Publié le 27 Septembre 2011

Film français de Julie Gavras – 1h28 - avec William Hurt, Isabella Rossellini, Doreen Mantle

° Elle a beau frôler la soixantaine et afficher une belle filmographie, elle reste encore, aux yeux de milliers de spectateurs, une fille à papa et à maman. Quand l’un s’appelle Roberto Rossellini et l’autre Ingrid Bergman, ça laisse des traces. Ex-mannequin et ambassadrice de Lancôme durant cinq ans, celle qui marqua les esprits  dans Blue Velvet de son compagnon de l’époque, David Lynch, connaît l’importance du jeunisme au cinéma. Le titre de son dernier film – Trois fois 20 ans – va bien à Isabella Rossellini qui y voit comme une preuve de l’énergie des sexagénaires d’aujourd’hui. (Le Journal du Dimanche)

° Avec le concours de William Hurt et d'Isabella Rossellini, réjouissants, Julie Gavras signe une comédie douce, légère et joyeusement grinçante. (L'Express)

° Elle tricote son sujet avec application. Une maille à l'endroit une maille à l'envers , ça en est presque mécanique, elle n'oublie rien de ce que l'on peut attendre. C'est du sur mesure, mais taillé dans une étoffe que portent élégamment ses deux excellents tourtereaux. ( Ouest France)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 27 Septembre 2011

Film français, belge de Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy – 1h33 - avec Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy

° Un vrai conte, avec un scooter en guise de cheval et un asile psychiatrique en guise de donjon d'où il faudra libérer la belle. Chez ce trio de comiques franco-belges, le gag nait de la façon incongrue dont les corps s'immiscent dans le cadre, dans des plans le plus souvent longs et fixes. Ce qui donne toute leur force aux meilleures scènes : celle de l'accouchement ou la chorégraphie sous-marine au milieu des algues et des sacs poubelles. (Positif)

° Chutes, quiproquos, gags à répétition s'enchainent comme à la parade, avec une efficacité inégale. Mais le rythme est là. Il serait douteux que la petite bande ne connaisse pas sur le bout des doigts les intégrales de Tati, Chaplin, Keaton et, au moins pour Dom et Fiona, le duo à l'écran, les inévitables Laurel et Hardy. Comme les Deschiens sont passés par là depuis, il n'est pas difficile de remarquer une économie de dialogues et un goût prononcé pour les décors et costumes hurlant de ringardise. Libération

° S'il est une expression pour dépeindre le ton de cette comédie, qui n'est pas sans évoquer Jacques Tati, c'est celle de burlesque poétique. Évoluant dans un univers coloré, ces clowns contorsionnistes orchestrent une chorégraphie de corps entravés. (Le Monde)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 25 Septembre 2011

Film iranien de Jafar Panahi, Mojtaba Mirtahmasb  - 1h15 – avec Jafar Panahi

Ceci n’est pas un film est un puissant bras d’honneur artistique né d’une souffrance, celle d’un homme empêché d’exercer plus qu’un métier, une passion. Conscient du pouvoir des images, Panahi devient son propre metteur en scène et transforme sa frustration en acte de résistance doublé d’un chant d’amour au cinéma. (Première)

Ceci n’est pas un film , exactement comme le Pater de Cavalier, est innervé, allumé, irrigué par une foi inouïe dans le pouvoir du cinéma, sa capacité à agir sur le monde, le réel, les êtres et le cours des choses. (Libération)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 20 Septembre 2011

Film roumain d’ Ioana Uricaru, Hanno Höffer, Rãzvan Mãrculescu, Constantin Popescu, Cristian Mungiu – 1h28 - avec Diana Cavaliotti, Radu Iacoban, Vlad Ivanov

°  La grande qualité du film tient à son homogénéité, qu'il faut mettre au crédit de Cristian Mungiu (Palme d'Or avec 4 mois,3 semaines, 2 jours)  qui a véritablement agi comme le compositeur et le chef d'orchestre de ce projet collectif. Non seulement il a choisi les cinéastes et les histoires - des légendes urbaines des années 1980 -, mais il a écrit les scénarios, participé au casting et au montage de chacun des courts métrages. (Le Monde)

