Publié le 22 Février 2011

Film américain d’Ethan et Joel Coen  - 2h05 - avec Jeff Bridges, Matt Damon, Josh Brolin

°     True Grit a beau être présenté comme un remake de 100 dollars pour un shérif (Henry Hathaway, 1969, avec John Wayne) il est différent de l'original.

°  Les quelques touches d'ironie et d'absurde n'entravent jamais la croyance en ce classicisme caractérisée par le plaisir de filmer et de raconter une histoire. Les frères Coen composent une imagerie originale jouant du contraste entre la fragilité des hommes et la sérénité des paysages, entre la candeur de la jeune héroïne qui assume des responsabilités et la tendance régressive des adultes autour d'elle. (Excessif)

°  Comme souvent, les Coen nous mettent dans leur poche grâce à leur incroyable galerie de personnages truculents et infréquentables, mais c'est bien leur science du récit et de la mise en scène qui impressionne : maitrise parfaite des grands espaces, sens du cadre, violence latente qui surgit quand on ne s'y attend pas. Et comme toujours, les Coen savent aussi bien nous faire rire que trembler ou pleurer...La grande classe ! (La Gazette d’Utopia)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 16 Février 2011

 Film espagnol de Luis Buñuel (1961) – 1h30 – avec Silvia Pinal, Fernando Rey, Francisco Rabal,   Margarita Lozano
PALME D'OR CANNES 1961

Après vingt-quatre ans d'exil au Mexique, Buñuel revient en Espagne pour tourner Viridiana, qui y sera censuré jusqu'à la mort de Franco, en 1977. Dans la séquence extraordinaire de l'orgie, Buñuel tente de révéler, par la musique sacrée (le Messie de Haendel) et par les nombreuses allusions à la Passion du Christ, le décalage grotesque entre le monde profane et l'univers dans lequel Viridiana croyait vivre. Le film raconte donc l'histoire d'une femme qui apprend à voir. C'est aussi la métaphore politique d'une Espagne aveuglée depuis 1936 (Télérama)
Avec Viridiana, Luis Buñuel atteint les sommets de son art. On y retrouve ses thèmes de prédilection. Son goût de la provocation. Sa manière de bousculer l'ordre établi. Le fétichisme ou l'inceste, l'hypocrisie de l'Église, la bourgeoisie suffisante, la bestialité populaire, tout y est. À chaque fois, les structures physiques ou morales bâties par l'homme pour cadenasser ses dérives cèdent aux assauts de ses propres pulsions animales. À ce titre, la bacchanale finale des villageois, entrés par effraction au château, reste inoubliable. Lors de sa projection au festival de Cannes, en 1961, le film fit scandale. Et plus encore lorsque la Palme d'or lui fut remise. Le Vatican, comme Franco, jugèrent le film blasphématoire. En Espagne, les copies du film furent saisies et le directeur de la cinématographie fut licencié sur le champ (Avoir-alire.com)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 15 Février 2011

Film espagnol de Álvaro Pastor, Antonio Naharro (2009) – 1h43 - avec Lola Dueñas, Pablo Pineda, Antonio Naharro 

Yo Tambien est pétillant, drôle,tendre et s'il parvient à autant nous faire rire puis l'instant d'après nous bouleverser, c'est qu'il bannit toute approche psychologisante, il vient s'enraciner dans la vie,il s'incarne dans des personnages magnifiques d'épaisseur et de vitalité. (La Gazette d'Utopia)
Pablo Pineda est la première personne atteinte du syndrome de Down à obtenir une licence en psychopédagogie. Élu personnalité de l'année par El Pais en 2004, le jeune Espagnol joue ici son propre rôle. Sa présence, ses mots et la véracité des situations apportent alors toute la profondeur nécessaire pour éviter le pathos et transformer Yo También n un portrait bourré d'intelligence.(L'Express)
Loin de toute poésie ou symbolisme de bazar, ce film à l'atmosphère parfois « réaliste », interprété par un couple d'acteurs complices, nous parle avec simplicité de la sexualité et des droits contraignants des trisomiques. Malgré quelques longueurs et maladresses propres aux premières œuvres, Yo, también se révèle au final particulièrement touchant et pertinent.(excessif.com)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 15 Février 2011

Film espagnol, danois de Pablo Berger (2003) – 1h33 - avec Javier Cámara, Candela Pena, Juan Diego

