Publié le 28 Décembre 2010

Film britannique de Mike Leigh -2h09 - avec Jim Broadbent, Lesley Manville, Ruth Sheen

° En préambule de Another Year, une femme vient consulter une psychologue en raison d'insomnies. En conflit avec sa propre vie, elle accepte mal ses conseils et repart chez elle, aussi butée et anxieuse qu'à son arrivée. Cette patiente qu'on ne reverra jamais, accompagnera pourtant le spectateur durant toute la projection. Rien de spectaculaire dans cette introduction, juste la confirmation du regard sensible et humaniste de Mike Leigh sur ses contemporains. La scénarisation du quotidien passe par une mise en scène qui sait valoriser les acteurs. Les dialogues sont empreints d'un humour typiquement anglais, avec un art du double sens qui ne se départit jamais d'une I certaine crudité. On ne soulignera jamais assez le don de soi dont font souvent preuve les comédiens anglais quand ils sont si bien dirigés. Sous son apparent classicisme, Another Year est une œuvre exigeante. (Positif)

° Des saynètes hautes en couleur, drôles comme tout, interprétées par des comédiens épatants, experts en irrésistibles mimiques, en premier lieu Lesley Manville, qui fait une prestation de très haute tenue. Un divertissement troussé haut la main en grand film comico-funèbre. Mike Leigh n'est pas un tendre, mais un formidable sourcier de l'humanité que recèle toute personne, épanouie ou pas.  (Le Monde)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 23 Décembre 2010

Film belge, luxembourgois, allemand, français de Sam Garbarski, suédois, allemand  de Bent Hamer -  1h38mn - avec Pascal Greggory, Jonathan Zaccaï, Alexandra Maria Lara

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 21 Décembre 2010

Film français  de Michel Leclerc  - 1h44 - avec Jacques Gamblin, Sara Forestier, Zinedine Soualem

° À première vue, Le nom des gens a tout d'une petite comédie à la française sans prétention aucune. Et pourtant... Quatre ans après J'invente rien, Michel Leclerc signe un film incroyablement intelligent, aux dialogues à couper au couteau et traitant de sujets graves avec un humour cinglant. Avec en prime, Lionel Jospin en guest-star d'un jour ! Un film à la fois utile et divertissant... Du pur bonheur. (Films actu)

° Cette comédie parvient à rendre émouvantes des questions cruciales sur l'identité, la mémoire, le silence des martyrs et l'héritage des enfants. Engagez-vous avec ardeur, gaieté et mauvaise foi s'il le faut : telle est la morale de ce film revigorant. Tout sauf la tiédeur... (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 14 Décembre 2010

Film français de Jean-Paul Civeyrac  -1h25 - avec Léa Tissier, Elise Lhomeau, Elise Caron

° Pas simple, quand on est un cinéaste quadra, de filmer des jeunes filles sans fausses notes et sans clichés. Animé par une belle croyance en son art, en son sujet et en ses actrices, Jean-Paul Civeyrac livre une partition quasi parfaite, délicate et inspirée, intense et sans concession, saisissant quelque chose de l’absolu de la jeunesse sans crainte, sans effarement et sans paternalisme. Une modeste splendeur. (Les Inrocks)

° Plus qu'au Virgin Suicides, de Sofia Coppola (1999), c'est à la révolte contre l'absurdité du monde des héros du Diable probablement, de Robert Bresson (1977), que renvoient Des filles en noir.  C'est à la fameuse réplique finale du Pickpocket (1959), de Bresson, que l'on pense en voyant Noémie lutter contre son désespoir : Quel drôle de chemin il m'a fallu prendre pour aller jusqu'à toi ! (Le Monde)

° Œuvre politique magistrale et chronique du désenchantement, c’est un formidable film sur l’absolu. (TéléCinéObs)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 14 Décembre 2010

Film norvégien, suédois, allemand  de Bent Hamer -  1h30mn VOSTF - avec Trond Fausa Aurvag, Reidar Sorensen, Joachim Calmeyer, Nina Andersen Borud

Émerveillement et déception, c'est le cocktail inévitable de Noël quand, au fil des années qui passent, le goût du merveilleux se dissout dans le côté commercial de la chose, que les amours se délitent, les familles se dispersent et que les difficultés économiques transforment la fête en sacrifice pour ceux qui ont peu et voudraient donner tant… et surtout protéger un peu les enfants de la dureté à venir de leur vie… Il y a quelque chose de magique dans ce film savoureux et doucement drôle où le sentiment de sa propre fragilité peut rapprocher des êtres qui se croyaient différents et réalisent qu'il existe plus de liens entre eux qu'ils ne pouvaient le penser. Au point qu'ils en viennent à croire en des mots aussi jolis que fraternité, bienveillance… et quelques autres du même tonneau. Le miracle de Noël ici, c'est ce frémissement qui vous dessille le regard et vous fait voir l'autre comme un alter ego, fragile et tellement nécessaire.