°  Ces univers juxtaposés, humbles et malicieux, habités par des acteurs remarquables, distillent une impression tenace d'humour désespéré. Ils donnent à voir une humanité jamais battue, renversante d'envie et d'énergie. (Première)

°  Tout est caustique, drôle (à condition de goûter l'humour noir)... et profondément cynique. Dans ces Contes cruels, tous les sentiments sont pervertis par l’argent. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 20 Septembre 2011

Film français, italien de Nanni Moretti – 1h 42 - avec Michel Piccoli, Nanni Moretti, Jerzy Stuhr

° Moretti promène sur notre présent un regard funèbre et désinvolte...On pense bien sûr au Bartleby de Herman Melville, figure cruciale de l'abstention, du sujet entre parenthèses proférant devant toute demande extérieure: « Je préférerais ne pas ». (Libération)

° Ce film est le récit d'une panique, d'une dérobade. Les vaticanistes ont eu raison de ne pas prendre Habemus Papam pour un film anticlérical. C'est un film sur l'imposture, le constat que plus rien n'est efficace comme remède au désarroi, ni la religion, ni les hommes providentiels, ni le sport d'équipe, ni le bain de foule. (Le Monde)

° Habemus Papam n'a rien du pamphlet, mais tout de la méditation cocasse et secrètement profonde sur les troubles de l'identité et les difficultés à ressembler à soi-même. Le résultat, subtil, a déçu quelques fidèles de Moretti, frustrés que le cinéaste emprunte les chemins de traverse. On est en droit de ne pas partager leur avis... (Positif)  

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 13 Septembre 2011

Film français, danois, suédois, allemand der Lars von Trier – 2h10 - avec John Hurt, Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg

°        Comme The Tree of Life, Melancholia est loin d’être parfait mais reflète l’état psychique actuel du monde en nous envoyant des éclats de cinéma déjà inoubliables. (Les Inrocks)

°    Après Antichrist, Lars von Trier continue de transformer sa dépression en véritable œuvre d'art et signe - non pas dans la fureur mais cette fois dans la sérénité - l'un de ses plus beaux cauchemars. Le chaos règne et personne ne nous délivrera du mal. Amen. (Première)

°   Si ce film glace et émeut, bouleverse et secoue, ce n'est pas pour son prologue, encore très démonstratif... C'est à la fois le cinéma dans la pleine puissance de ses moyens et un constat du monde, de l'air, des hommes, qui ne saurait se consoler de rien. (Libération)

°   Le sublime est là parce qu'il y a Wagner, la planète plein cadre, et le grondement qui fait trembler les enceintes ; mais il n'est réel, et ressenti, que parce qu'un enfant dans sa cabane donne un contrepoint à cette démesure et nous assigne à nous, spectateurs tremblants, une place face au désastre. (Les Cahiers du Cinéma)

°  Prenant le risque d'un dogme luxuriant, Lars von Trier fait le pari d'une science-fiction poétisée, un mélange des genres d'une homogénéité absolue. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 13 Septembre 2011

Film français de Valérie Donzelli -1h40 - avec Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm, César Desseix

°       Guerre à la mort, guerre à la guerre, guerre à la connerie, celle des autres aussi bien que celle que l'on distille chacun au quotidien. La guerre est déclarée est une chimio réussie. Ce tour de passe-passe est consubstantiel au bon cinéma. Il prend ici des allures de magie à la Méliès. Le film n'oublie jamais, avec une élégance rare et discrète, de saluer et remercier tous ceux qui méritent de l'être, l'armée des ombres de la résistance au malheur : parents, amis, infirmières, médecins. Parce que la tragédie du film est un hymne à la joie, une ode à l'amicale humaine qui se forme et mutualise autant l'effroi que le bonheur de monter au front. Tous ensemble ! C'est le slogan de cette magnifique manif pour la vie. (Libération)

