Publié le 25 Janvier 2011

Film français de Quentin Dupieux  - 1h25 - avec Stephen Spinella, Roxane Mesquida, Jack Plotnick

° Présenté à Cannes cette année, le film bénéficie d’un bouche-à-oreille limite hystérique : la rumeur est née, le statut de film culte tout prêt à lui être décerné. Pour une fois, la rumeur n’est pas exagérée : Rubber a l’intelligence de prendre beaucoup de soin à raconter une histoire qui ne veut rien dire. (Critikat.com)
° Motel paumé, belle fille, flics rutilants : Dupieux maîtrise les codes du road-movie et du film de serial-killer qu’il désosse joyeusement. Il fait d’un archétype de policier ricain un théoricien de l’absurde, matérialise public et critique par une foule de gens debout en pleine nature observant l’action à travers des jumelles et signe une mise en abîme stylée, hypnotique et très drôle sous couvert de film de genre blagueur. Entre Buñuel, Blier, Monte Hellman et les Monty Python, Rubber est une « éclate » qui ne se dégonfle jamais. (Le Nouvel Obs)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 25 Janvier 2011

Film français de Gérald Hustache-Mathieu -1h42 - avec Jean-Paul Rouve, Sophie Quinton, Guillaume Gouix

°  Racontée en voix off par la morte (comme dans Sunset Boulevard) et par l'apprenti détective [comme dans tout bon film noir, cette histoire de starlette de province joue avec le déjà-vu et friserait même le banal s'il n'y avait les digressions singulières, les hors champs surprenants et des seconds rôles joliment dessinés : la réceptionniste gothique de l'hôtel, la petite coiffeuse déguisée en geisha, le jeune brigadier qui se prépare à intégrer La police scientifique canadienne... Tous ont un rêve d'ailleurs. À l'image de David, qui se prend pour James Ellroy, et de Candice, qui s'envisageait en réincarnation de Marilyn. L'excellent Jean-Paul Rouve se dépasse, dans son rôle le plus complexe, tandis que Sophie Quinton explose dans celui d'une ravissante pas du tout idiote. Poupoupidou cache, sous son onomatopée rigolote, le I Wanna Be Loved by you qui le précède dans la célèbre chanson. Et, sous un humour ravageur, de magnifiques plages d'émotion. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 18 Janvier 2011

Film américain, britannique de Banksy  - 1h26 - avec Rhys Ifans, Banksy, Thierry Guetta

°  Critique de la commercialisation du street art, de la hype, de la surmédiatisation, le film tourne en dérision les gens qui s’entassent pour voir la nouvelle sensation que leur a vendue la presse, le milieu de l’art prêt à acheter n’importe quoi (Banksy pensait intituler son film «Comment vendre de la m. à des c.»), (Libération)

°  Banksy, non content d'avoir fabriqué, avec Thierry Guetta, l'une des créatures les plus passionnantes de son époque, support d'un essai drôle sur le monde de l'art, fait la preuve qu'il a tout compris au cinéma.  (Le Monde)

°  On ne sait qui, de Banksy ou de M.Brainwash, est la créature de l’autre. Peu importe au fond quand le film est mené avec tant de brio et d’intelligence (L’Humanité)

°  Cette fable à tiroirs sur l'art moderne, humaine, drôle, nettement plus affûtée que le dernier Goncourt, constitue un bel exercice de critique du capitalisme... (Le Canard Enchainé)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 18 Janvier 2011

