Publié le 26 Octobre 2011

http://huitetdemi.voila.net/Images11_12/restless.jpgFilm américain de Gus Van Sant – 1h35 - avec Henry Hopper, Mia Wasikowska , Ryo Kase

° Un film mineur, comme on a pu l’entendre au dernier Festival de Cannes (où il était présenté en ouverture d’Un certain regard)? Un peu de tout ça, certainement : un film discret, moins ambitieux, entre les récits édifiants du grand Hollywood (Harvey Milk) et les objets plus conceptuels (Elephant, Gerry…). Entre le lyrisme orchestral et les sonorités minimales : une ballade folk, en somme. (Les Inrocks)

° Le plus beau personnage est encore celui de la jeune fille, dont la vitalité constitue l'énergie profonde de ce voyage vers la fin. Et à cela, à cette peinture d'une si belle figure féminine, Gus Van Sant n'avait plus guère habitué le spectateur depuis un moment. (Le Monde)

° Restless est certainement un des films de Gus Van Sant les plus complexes et aboutis. Et comme il arrive souvent chez des artistes de cette envergure, ce n'est pas l'œuvre la plus mystérieuse ni la plus difficile qui occupe cette place. (Les Cahiers du Cinéma)

° Il faut être Gus Van Sant pour filmer les ébauches d'un baiser sans aucune niaiserie. Et rendre visible la naissance d'un amour condamné à la fulgurance. (Elle)

° Film mineur, léger comme une plume mais conçu comme tel, Restless est moins le signe d'une compromission de la part de Gus Van Sant que la preuve de l'éclatante santé de son cinéma. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 25 Octobre 2011

http://huitetdemi.voila.net/Images11_12/debonmatin.jpgFilm français de Jean-Marc Moutout – 1h31 - avec Jean-Pierre Darroussin, Valérie Dréville, Xavier Beauvois

° Darroussin incarne le chargé d'affaires d'une banque avec une puissance fragile fascinante. (StudioCinélive) 

° Après Ressources humaines  de Laurent Cantet et Violence des échanges en milieu tempéré de J.M.Moutout, ce dernier nous revient avec De bon matin, qui est pour le coup dans la droite ligne de Violence des échanges ...De ce matériau brut, marqué du sceau du réel, J.M.Moutout et ses scénaristes ont tiré un film fort, d'une construction dramatique implacable, d'une justesse constante, d'une épaisseur humaine captivante. Tous les acteurs sont superbes.  (La Gazette d'Utopia)

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Publié le 18 Octobre 2011

http://huitetdemi.voila.net/Images11_12/polisse.jpgFilm français de Maïwenn  - 2h07 - avec Karin Viard, JoeyStarr, Marina Foïs

Pour mener à bien cet exercice qui semblait usé jusqu'à la trame, la réalisatrice a choisi l'option division de blindés fonçant à travers champ en espérant être en vie une fois de l'autre côté, prenant tout à bras le corps, clichés et tabous, empathie et règlements de compte, exorcismes intimes, coups de génie et coups dans l'eau. La première réussite est le choix de ses comédiens et la manière de les diriger. À commencer par JoeyStarr en flic sur les dents qui ne s'habituera jamais à ce boulot. Manifestement, Maïwen Le Besco a reçu l'aide de beaucoup de gens pour ce Polisse. Mais le film lui appartient, avec une sauvagerie et un sens du désordre, paradoxal et essentiel, qui imprime sa marque indélébile. (Libération)

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Publié le 18 Octobre 2011

http://huitetdemi.voila.net/Images11_12/aurevoir.jpgFilm iranien de Mohammad Rasoulof – 1h40 - avec Leyla Zareh, Hassan Pourshirazi, Benhame Tashakor

Prix de la mise en scène de la sélection Un Certain Regard, Cannes 2011

° La projection d'Au revoir donne une idée juste de ce qu'est le courage politique quand on est citoyen et artiste dans un régime totalitaire. Rasoulof décrit un monde gris, robotisé, silencieux, où la résistance se manifeste par d'infimes détails. Ce n'est pas forcément (qu') une partie de plaisir de le traverser, mais Au revoir témoigne avec une maestria glaciale que pour de nombreux Iraniens, le point de non-retour de l'exaspération est bel et bien franchi. (Libération)

° Tout comme Ceci n'est pas un filmAu revoir a été montré lors du dernier Festival de Cannes. Mohammad Rasoulof, à l'égal de son collègue et ami Jafar Panahi,est victime de la censure d'État et retenu en Iran : interdiction de se rendre à l'étranger. Le film traite, de manière définitive et impitoyable, de la chape de plomb qui pèse sur tous les Iraniens. La mise en scène, au cordeau, traduit parfaitement la suffocation ressentie par l'héroïne (interprétée par la magnifique actrice Leyla Razeh) dans cette ville écrasante. (La Gazette d'Utopia)

° Le titre du film a quelque chose de sibyllin, mais le message du cinéaste est clair : à défaut de printemps iranien, au revoir espoir. (Télérama)

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Publié le 11 Octobre 2011

http://huitetdemi.voila.net/Images11_12/lagrotte.jpgFilm français, américain, britannique, canadien, allemand de Werner Herzog – 1h30