La côte sud espagnole, la Fiat 600, les grands hôtels venus du Nord, le tourisme, les débuts du porno des années 70, les minijupes... passés au filtre d'un vieux jaune, révélant des couleurs passées comme mises sous un abat-jour, symbole de la situation sociale espagnole de l'époque. La mise en scène est soignée, le plaisir des comédiens Javier Camara (Parle avec elle d'Almodovar) et Candela Pena (Ne dis rien d'Iciar Bollain) est palpable. Un moment de nostalgie drôle et agréable. (Positif)
Le film est plus proche de certaines comédies italiennes des 70’s que du style Almodovar, le cynisme d’un Dino Risi en moins. Pas le mordant. Torremolinos 73 est un film teigneux s’accrochant aux demi-teintes, entre réalisme d’une Espagne cloîtrée, et picaresque d’une inhabituelle aventure (le tournage d’une version X du 7e sceau). Résultat, on n’y rit pas noir mais gris. (Chronic'art.com)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 15 Février 2011

Film espagnol de Jose Luis Guerin  (2001) – 2h05 - avec Juana Rodríguez Molina, Iván Guzmán Jiménez, Juan López (II)
Recueil de « choses vues et entendues », En Construcción est une immersion dans le Barrio chino de Barcelone, en pleine réhabilitation. Le béton coule et la vie s'écoule, entre langueur et truculence. Les vieilles figures locales rivalisent de rodomontades, les mômes du coin griffonnent sur les palissades, les maçons parlent d'amour sur le chantier...  Rien de folklorique ni de sociologique dans cette approche. Mais, à travers ces fragments de quotidien, Guerín nous parle bien de la fin d'un monde, dont l'identité se délite en même temps que les murs du quartier. (Télérama)
Maçon espagnol lunatique, ouvrier marocain marxiste, jeune tapineuse amoureuse de son jules, vieux mythomane qui transforme sa pauvreté en richesse. Il s'agit, ici encore, d'affabuler le monde pour rester, contre la morbidité technocratique, du seul côté qui vaille : celui de la vie. (Le Monde)
Pour faire ressentir l’atmosphère du Barrio Chino, le cinéaste réalise un travail sonore impressionnant avec des sons urbains se propageant sur des plans des rues et des passants, ce qui projette le spectateur dans la ferveur populaire du quartier.(avoir-alire.com)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 15 Février 2011

Film espagnol, français, mexicain d’Icíar Bollaín (2010) – 1h43 - avec Gael García Bernal, Luis Tosar, Carlos Aduviri
 L’efficacité du film, qui n’a rien à envier au cinéma hollywoodien (avec lequel il partage d’ailleurs certaines scories – comme une musique qui sollicite un peu trop l’émotion), explique qu’il ait pu être choisi par l’Espagne pour la représenter pour l’Oscar du meilleur film étranger. On apprécie qu’une œuvre accessible et témoignant d’un engagement qui ne se résume pas à un constat misérabiliste et résigné puisse ainsi bénéficier d’une visibilité méritée. (Critikat.com)
Avec l'aide de Paul Laverty (scénariste attitré de Ken Loach), la réalisatrice Iciar Bollain (Ne dis rien) confronte ses personnages à un cas de conscience rarement abordé au cinéma : un cinéaste engagé peut-il se permettre de ne pas joindre l'acte à la parole ? Où commence et finit son engagement ? Le film pose finement la question de l'intégrité. Même s'il tente d'y répondre, vers la fin, de manière un peu trop rapide et maladroite, au moins propose-t-il quelque chose. Qui ressemble à du cinéma équitable. (Télérama)
Écrit par Paul Laverty,le scénariste de Ken Loach, tourné par Iciar Bollain (avec entre autres Gaël Garcia Bernal), ce film tient du tour de force : limpide, factuel (des émeutes de l'eau ont réellement eu lieu à Cochabamba en 2000),c'est une belle leçon politique sur la domination d'hier et d'aujourd’hui. Et sur la mondialisation... (Le Canard enchainé)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 8 Février 2011

Film français de JR – 1h25

° Peut-on bouleverser une conscience par l'art ? Women are heroes se présente comme une affirmation de la vie, en même temps qu'une célébration de l'art comme force transcendante. (Excessif.com)

° Réussi. Par son ouverture d'esprit et son audace, JR évite l'écueil du misérabilisme. Il donne à voir et à penser mais se fait plaisir aussi, quand il s'attarde sur ses trompe-l’œil astucieux et impressionnants. (StudioCinéLive)

° Rater Women Are Heroes serait une grave erreur. D’abord parce que ce film donne la pêche, ce qui n’est pas très fréquent par les temps qui courent. Ensuite parce qu’il est surprenant, sur le fond et la forme, et que les surprises sont toujours très vivifiantes. Enfin parce que le « message » de ce documentaire est nouveau, notamment dans son écriture, à contre-courant de ce qui se fait, se dit habituellement. (Libération)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 8 Février 2011

Film  péruvien de Diego Vega Vidal, Daniel Vega Vidal -1h20 - avec María Carbajal, Carlos Gassols, Bruno Odar