La Gazette d’Utopia

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 8 Décembre 2010

Film français d’Eric Lartigau -1h55 - avec Romain Duris, Marina Foïs, Catherine Deneuve

° On n’attendait à peu près rien de cet Homme qui voulait vivre sa vie. La surprise est d’autant plus agréable, de découvrir une œuvre d’excellente tenue, solidement charpentée et excellemment interprétée, et tout à fait digne de rencontrer le succès public auquel elle aspire. (Critikat)

° Parce qu'il est tout à fait inattendu, ce film suscite par sa seule apparition un supplément de sympathie. Tout le mérite de L'homme qui voulait vivre sa vie est de faire fructifier ce capital de départ et de transformer la curiosité bienveillante des premières séquences en un intérêt très vif. (Le Monde)

° La mise en scène, sensorielle, funambule, suspend l'intrigue entre les faïences du ciel et les brisures de l'homme, la transparence de l'océan et les ténèbres intimes d'un voleur de vie. Le roman de Douglas Kennedy était palpitant, en l'adaptant Éric Lartigau a inventé le thriller flamboyant.   (StudioCinéLive)

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Publié le 8 Décembre 2010

Film français de Fabienne Berthaud – 1h48 - avec Diane Kruger, Ludivine Sagnier, Denis Ménochet

° Pieds nus sur les limaces porte un titre peu ragoûtant qui ne dit pas d’emblée la force de l’univers poétique de ce très joli film. Film en total Liberty qui respire la fantaisie et ne craint que l’excès d’émotion. (Elle)

° Même si le film n'est pas évident, Berthaud, qui adapte là un de ses romans mène avec une parfaite cohérence son projet où l'on sent l'influence de ces femmes fortes, perturbées et incontrôlables, chères à Cassavetes. (Le Point)

° Fabienne Berthaud parle des drames du quotidien avec un mélange séduisant de douceur, poésie et humour. La réalisatrice fait de cette intrigue classique un feu d'artifice émotionnel. Un objet rare et précieux. (StudioCinéLive)

° Le film a le côté brut, instinctif, mais aussi, parfois, la naïveté irritante de son héroïne. Grâce à Ludivine Sagnier surmontant à vue les périls de son rôle chargé, et, plus encore, grâce à la finesse de Diane Kruger, qui transcende sa partition modeste, le méli-mélo des retrouvailles existentielles a du charme, de la sève. (Télérama)

° Tu parles d’un titre. Herk ! protesterait n’importe qui tant la répugnance est viscérale à l’évocation de ce gastéropode qui a commis la faute, contrairement à son cousin l’escargot, avec qui il partage cependant l’extravagance enchantée d’être hermaphrodite, de vivre nu sans coquille. Pieds nus… est un film « Brigitte », c’est-à-dire, selon un concept autrefois mis au point par le cinéaste Jean-Claude Biette, un film où le point de vue féminin domine. (Libération)

° Pieds nus dans les limaces est le portrait d'une âme simple, immature, fantasque. Lily est-elle toquée ?  On serait tenté de le croire, comme les gens « normaux » qui gravitent autour d'elle. Lily est moins une dérangée qu'une dérangeuse de l'ordre social, une insoumise, quelqu'un qui ne rentre pas dans les cases, qui mène son existence sur le fil du rasoir. Mais la réussite de ce film qui n'est pas sans évoquer les débuts de Jane Campion (Sweetie, Un ange à ma table) tient aussi à sa luminosité, à la dextérité d'une caméra jamais figée, à l'univers esthétique de Lily auquel la plasticienne Valérie Delis a donné un style, une cohérence. (Le Monde)

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Publié le 30 Novembre 2010

Film français de Sophie Letourneur – 1h32 - avec Sarah-Jane Sauvegrain, Eulalie Juster, Mahault Mollaret

° Sophie Letourneur (premier long métrage) vient de réaliser le film de filles le plus étonnant ­le plus détonant - depuis l'invention du chick flick (« film pour poulette »). Plongée en apnée chez les minettes parisiennes, façon Rohmer chez les pétasses 2010, et véritable document sur le vocabulaire des meufs d'aujourd'hui (Tu fais quoi, là ? Parce que moi, à part rien foutre, j'ai rien à foutre : version moderne du Qu'est-ce que je peux faire, j'sais pas quoi faire d'Anna Karina chez Godard).
Télérama

° S'il fallait rattacher son film à une tradition cinématographique, ce serait celle, rare, de femmes cinéastes comme Noémie Lvovsky (Petites, La vie ne me fait pas peur) en France, ou plus récemment Drew Barrymore (Bliss) aux États-Unis, qui placent les filles au centre, non comme objets de désir, mais comme sujets actifs, désirant, conquérant, reléguant les garçons au rang d'accessoires, à la limite.
Le Monde

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Publié le 30 Novembre 2010

Film français de Bertrand Tavernier -2h19 – avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Grégoire Leprince-Ringuet

Pour adapter la nouvelle de Madame de La Fayette, Bertrand Tavernier a tenu le pari de combiner l'épique et le lyrique. Guise le Balafré parait tout en muscle et en sourire face à Montpensier, cet époux instruit et sensible que Marie n'a pas choisi mais qui l'a aimée ; Anjou (le futur Henri III) représente le pouvoir ; Chabannes, le précepteur de Marie pendant l'absence de son mari à la guerre, incarne la sagesse. Remarquablement interprété par Lambert Wilson, ce dernier est le seul personnage d'âge mûr face à un groupe de jeunes sur lequel il porte un regard plein d'empathie et de mélancolie. Comme s'il était le substitut dans le cadre de Tavernier qui dirige avec un plaisir communicatif tous ces jeunes comédiens : Grégoire Leprince-Ringuet, Gaspard Ulliel et l'excellent Raphaël Personnaz. Mélanie Thierry apporte rayonnement et justesse à  la protagoniste qui doit batailler ferme pour s'imposer dans une société où la femme est trop souvent réduite à une proie, une monnaie d'échange ou un objet décoratif. Plus encore que dans ses précédents films en costumes, Tavernier a réussi à filmer comme s'il était un contemporain de l'action. La fable est alors poignante.

Positif

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