°    Dans la puissance sereine du film, irradie une sorte de sagesse. Rarement on aura eu au cinéma la sensation d'un lieu qui, dans son silence même, s'adresse à nous. (Les Cahiers du Cinéma)

°  Le cinéma 3D cesse ici d'apparaître comme le gadget qu'il est communément, attrape-gogos et cache-misère. Il n'est pas étonnant que lorsque les caméras remontent à la surface, la 3D perde de sa raison d'être et qu'alors la fascination s'estompe. (Le Nouvel Observateur)

° L'usage de la 3D au cinéma, eu égard à la multiplication récente des navets tridimensionnels, n'aura jamais été plus justifié, esthétiquement et conceptuellement. Ce film magnifique invite les vivants que nous sommes à éprouver ce que les premiers morts de notre espèce ont voulu nous transmettre. Herzog, cinéaste médiumnique qui reconduit l'inquiétude de ces pionniers de l'image en mouvement, trouve là une définition de l'art à sa mesure. (Le Monde)

° L'intérieur de la grotte de Chauvet-Pont-d'Arc révèle des peintures rupestres d'une richesse inouïe. Herzog leur donne la parole, mais ses propres images sont les plus parlantes. En 3D, elles détaillent les courbes de la roche dont l'artiste s'est servi pour donner du mouvement à ses dessins, qui s'animent sous le jeu des éclairages. Il y a de la magie dans le regard d'Herzog, qui conclut de façon aussi inattendue que stupéfiante. (Première)

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Publié le 4 Octobre 2011

http://huitetdemi.voila.net/Images11_12/theartist.jpgFilm français de Michel Hazanavicius – 1h40 - avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman

°    Plébiscité lors du dernier Festival de Cannes, où Jean Dujardin a été consacré meilleur acteur, le nouveau film de Michel Hazanavicius (OSS 117) n'a plus de secret pour personne. The Artist raconte la passion contrariée entre une star du muet et une apprentie actrice à l'heure du passage au parlant. Un film en noir et blanc, sans paroles, au format carré et légèrement accéléré, qui convoque Chantons sous la pluie, Fred Astaire et les cascades de Douglas Fairbanks pour une vibrante déclaration d'amour au cinéma. (Première)

°  Grâce au masque de Jean Dujardin, plus près des souffrances endurées par Lon Chaney que des élans de John Gilbert ou Douglas Fairbanks, la fin de carrière de son artistGeorge Valentin nous amuse constamment. À son côté, Bérénice Béjo donne à Peppy Miller (actrice destinée au succès par la révolution sonore) la grâce de Marion Davies dansUne gamine charmante (King Vidor, 1928). (Positif)

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Publié le 4 Octobre 2011

http://huitetdemi.site.voila.fr/Images11_12/pater.jpgFilm français d’Alain Cavalier – 1h45 - avec Vincent Lindon, Alain Cavalier, Bernard Bureau

°    Pater, avant toute chose, avant même son histoire, ses personnages et son metteur en scène, est une preuve de l'extraordinaire fertilité, de l'invraisemblable pérennité et de la redoutable pertinence de cet objet bizarre que l'on appelle filmPater...est un film dont chaque plan grouille et déborde de vie et de vivants. (Libération)

°   Ils s'amusent de leur drôle d'état (d'hommes) et de notre triste État (de citoyens) tels deux gamins jouant aux cow-boys et aux Indiens. Quand sont-ils eux-mêmes, quand sont-ils leurs personnages ? Qu'importe. Car la politique - comme le cinéma, comme la vie - n'est qu'un jeu dont  Pater, mise en abyme iconoclaste et ludique, film sur la probité, la magie du septième art et la saveur des choses, nous rappelle le but avec une liberté, une espièglerie et une intelligence rares. (TéléObs)

°  Pater n'est ni une satire, ni un film militant et s'il traite de la politique, c'est finalement pour s'intéresser à ses rituels, ses confidences, ses secrets, ses pactes d'alliance ou de trahison, non pas pour eux-mêmes mais pour la matière humaine qu'ils révèlent et modèlent. On pourrait présenter Pater comme le film qu'aurait tourné Diderot s'il avait côtoyé le cinéma. (Les Cahiers du Cinéma)

° C'est simple comme un jeu d'enfants : et si on jouait à être le Président et son Premier ministre ? Mais aussi un « pater » et son fils spirituel. Et, en prime, le « filmeur » et le filmé ! Une comédie du pouvoir à la fois drôle et attachante, pour inspirer les vrais candidats ? (Le Canard enchaîné)

° Film ludique qui, fort candidement, se met régulièrement en abyme, Cavalier alternant fiction et réalité par un habile jeu de montage. Distrayant et humaniste, doté d'une certaine philosophie critique envers notre mode de vie contemporain, Pater nous enthousiasme également par son style. Où s'arrête la réalité, où commence la fiction ? On se prend alors à penser au Shakespeare de Hamlet ,au John Ford de L'Homme qui tua Liberty Valance ou au Godard de Pierrot le Fou. Des références tout à votre honneur, Monsieur Cavalier! (Positif)

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