Publié le 26 Avril 2011

Film français d’Hiner Saleem – 1h30 - avec Jonathan Zaccaï, Golshifteh Farahani, Özz Nüjen

° C'est sur le ton de la comédie qu'Hiner Saleem orchestre une intrigue à la godille, lorgnant du côté du burlesque, de l'absurde, des histoires fantaisistes et décalées d'Otar Iosseliani. (Le Monde)

° Saleem bâtit une œuvre aussi cohérente qu'elle semble déstructurée. Un conte burlesque sublimé par l'interprétation envoûtante de Golshifteh Farahani.  (StudioCinéLive)

° L'exode, le choc des cultures, le poids des traditions, la religion... Ces sujets, Hiner Saleem les traite avec subtilité, humour et intelligence, et ce sans jamais sombrer dans le pathos. Voilà la principale qualité de cette comédie souvent pétillante de malice, qui parvient à conserver un équilibre parfait entre drôlerie et émotion. (Excessif.com)

° Il est question d'honneur et d'amour dans ce film inclassable et revigorant, à la fois comédie et tragédie qui parle d'immigration, de tabous, de différence et de liberté gagnée de haute lutte. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 19 Avril 2011

Film français de Philippe Claudel – 1h45 - avec Stefano Accorsi, Neri Marcoré, Lisa Cipriani

°   Strasbourg en ville italienne, c'est l'impression plaisante que donne le 2è film de Philippe Claudel.Il rend un hommage modeste et enjoué à la comédie italienne, aux films de copains façon Yves Robert et à... la tarantelle, danse traditionnelle qui rythme ce sympathique feel good movie. (Télérama)

°   Adoptant le ton des comédies italiennes, semant ici et là quelques clins d'œil (le plan du début où Alessandro parcourt la ville, guilleret, sur son Solex, est un hommage au Nanni Moretti à Vespa de Journal intime), il alterne humour et engueulades, scènes de vie de province et montées d'émotion. (Le Monde)

°   Claudel prône surtout un hymne à la vie, que ce soit dans l'hommage explicite rendu à l'Italie, ou d'une façon plus générale à tous les « bons vivants », qui savent boire, manger, aimer et partager. Au final, un film lumineux qui fait du bien, qui rend plus heureux et plus léger. (Lyon Poche)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 12 Avril 2011

Film danois de Susanne Bier – 1h53 - avec Mikael Persbrandt, Trine Dyrholm, Ulrich Thomsen
Oscar 2011  du meilleur film étranger

° Énervant, discutable mais très fort. Voyez-le avant qu'Hollywood n'en fasse un remake dénaturé. (Première)

° Émotionnel sans trop en faire, la cinéaste prouve une nouvelle fois son habilité à explorer les failles humaines. (Excessif.com)

° La vengeance est un plat qui se mange froid...Oscar du meilleur film étranger, Revenge, le long métrage de la Danoise Susanne Bier se regarde comme une tragédie humaine...De l'Afrique au Danemark, les destins se croisent dans un cheminement très efficace. (Elle)

° La réalisatrice danoise nous livre ici bien autre chose qu'un « drame psychologique »: une réflexion, une inquiétude morale. Comment se comporter face aux salauds, aux violents ? La réponse n'est jamais simple. (Le Canard Enchainé)

° Revenge peut faire penser à un film de baston. Hé bien, non. Mais de la bagarre, de l'affrontement, il va y en avoir. Parce que Revenge parle de l'enfermement dans la violence. De la difficulté de s'en extraire. De la difficulté d'y faire face. Qu’elle provienne du ressentiment, de la peur ou de la perversion. Revenge nous dit qu'il est de plus en plus difficile de transmettre à nos enfants l'idée ou la sensation d'un monde rassurant. Peut-être parce qu'elle est une optimiste obstinée, vivant dans un monde encore un peu préservé, Susan Bier fait le choix de soutenir l'espoir. (Brazil)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 12 Avril 2011

Film français de Luc Joulé, Sébastien Jousse – 1h21 - avec Ken Loach, Raymond Aubrac

°  Ce passionnant documentaire est recommandé aux habitués du détestable amalgame « grévistes = preneurs d'otages ». (Télérama)

