Publié le 25 Novembre 2008

Aspettando il sole (28 novembre à 20 h 30 et 29 novembre à 17 h 30)
Film italien d'Ago Panini  (2008)  1h28

Avec

Raoul Bova (Enea)
Vanessa Incontrada (Kitty)
Gabriel Garko (Samuel)


Italie, début des années 80, dans un endroit quelconque : trois jeunes gens trouvent refuge dans un hôtel perdu dans la nuit. Ils “prennent en otage” le réceptionniste, peut être simplement pour se distraire et tenir jusqu’à l’aube... Peu à peu, au coeur de la nuit, les chambres d’hôtel prennent vie, chacune animée par l’histoire des personnages qui les occupent.

 
Avec un scénario véritablement original, Aspettando il sole décrit avec humour et tendresse les tranches de vie de différents personnages, tous plus fascinants les uns que les autres. A noter la qualité de l’interprétation de Giuseppe Cederna, récemment récompensé à Annecy par le Prix du meilleur acteur.

 

 
 La Sconosciuta  (26 novembre à 20 h 30 et 30 novembre à 17 h 30)
Film italien de Giuseppe Tornatore (2006) 1h358
Avec
Kseniya Rappoport (Irina)
Michele Placido (Muffa)
Pierfrancesco Favino (Donato Adacher)
Claudia Gerini (Valeria Adacher)
Clara Dossena (Tea)


Irena, une jeune femme originaire d’Ukraine, arrive dans une ville du Nord-est de l’Italie. Elle obtient un emploi chez un couple d’orfèvres et s’immisce progressivement dans la vie de la famille mais elle semble toujours à la recherche de quelque chose. Des images traumatisantes de son passé lui reviennent constamment à l’esprit. Quel terrible mystère cache-t-elle ?

Giuseppe Tornatore, le réalisateur de Cinema Paradiso, montre toute l’étendue de son talent avec ce film très « hitchcockien » admirablement servi par la composition d’Ennio Morricone et l’interprétation sans faille de Kseniya Rapoport et de Michele Placido.

 
 
 Tutto torna (27 novembre à 20h30 et 29 novembre à 21 h )

Film italien de Enrico Pitzianti (2008) – 1h21
Avec
Antonio Careddu (Massimo)
Piero Marcialis (zio Giuseppe)


Après avoir grandi dans la campagne sarde, Massimo, la vingtaine, arrive à Cagliari où il découvre une ville moderne et multiethnique. Passionné de littérature, il rêve d’être écrivain et cherche à publier son premier roman. Il tombe amoureux de Lorena, une jeune danseuse cubaine qui l’introduit dans un cercle d’artistes qui travaillent avec des matériaux recyclés. Face à ce changement radical dans son existence, Massimo doit remettre en cause ses certitudes, affronter ses inquiétudes et ses doutes.

« Tutto torna », « tout revient », c’est l’idée que rien ne se perd mais que tout se transforme. Avec ce récit de formation, Enrico Pitzianti signe un film référence qui montre avec une grande exactitude une jeunesse qui vit dans une société en pleine mutation et se cherche de nouvelles valeurs.
 

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Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Quinzaine

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Publié le 19 Novembre 2008

Film français de Claire Simon -2h02-  avec Nicole Garcia, Nathalie Baye, Rachida Brakni, Isabelle Carré, Béatrice Dalle, Marie Laforêt, Emmanuel Mouret, Michel Boujenah, Anne Alvaro et une vingtaine de femmes qui paraissent pour la première fois à l’écran...

C’est chaud, c’est accueillant, c’est réconfortant, on s’y réfugie, on s’y laisse aller à dire ce qu’on a sur le cœur, ce qu’on n’oserait dire à personne, même pas à soi-même, même pas à sa mère, même pas à sa meilleure copine et encore moins à un garçon… C’est au cinquième étage d’un immeuble au mitan de Grenoble, au-dessus des rumeurs et des lumières de la ville, juste un peu au-dessus, mais en plein cœur de tout, de la vie et l’histoire de toutes les femmes s’y joue en raccourci. Elles arrivent là, en cachette de leur famille, de leur amant, de leurs amis parce qu’elle savent y trouver l’écoute d’autres femmes. Elles viennent sonner un soir, en douce, parce qu’elles se retrouvent devant des choses difficiles à vivre, à ne pas savoir par quel bout les prendre : comment faire avec soi, avec ces désirs contradictoires qui vous compliquent la vie à ne pas savoir que choisir, quelle décision prendre, aimer ou pas, avoir un enfant ou pas… c’est tellement mystérieux toutes ces choses qui se passent dans la tête autant que dans le ventre, tellement intime, trop souvent encore tabou. Et croyez pas que les choses s’arrangent ! Il y a comme de la régression dans l’air.
Le silence et l’ignorance semblent gagner du terrain depuis les années 80 et il est toujours difficile pour beaucoup de parler de sexe, d’amour et de tout ce qui va avec.