° Les deux frères cinéastes, pour leur premier film, ont réussi un petit bijou d'humour pince-sans-rire. L'usurier hérité d'un bébé et son monde bien ordonné  s’en trouve chamboulé. Le sens de l'observation laconique est renforcé par une composition travaillée du cadre et de la couleur (monochromatisme verdâtre insistant mais approprié), construisant une suite de tableaux de la vie quotidienne à Lima, sous les dehors d'une fable sociale à la morale acide, interprétée à la perfection jusque dans les rôles les plus infimes. Très prometteur. (Positif)

° Octubre est le portrait d'un cœur sec, d’un homme qui ne vit que par et pour l'argent...Filmé en Scope dans des tons bruns, violets et bistre que crève parfois un voile de dentelle blanche, ce premier long de deux frères péruviens est d'une beauté picturale constante. (Première)

° Octubre, ce ne sont pas seulement les mille détours ou malentendus tragicomiques pour que deux êtres se rapprochent, c’est aussi le petit peuple de Lima, le dénuement, la débrouille, la micro-économie parallèle. L’action se passe pendant les fêtes religieuses du mois d’octobre, occasion de croire aux miracles. Entre la dévote Sofia et l’incroyant Clemente, le miracle laïc d’une relation aura-t-il lieu ? C’est l’un des enjeux de ce film qui dose ses effets au millimètre et révèle par ailleurs des acteurs remarquables. (Les Inrocks)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 1 Février 2011

Film suisse d’Igaal Niddam – 1h56 - avec Baruch Brener, Micha Celektar, Orna Pitussi

°   L’histoire (en apparence simpliste) des deux frères sous-tend le sujet frontal des divisions entre les juifs religieux et les laïcs et lui donne du poids en élargissant le débat à l’appartenance (familiale, identitaire...) et à la trahison (envers les autres ou envers soi-même). Malgré une image à forte connotation télévisuelle, Dan et Aaron est constamment passionnant et nourri, loin des clivages faciles que l’on aurait pu redouter. Le film, qui évoque, le temps d’une scène, le conflit israélo-palestinien, pointe les causes et les effets du danger intérieur – l’intégrisme – et propose à travers ses personnages, aussi pétris d’humanité que bardés de paradoxes, un saisissant instantané de la société israélienne contemporaine. (Première)

°   Dan et Aaron sont deux frères séparés depuis trente ans : tout les oppose, notamment leur vision d’Israël. Le pays est-il au bord de la déchirure entre le temporel et le spirituel ? Nation religieuse ou État laïc ? Pour son troisième film, le réalisateur Igaal Niddam (le Troisième Cri) observe cette fracture, cette tension née entre deux conceptions. Traversé par des moments d’intense émotion, le film est à la fois passionnant et porteur d’espoir : oui, le soleil qu’on voit à la fin, magnifique et rougeoyant, est le même pour tous. (Le Nouvel Obs)

° Il en résulte un film poignant où règne en maitre la pudeur des sentiments. (Studio Ciné Live)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 1 Février 2011

Film français d’Alix Delaporte – 1h27 - avec Clotilde Hesme, Grégory Gadebois, Evelyne Didi

 °  Récompensé à Deauville, présenté à la Mostra de Venise et au festival de Sarlat, Angèle et Tony semble recevoir un excellent accueil. À la fois cinéma d'auteur et cinéma populaire, teinté de social, le film est aussi et surtout une histoire de grandes premières. Premier long-métrage d'Alix Delaporte, il offre également leur premier « premier rôle » à Clotilde Hesme et Grégory Gadebois. Révélée par Les amants réguliers de Philippe Garrel et Les chansons d'amour de Christophe Honoré, vue dans Les amours de Lisbonne de Raoul Ruiz récemment, Clotilde Hesme est une valeur montante du cinéma français. Grégory Gadebois, pensionnaire de la Comédie-Française, est un brillant second rôle, aperçu dans Musée haut, musée bas de Jean-Michel Ribes. (La Manche Libre)

° Angèle et Tony est une romance pas comme les autres mais, plus encore, un film sur les vertus de la confiance. Comment cette dernière peut-elle réparer les âmes meurtries ? Alix Delaporte filme avec délicatesse un couple de guingois - Clotilde Hesme et Grégory Gadebois, exceptionnels - qui se redresse et se réinsère sentimentalement. Replacée dans le contexte de la crise économique et sociale qui frappe l'industrie de la pêche, cette renaissance en fait d'admirables héros ordinaires. Premier film humble et infiniment pudique, Angèle et Tony est une ode vibrante aux gens qui tiennent debout, envers et contre tout. (Première)

° Ancienne journaliste - passée notamment par l’agence Capa -, Alix Delaporte sait à l’évidence observer ses congénères, et Angèle et Tony ne démérite pas en chronique sociale et sentimentale lucide, qui n’a recours à aucune pirouette pour commuer le désenchantement ambiant en optimisme ténu. (Libération)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0