Film québécois de Denis Villeneuve - 2h10mn VOSTF - avec Lubna Azabal, Mélissa Désormeaux-Poulin, Maxim Gaudette, Rémy Girard, Abdelghafour Elaaziz... D’après la pièce de Wajdi Mouawad.
° Bavarde et brillante, la pièce du dramaturge Wajdi Mouawad semblait inadaptable. Denis Villeneuve la porte sur grand écran avec la puissance à la fois fascinante et excessive d'un tragédien grec. En situant l'action dans un pays imaginaire quasi mythologique et en se concentrant sur les racines de la colère d'une femme humiliée plutôt que sur des considérations politiques, le réalisateur canadien ignore la tentation du mélodrame et élabore un langage cinématographique universel, parfois intelligemment contredit par la bande-son (You and Whose Army ?, de Radiohead). La violence est sourde, et le récit, dense et fragmenté, repose sur un équilibre complexe tenu de bout en bout par des acteurs très justes, malgré quelques scènes trop écrites. Un film coup-de-poing. (Première)
° Une des grandes jouissances de ce film réside dans les implacables secrets narratifs et la qualité du texte de Wajdi Mouawad. Incendies est de ces films qui savent osciller entre le contrôle précis de ce que le spectateur doit savoir et la liberté qu'il nous laisse de recoller les morceaux d'une construction complexe et riche. L'impact n'en est que plus puissant, d'autant que Villeneuve adopte un ton imposant qui mêle assez étonnamment une certaine austérité et de fortes charges émotives. Une mise en scène sûre d'elle, un rien démonstrative, mais qui délivre une fine compréhension des enjeux politiques et personnels. Au cœur du récit, les deux personnages féminins sont magnifiquement interprétés. Sans jamais se croiser, mère et fille tissent des ressemblances saisissantes sur leurs chemins respectifs, engageant sans concession leurs courages et leurs fragilités, leurs douleurs et leurs passions. (La Gazette d’Utopia)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 11 Janvier 2011

Film espagnol de Guillem Morales -1h56 - avec Belén Rueda, Lluis Homar, Julia Gutiérrez Caba

°   Le film règle son compte à ces petits bidules rhétoriques dont la pesanteur des dispositifs, de Rec à Diary of the Dead en passant par Paranormal Activity, se trouve ici revigorée par une croyance dans les règles les plus élémentaires d'un cinéma d'horreur frontal et primitif. (Les Cahiers du Cinéma)

°   Les Yeux de Julia est un pur exercice de style qui renvoie directement aux thrillers millésimés de Dario Argento ou de Brian De Palma. L’essentiel tient dans la foi totale avec laquelle le jeune Guillem Morales (dont c’est le deuxième long) met en images les scènes. Certaines témoignent d’une inspiration stupéfiante, Brillant! (Première)

° On retiendra désormais le nom du Barcelonais Guillem Morales. Dans une atmosphère glacée et glaçante, il nous mène, par le bout du nez, du film de fantômes au thriller à tiroirs. Nos repères se perdent dans la brume à mesure que les yeux de Julia se brouillent. (StudioCinéLive)

° Le réalisateur Guillem Morales nous scotche près de deux heures à notre fauteuil avec cette histoire de quadra, interprétée par la belle Belén Rueda (l’Orphelinat). Brillant! (Le Nouvel Obs)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 4 Janvier 2011

Film canadien , britannique de Sam Taylor-Wood – 1h36 - avec Aaron Johnson, Kristin Scott Thomas, Anne-Marie Duff

 ° Peu connu, cet épisode est exploré sous une forme très classique, mais avec un efficace sens du romanesque, aidé par la performance des deux comédiennes, notamment Anne-Marie Duff, très émouvante en mère inapte, qui transmet tout de même à son garçon le goût de la musique. Aaron Johnson incarne avec fougue cet adolescent brisé et résilient, que son sentiment d'abandon rendra créatif. Plus que le portrait d'une légende, Nowhere boy est une sorte de prologue familial à la success story des Beatles. (Télérama)

Sam Taylor-Wood voit l'histoire à travers un prisme féminin. Elle filme Aaron Johnson (qui ne ressemble pas spécialement à son modèle mais en capte la voix, le maintien et les gestes avec une justesse saisissante) avec beaucoup de sensualité. (Le Monde)

Inspiré des mémoires de l’une des demi-soeurs de John Lennon, ce premier film d’une réalisatrice issue de l’avant-garde artistique vaut bien plus que son apparence de biopic opportuniste Sous les traits d’Aaron Johnson, excellent, Lennon apparait comme un adolescent potentiellement brillant qui dissimule sa colère derrière un humour caustique et un flegme contrôlé. Sa mère, affectueuse, frivole et superficielle, est le contraire de sa tante Mimi, une femme à poigne sensible et intelligente dont l’influence sera déterminante sur l’éveil artistique du gamin. Elle (sa tante) est jouée tout en force et en subtilité par Kristin Scott Thomas, qui trouve ici l’un de ses meilleurs rôles. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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