La Gazette d’Utopia

En refusant systématiquement tout ce qui sortait de la banalité de la vie quotidienne pour se consacrer aux seuls problèmes que tout el monde croit résolus depuis longtemps, la pilule et l’avortement notamment, les Bureaux de Dieu (Ces femmes-là, les conseillères, sont des déesses, elles  sont sur l’Olympe !) fait à chaque minute naitre l’extraordinaire.

Le Nouvel Observateur

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Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

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Publié le 11 Novembre 2008

Film de Salif Traoré – 1h33 - avec Sotigui Kouyate, Fili Traoré

A travers le film Faro, la reine des eaux,  je revendique le droit de la femme et de l'enfant dans nos sociétés traditionnelles, le droit des femmes et des enfants qui subissent les caprices des hommes sans la moindre possibilité d'exprimer leur point du vue.
L’histoire de Faro, qui se passe dans un village au bord du fleuve où diverses ethnies cohabitent en étant à la fois pêcheurs, cultivateurs, éleveurs et artisans, nous fera voir les charmes d’une vie quotidienne avec ses traditions, ses rivalités, ses amitiés et ses inimitiés.
Je pense qu'il est temps de lever un coin du voile et de montrer du doigt les caractères phallocratiques et oppresseurs de nos sociétés. Le moment est venu de prendre conscience du poids de la femme et l'enfant, de croire que leur force peut apporter le changement.
En ce début du XXIème siècle, l’harmonie de notre planète sera au prix que le Nord et le Sud sauront mettre pour se comprendre et se compléter.
Pour moi, la tradition doit accepter la modernité pour s’épanouir.

Salif Traoré

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 11 Novembre 2008

Film français de Karim Dridi – 1h50 - avec Marco Cortes, Raymond Adam

Dans Bye-Bye (1995), Karim Dridi filmait déjà Marseille, l’histoire d’un enfant embarqué dans des combines louches et, en creux, quelques aspects de la déliquescence sociale.
Khamsa enregistre au plus près la vie de ses protagonistes, sans misérabilisme ni trémolos compassionnels. De même, le territoire de fiction (un « authentique » camp gitan installé sous un échangeur d’autoroute, à deux pas des flots bleus) et les aspects documentaires (interprétation sidérante des jeunes comédiens amateurs) ne servent jamais de prétexte à la complaisance.
Le cinéaste rend compte de la logique funeste du déterminisme social, et, à l’instar d’un Ken Loach (auquel Dridi a consacré un beau documentaire), n’oublie jamais ses personnages. Khamsa est avant tout une affaire de cinéma. Dridi sait mettre en scène les émotions brutes de ses protagonistes, l’énergie désordonnée et la violence du groupe. Le format scope magnifie la poésie noire du récit, très loin des conventions esthétisantes. Quant à l’utilisation du plan-séquence, elle sert la vitalité d’un film à chaque instant aux prises avec son sujet, sa matière de fiction et ses acteurs. Karim Dridi est de nouveau un cinéaste à suivre de près.

Positif

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 4 Novembre 2008

Film documentaire d’Olivier Weber – 1h35

Il existe un Far West aux portes de la France, où des villages champignons poussent au milieu de la forêt, autour d’un bar, d’un bordel et d’une église, où la loi n’existe pas vraiment, et où un seul moteur anime les hommes : l’or. En Amazonie, aux frontières de la Guyane française, du Brésil et du Surinam, se déroule un western contemporain, où pour quelques grammes de métal précieux des hommes s’exilent, s’entretuent, en empoisonnant des Indiens et en détruisant une forêt.
On est loin du romantisme en suivant ce cycle infernal de l’or, à travers les témoignages d’orpailleurs français, de garimpeiros Brésiliens ou Surinamais, d’Indiens, de prostituées ou de pasteurs évangélistes. Le réalisateur les laisse parler et aucun commentaire ne vient nous imposer des sentences définitives sur les dégâts de la mondialisation dont il est pourtant bien question.
Le mercure, qui sert à agglomérer l’or, arrive dans des avions clandestins qui repartent chargés de métal jaune. Le premier cri d’alarme du film, c’est : « Arrêtez le mercure », raconte Olivier Weber. Mais l’or fait toujours briller les yeux. Et l’Amazonie est tellement loin de l’Europe

Libération

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Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

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