Publié le 24 Mai 2011

Film américain de Terrence Malick - 2h18 - avec Brad Pitt, Jessica Chastain, Sean Penn

Palme d'or 2011

Avis partagés sur la Palme d'or

°  Il y a de l'émotion et du sentiment, des questions sans réponses et des portes qui s'ouvrent. De la maîtrise et de l'organique, comme un oxymore magnifique qui dit la force du cinéma lorsqu'il ressemble à ce point à une offrande faite à la nature et à l'humanité. (L'Express)

° Très attendu, The Tree of Life navigue entre trip cosmique new-age et prière élégiaque. Grandiose. Un astre pur, filant sa trajectoire dans la cathédrale brisée du Palais du festival. Au bout de dix minutes de projection matinale de The Tree of Life, les pupilles dilatées, on sait qu’on s’en souviendra toute sa vie. (Libération)

° Bel objet glacé d'un autiste chrétien et perfectionniste qui, faute d'enjeux solides, manque de substance. Cela étant, en dépit du manque de cohérence(...), Malick reste un cinéaste, pas un escroc. (Excessif.com)

°  Quand Malick reste cinéaste, c'est splendide. Quand il se fait métaphysicien, théologien, ça gonfle. The Tree of Life est donc un film imparfait. Mais on admire le geste plein de panache d'un des rares cinéastes qui va jusqu'au bout de son délire, explosant toutes les règles en vigueur et bravant courageusement le prêt-à-filmer et le prêt-à-consommer. (Les Inrocks)

°  The Tree of Life, le cinquième film de l'Américain, attendu depuis si longtemps, est d'une présomption tour à tour effrayante, dérisoire et bouleversante. (...) Un objet d'une difformité cosmique (et parfois comique), qui peut diviser un public et même un spectateur, entre émerveillement et exaspération. (Le Monde)

°  The Tree of Life est un miracle de mise en scène qui, sans la minutie accordée à son montage et à son mixage, aurait facilement pu sombrer dans le ridicule. Un numéro d'équilibriste sur le fil entre le grand oeuvre et le grand n'importe quoi. (Télécinéobs)

° Terrence Mallick fidèle à lui-même, livre un film-monument qui s'égare dans un symbolisme fumeux . (Télérama)

° La langoureuse tristesse de Tree of Life ne se joue pas à l'image ni dans les plis de son récit, mais en son dehors, face au défilement d'un film, d'une ambition où, à vouloir rivaliser avec Dieu, il est question de se brûler les ailes. (Criticat.com)

° Le film de Terrence Malick est beau. Puissant. Mais également surréaliste, alambiqué, affreusement long et beaucoup trop complexe pour réellement convaincre. (Filmactu)

° Le récit ne s'offre pas de manière concrète et linéaire, mais sous la forme d'un long et magnifique poème empreint de mysticisme, traversé d'images sublimes, baignées de nature et à l'affût de la grâce. (La Croix)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 24 Mai 2011

Film sud-coréen de Hong Sangsoo – 1h56 - avec Kim Sang-kyung, Moon So-ri, Jun-Sang Yu

°       Enchaînant gags idiots, échos troubles et jaillissements fleur bleue, le film demeure imprévisible et distille des instants de grâce, passant comme un tourbillon d'émotions fugaces. (Les Cahiers du cinéma)

°   Peu de films sont, comme ceux de Hong Sang-soo, aussi accueillants pour les sentiments, les états d'âme, les humeurs de ceux qui les regardent. Chacun peut en avoir sa propre vision, sans qu'aucune ne se révèle l'interprétation exacte ou vraie. (Positif) 

°  Fidèle à sa formule, le Coréen Hong Sang-soo, qui improvise ses dialogues en fonction des acteurs, est un artiste génial du désir, des désirs en liberté. C'est fou, c'est drôle, et formidablement entraînant! (Le Canard enchainé)

° Cette quête amoureuse chaloupée n'en finit pas de séduire. (Marianne)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 24 Mai 2011

Film français de Régis Sauder – 1h09 - avec Abou Achoumani, Laura Badrane, Morgane Badrane

°        Le film témoigne autant de la soif de connaissance des étudiants que de l'intelligence de certains professeurs qui ont parfaitement saisi le rôle prépondérant que peut avoir la culture. Une œuvre brillante et nécessaire… même pour une guichetière! (Brazil).

