la quarantaine, et dont c'est là le deuxième film, possède une force de caractère hallucinante.
Le style de Valeska Grisebach est sec, mais elle sait lui donner de l'oxygène, lorsque, régulièrement, elle se sert d'une chanson avec un talent monstre. Il faut voir ainsi son héros danser sur Robbie Williams et devenir tout à coup très beau pour comprendre que le film va offrir à chacun des trois personnages une chance d'exister pleinement à l'image. C'est quoi, alors, un bon film allemand ? Un film comme celui-ci, un film dans lequel le cinéma n'étouffe pas.

Libération

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Quinzaine

Repost 0