°   Petite sensation du dernier festival de Cannes, La guerre est déclarée s'inspire du vécu douloureux de Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm, qui ont écrit le scénario à quatre mains. L'humour, marque de fabrique de Donzelli, désamorce pas mal de situations « chargées ». Tourné avec le révolutionnaire appareil photo Canon EOS 5D, nouvelle arme de réalisation massive, le film avance fièvreusement, par à-coups. C'est une course contre le temps et contre la maladie. C'est un enchantement. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 6 Septembre 2011

Film français, hongrois, roumain de Marian Crisan – 1h40 - avec Andras Hathazi, Yılmaz Yalçın, Elvira Rimbu

°        La force du film est de ne pas se contenter d'un humanisme de bon aloi et de relayer ce récit d'une amitié entre deux hommes bourrus, par des touches d'humour absurdes et de réelles idées de mise en scène. (Les Cahiers du Cinéma)

°    Oui, Morgen est truffé de longs plans-séquences comme le cinéma roumain les affectionne, mais ceux-ci sont dégraissés de toute artificialité. Crisan n'y met que l'essentiel, écartant le pathos au profit d'idées simples et imparables telle l’absurdité du système de frontières dans l'Union européenne. Avec son profil bas et son humour grinçant, Morgen résiste intelligemment à l' « aquoibonisme » ambiant. (Première)

°   Grâce à une rigueur quasi documentaire, sans commentaire, se lève, en toile de fond, l'image âpre et ironique d'un pays en transition. Prix spécial du jury à Locarno, ce premier long métrage du cinéaste roumain compte parmi les très bons films sur l'immigration clandestine. (Positif)

° On retrouve cet humour à froid qu'on aime tant dans le cinéma roumain. Nouveau ­venu, Marian Crisan a le sens de l'absurde pour traiter la question de la migration et du territoire. Avec l'idée que chacun, au fond, est une sorte d'étranger. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 6 Septembre 2011

Film britannique, ouest-allemand de Jerzy Skolimowski (1970) – 1h30 - avec Jane Asher, John Moulder-Brown, Karl Michael Vogler

°         C'est le condensé le plus incroyable et le plus envoûtant de ce que furent les paradoxes des années 70. Skolimowski règle une mise en scène brillantissime. Chaque plan est un tableau, superbement cadré et composé. « Chaud et froid, nuit et jour, blanc et rouge : autant de motifs qui parcourent Deep End, film virtuose mais jamais poseur, sexy en diable, drôle et désespéré. » (N.Saada, ancien critique, réalisateur). (La Gazette d'Utopia)

°    On a pu dire que les meilleurs films anglais modernes avaient été réalisés par des étrangers : Blow up d’Antonioni, Répulsion de Polanski et surtout Deep End de Jerzy Skolimowski qui fut longtemps confiné à un culte confidentiel en raison de sa rareté, seulement visible dans de pauvres copies 16 ou 35 mm en mauvais état qui avaient survécu aux outrages du temps. Le film enfin restauré avec ses rutilantes couleurs pop venant balafrer la grisaille londonienne est un chef-d’œuvre de mélancolie et de cruauté. C'est un film de peintre, de poète, mais aussi de boxeur. (Les Inrocks)

°    Fulgurant, grotesque, romantique, social et pop, le film est un étrange mélange, resté trop rarement visible. (Critikat.com)

°   C'est drôle et noir, incisif et intelligent, superbement écrit, filmé et mis en scène. (Le Nouvel Obs)

°   Skolimowski trouve un équilibre miraculeux entre justesse psychologique et poésie visuelle, entre humour et tragédie. Quarante ans après, le film n'a pas pris une ride. (Première)

° Couleurs violentes, chronique kaléidoscopique : le tableau décrit le tumulte de l'adolescence, le désir obsessionnel, l'énergie et la peur liées au rite de passage tout en dépeignant le crépuscule d'une époque, le Swinging London. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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