°    On se croirait dans L'Esquive, l'agressivité en moins. De lecture en confidences, les ados se regardent vivre, aimer, souffrir, dans l'étonnant miroir que leur tend ce livre du 17è siècle. Le réalisateur trouve la bonne distance pour cueillir les pensées que la lecture fait éclore. Tout sauf inutile. (Télérama)

°   C’est ce qui saisit primordialement dans ce film : voir des adolescentes et des adolescents de quartiers populaires, de toutes origines et de toutes teintes de peau lire ou réciter des extraits du texte, classique de la culture et de la langue françaises. Que leur diction soit fluide ou trébuchante, entendre les mots de Madame de La Fayette passer par la bouche de ces jeunes filmés frontalement et en plans serrés produit une puissante émotion. (Les Inrocks)

° Le pari que réussit le film est double. D'abord faire exister ce groupe de jeunes gens jugés indignes d'apprécier la littérature classique alors qu'ils se prennent de passion pour un de ses textes majeurs. Ensuite, composer avec les histoires de chacun le portrait d'une France remplie de zones d'exclusion et dont la culture serait le signe le moins remarqué et le plus signifiant. L'épisode consacré au voyage scolaire à Paris, au Louvre et à la Bibliothèque nationale de France, est édifiant de ce point de vue, comme l'est la réflexion lucide qu'il provoque chez les élèves sur leur rapport à la culture, (Le Monde)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Mai 2011

Film français de Céline Sciamma – 1h22 - avec Zoé Héran, Malonn Lévana, Jeanne Disson, Mathieu Demy

°       Depuis combien de temps n'avait-on pas vu le cinéma français s'emparer d'un sujet aussi fort ? Troublant marivaudage préado, confusion des sentiments, indifférenciation des genres... Admirablement interprété, tous âges confondus, le film impressionne par l'écart entre la simplicité de l'histoire et la complexité des questions soulevées. Et si l'identité sexuelle n'était qu'une question de regard ? La jeune cinéaste Céline Sciamma, révélée par Naissance des pieuvres, en fait l'éclatante démonstration dans un récit palpitant. (Télérama)

°   Débarrassée des stéréotypes sur la jeunesse qui inondent le cinéma, elle s’intéresse à l’évolution psychologique du jeune individu à travers sa socialisation, ses joies, ses attirances, ses doutes, ses peurs, ses regrets. Pour ne pas saborder son film, elle ne recourt jamais à la radicalité de ton et à l’âpreté de l’évènement. (avoir-alire.com)

°  Très drôle lorsqu'il décrit les penchants créatifs de la sœur cadette et plus grave quand le secret commence à se refermer, Tomboy bénéficie aussi des décors de Seine-et-Marne, paisible alliage de ville et de nature. À l'étroitesse de la cité répondent les escapades en forêt, et c'est sur ce terrain doublement vierge que Céline Sciamma guette les émotions, à l'aide d'un éclairage bleuté et d'une caméra attentionnée. (Fluctuat.net)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Mai 2011

Film argentin de Gaston Duprat, Mariano Cohn – 1h50 - avec Rafael Spregelburg, Daniel Araoz, Eugenia Alonso

Le film a reçu en Argentine 5 récompenses des Premios Sur (l'équivalent de nos César), dont celle du Meilleur film de l'année.

Voici une formidable comédie grinçante qui s'avance allègrement dans un climat satirico-burlesque à la fois vif et très plaisant, qui nous installe avec beaucoup d'élégance et de précision dans une drôlerie somme toute confortable parce que nous en connaissons et en apprécions les codes...avant de bifurquer sans prévenir sur des chemins moins balisés et de trouver une gravité inattendue et assez perturbante. Et ce qui n'aurait pu être qu'une très aimable et savoureuse chronique de l'Argentine urbaine et de ses menus tracas prend au final la dimension d'une fable morale complexe.