°  Invité du film, le réalisateur Ken Loach résume l’expérience anglaise (qu’il a traitée dans son long métrage The Navigators) : Les employés sont devenus intérimaires et sous-traitants, il y a eu des accidents, le service s’est dégradé et les prix ont augmenté. La privatisation a coûté plus cher au contribuable. C’est d’une stupidité sans nom. Alors, que faire pour enrayer le mouvement ? Raymond Aubrac, face à quelques syndicalistes qui lui font part de leur désarroi, explique qu’il leur faut être un peu plus « pédago » avec ce qu’ils vivent, qu’ils doivent expliquer ces mutations à la population.  Dans le langage cheminot, on ne dit pas reculer, mais refouler, conclut le film. Leur métier refoule, mais cette prise de parole, au moins, défoule. (Libération)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 5 Avril 2011

Film français, kirghiz, allemand, néerlandais d’Aktan Arym Kubat -1h16 - avec Aktan Arym Kubat, Taalaïkan Abazova, Askat Sulaimanov

°      Le héros du film est un électricien. Son rôle auprès de ceux qui l'entourent dépasse largement l'exercice de son métier. Il est le dernier maillon d'un système totalitaire et devient celui qui fait le lien entre les problèmes géopolitiques du monde post-soviétique et le peuple. La dévastation économique du pays produit un impact énorme sur les ouvriers et malgré la crise, ils n'ont jamais cessé d'aimer et de souffrir, de cultiver et d'apprécier leur vie... En particulier notre électricien résistant, qui possède un cœur ouvert et merveilleux. Il n'apporte pas seulement l'électricité (qui est souvent coupée) aux habitants de la petite ville, mais aussi la lumière de l'amour, de la loyauté, de la vie et surtout du rire. (Evene.fr)

°   Avec ses hommes politiques fantoches et ses chefs d’entreprise carnassiers, le réalisateur signe une critique virulente d’un système gagné par le gangstérisme d’affaire. L’air de rien, il construit une tragédie du quotidien qui finit par toucher le spectateur. Ce troisième long-métrage d’un cinéaste toujours aussi attachant recèle suffisamment de moments forts pour que l’on vous encourage à prendre votre billet pour le Kirghizstan. (avoir-alire.com)

°  Le Kirghizstan est-il condamné à vivre entre deux révoltes ? Aktan Arym se veut optimiste, ,il rappelle qu'il s'agit du seul pays d'Asie centrale à évoluer démocratiquement. Mais la haine inspirée par la corruption des dirigeants est palpable dans son film. (document AFCAE)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 5 Avril 2011

Film français, espagnol, portugais, brésilien de Manoel de Oliveira  -1h35 - avec Pilar López de Ayala, Ricardo Trepa, Filipe Vargas

°       L’Etrange Affaire Angélica (étrange comme l’inquiétante étrangeté de Freud) est un conte libre, une fable bizarre, aux mille sens possibles, aux mille ouvertures. Comme à son habitude, Oliveira la conte avec patience, un sens du récit réaliste très précis et limpide. (Les Inrocks)

°   C'est un film d'une richesse inouïe, un film secret, à la manière des tableaux de la Renaissance, infiltrés de motifs à déchiffrer. (Les Cahiers du Cinéma)

°   La beauté de ce grand film testamentaire tient au fin réseau d'échos qu'il tisse entre tous ses motifs pour livrer une enivrante méditation sur l'art et l'amour, montrés comme les deux moyens d'enchanter la vie et de sublimer la mort. (Première)

°  Oliveira, marabout autant que guérisseur, nous ouvre son échoppe à sortilèges, une petite boîte magique à irresponsabilité illimitée. Mieux que ça : une baraque de fête foraine, une attraction ancestrale, un chamboule tout (le cinéma), une séance d’hypnose. (Libération)

°  Manoel de Oliveira signe une œuvre atypique au récit fantastico-onirique sur l'au-delà, poétique, délicat, presque juvénile, à la fois décalé et déconnecté de la réalité. Il renoue avec grâce avec le cinéma de Méliès. (L'écran fantastique)

° Pour ceux qui ont aimé l'histoire de l'enfant qui aurait pu avoir mille et une vies et n'en aura aucune (Mystères de Lisbonne);pour ceux qui ont aimé le voyage féérique du mourant à travers ses existences passées et futures (Oncle Boonmee),voilà une invitation au mariage, en toute intimité, d'un jeune homme intranquille et d'un spectre radieux.(Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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