Publié le 25 Août 2010

Film britannique et français de Jonathan Lynn – 1h38 - avec Bill Nighy, Rupert Grint, Emily Blunt
Un redoutable tueur à gages, solitaire et vieux garçon, voit son existence prendre une tournure fantaisiste par la faute d'une irrésistible kleptomane et d'un jeune glandeur qu'il décide de former. Cela vous rappelle quelque chose ? Petits Meurtres à l'anglaise est bien le remake de Cible émouvante, de Pierre Salvadori (avec Jean Rochefort, Guillaume Depardieu et Marie Trintignant).
Jonathan Lynn en reprend le synopsis macabre (respectueux, il garde le même nom pour son tueur : Victor Maynard), mais il l'ancre, avec bonheur, dans la comédie 100 % british.
Une fois le tueur, la voleuse et l'apprenti réunis, la comédie, aux dialogues subtils, alterne le non-sens et les gags bon enfant. Une scène très arrosée (où Victor se réveille le matin dans une housse en plastique !) apporte même une touche de folie burlesque à la Blake Edwards. Le charme du film vient surtout de son trio d'acteurs. Rupert Grint, le Ron de la saga Harry Potter - le roux le plus connu de la planète -, est impeccable en tueur novice éberlué, son premier grand rôle de « moldu ». Emily Blunt (Le diable s'habille en Prada) est piquante comme tout. Et puis il y a Bill Nighy, repéré dans Good Morning England (le capitaine du bateau) et dans la série télé State of play (le rédacteur en chef). En vieux parapluie flegmatique qui se décoince sur le tard, il est tout bonnement hilarant.
Télérama

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 25 Août 2010

Film français de Marc Fitoussi - 1 h 45 -  avec Isabelle Huppert, Lolita Chammah, Aure Attika
° Le feel good movie, genre que l’on croyait éphémère après l’avènement sans lendemain notable de Little Miss Sunshine, s’accroche. Le principe est simple mais casse-gueule puisqu’il s’agit de réunir tous les ingrédients associés à une mouise bien de notre époque et, en versant dans l’optimisme forcené des personnages, de décider d’en rire au lieu de s’effondrer en sanglots. Avec Copacabana, Marc Fitoussi démontre que la formule est toujours vivace, essentiellement grâce au personnage imaginé pour Isabelle Huppert. (Libération)
° Entre humour et détresse, Huppert conserve donc cette image de « clown triste », dans la continuité directe des Sœurs fâchées et de Huit femmes, à laquelle s'ajoute toutefois ici une émotion supplémentaire. L'explication repose sur l'unique présence de Lolita Chammah, fille d'Isabelle Huppert, à l'écran comme à la ville. Dès lors, elles livrent un face à face des plus poignants, intense et redoutable d'efficacité.  On ne saurait trop vous recommander ce petit bijou, sensible, profond, et néanmoins divertissant. Une future référence... (www.excessif.com)
° Quel plaisir de retrouver l’actrice dans un rôle drôle et déluré, maquillée comme une voiture volée et animée d’un farouche instinct de bonheur. Entendre balancer des « Trop pas » ou des « J’hallucine ! » à sa fille (qui plus est est sa vraie fille dans la vie, Lolita Chammah, contrepoint idéal) est assez comique en soi, mais là n’est pas du tout l’essentiel de cette comédie sociale à visée existentielle. (Première)
° Ingmar Bergman disait que chaque fille était traquée par un fantôme assassin qui avait le visage de sa mère. Cette comédie, car c'en est une, à l'humour plus narquois que tapageur, envisage l'option inverse. Fille sage, hommes pépères, collègues terrorisés par le système hiérarchique, tous sont plus ou moins instrumentalisés, conventionnels, éduqués à ne pas faire de vagues, casaniers. Babou ne dérogera pas à son principe de plaisir. La chute du film est savoureuse. (Le Monde)

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Rédigé par Huit et Demi

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