Querelle de voisinage et lutte des classes, c’est le cocktail explosif de L'Homme d'à côté.(La Gazette d'Utopia)

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Publié le 10 Mai 2011

Film américain de Frederick Wiseman – 1h31 - avec Richard Lord

°        En posant là sa caméra, le vétéran du cinéma direct qu'est Frederick Wiseman transmet au spectateur la passion qu'il filme chez ses personnages, On sort du film avec l'envie de taper dans un punching-ball. (Le Monde)

°    Wiseman, en boxeur professionnel du septième art, travaille sa technique de frappe dans la répétition des scènes, en revenant toujours au corps à corps, se confrontant à son lieu de tournage jusqu'à en mettre toutes les possibilités K.O. (Critikat.com)

°   Tous les films de Frederick Wiseman, sans exception, paraissent relever du miracle, le paradoxe magnifique de Boxing Gym tient à ce que tout ici se passe en douceur, aucun mot n'y est prononcé autrement qu'à mi-voix, dans l'estime de l'autre et le respect de soi. (Le Nouvel Obs)

° Le ring est la Cité idéale. Un espace sacré, un lieu d'où la force brute, instinctive et sauvage de l'homme/animal est bannie. Cette confrérie rassemble hommes et femmes, enfants et sexagénaires, Noirs, Latinos et Blancs, ouvriers et avocats d'affaires, gros et maigres, queues de cheval blondes, dreadlocks ou crête d' Iroquois. Tous sont unis par un même culte de l'effort, par une volonté de dépassement de soi, par la quête du Beau. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 10 Mai 2011

Film chinois (Hong-Kong) de Tsui Hark – 2h03 - avec Andy Lau, Bingbing Li, Tony Leung Ka Fai

°        Deux heures de pur spectacle, alliant film de sabre et parabole politique, intrigue policière et féerie fantastique, action virtuose et intelligence des personnages. Tout cela relèverait du divertissement juvénile si la prestance des acteurs, l'ambiguïté des rapports entre les personnages, l'inventivité formelle, l'envoûtante beauté du film ne l'élevaient à d'autres hauteurs. (Le Monde)

°    Tsui Hark revient au sommet de sa forme avec ce divertissement aussi brillant que réjouissant. Le cinéaste ne propose ici que le meilleur : esprit alerte, énergie démente, élégance et richesse visuelle. Dès le début, quelques plans stupéfiants d'un chantier monumental (construction d'un immense Bouddha) suffisent à installer le décor, amorcer l'intrigue et afficher l'ambition du film. La barre est placée à une hauteur colossale et ne niveau ne baissera jamais. (Première)

°   Le réalisateur fait avancer l'action très vite, multiplie les ellipses, utilise tous les éléments et les dispositifs de mise en scène à sa disposition pour susciter l'intérêt du spectateur, son émerveillement et sa fascination, Andy Lau, l’acteur emblématique de Hong Kong, est un vecteur parfait pour le mouvement que sait lui insuffler Tsui Hark. (Positif)

°   Rarement le cinéma contemporain parvient à offrir une telle plénitude de moyens, un tel bouillonnement formel et narratif sans que jamais l’on n’en ressente le poids. (Les Inrocks)

°   Il y a dans Détective Dee une manière de retrouver avec la dimension foraine du cinéma, la pure jubilation d'une action et d'un récit presque enfantins. D'où un film qui est simultanément une histoire d'amour et un film d'action, un film fantastique et une parabole politique, une œuvre spiritualiste en même temps que solidement ancrée dans le sol, rêveuse et lucide à la fois, animée toujours par une générosité sans prix. (Les Cahiers du Cinéma)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 3 Mai 2011

Film français, allemand de Wim Wenders en 3D -1h43 - avec Pina Bausch, Regina Advento, Malou Airoudo

 Le film de Wim Wenders est très simplement une déclaration d'amour à la danse, en tout cas à celle imaginée et mise en œuvre par Pina Bausch. On y trouve les chorégraphies qu'ils avaient choisies de concert : Café Müller, Le Sacre du printemps, Vollmond, Kontakthof. On y trouve quelques images et documents sur la vie de la chorégraphe. Ces images nous convient à un voyage au cœur de cet univers extraordinaire de travail et de bonheur d'expression, d'abord sur la scène désormais mythique du Tanztheater, puis hors du théâtre, avec les danseurs, dans la ville de Wuppertal et ses environs, ces lieux dont Pina Bausch a fait son port d'attache durant 35 ans et où elle a puisé sa force créatrice.
J'ai dû attendre le théâtre-danse de Pina Bausch pour apprendre à être attentif aux mouvements, gestes, comportements, attitudes, au langage des corps et apprendre ainsi à l'apprécier. Et de nouveau, chaque fois qu'au long des années j'ai vu des spectacles de Pina, beaucoup d'entre eux plusieurs fois, souvent comme touché par la foudre, j'ai appris à voir la chose la plus simple, la plus naturelle d'un œil neuf. (Wim Wenders)(La Gazette d’Utopia)

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