Publié le 27 Décembre 2011

 

http://huitetdemi.site.voila.fr/Images11_12/lehavre.jpgFilm finlandais, allemand, français d’Aki Kaurismäki - 1h 33 - avec André Wilms, Kati Outinen, Jean-Pierre Darroussin 

Coup de cœur Huit et Demi

° C'est le Kaurismaki qu'on aime de plus en plus, imperturbablement unique, poète dans le moindre détail : Je ne sais pas si le cinéma peut changer les choses, dit-il, mais il faut toujours essayer. J'ai toujours préféré la version où le Petit Chaperon rouge mange le loup, dit le cher Aki, qui ne se fait aucune illusion sur l'état du monde, mais qui n'a aucune envie de rajouter une louche au pessimisme ambiant. Bien au contraire : il souffle sur son Havre, ville du blues, de la soul et du rock'n roll, un vent si revigorant de bienveillance, de drôlerie et d'espoir que lorsque les lumières se rallument, on n'a plus aucune pudeur pour oser les grands mots : fraternité, tendresse et tutti quanti ! (La Gazette d’Utopia)
° On se croirait dans Le Quai des brumes (tourné au Havre en 1938), sauf qu'il n'y a plus de brouillard, de noir destin, Morgan ou Gabin. Les dialogues épars et hilarants sont énoncés entre des pauses, comme dans une pièce de Pinter. Et quelle fin ! si happy à différents niveaux, belle à pleurer. Le regard lent et pointu de Kaurismaki s'arrête souvent pour contempler Little Bob, rockeur local aux cheveux gris ou le profil ravagé de Pierre Etaix en toubib sauveur. Dans ce port réel et imaginaire, le magicien Aki Kaurismaki fait apparaitre une de ses communautés fraternelles et chaleureuses qui s'opposent, tranquillement et de l'intérieur, à la cruauté des temps modernes. (Positif)

 

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Publié le 20 Décembre 2011

 http://huitetdemi.site.voila.fr/Images11_12/shame.jpgFilm britannique de Steve McQueen (II) - 1h 39 - avec Michael Fassbender, Carey Mulligan, James Badge Dale 


° Le film de Steve McQueen aborde l'addiction au sexe et il le fait avec une puissance, une maitrise, une audace exceptionnelles. Bien sûr la présence de Michael Fassbender n'est pas pour rien dans l'impression renversante que laisse le film. Beau, sensuel, fascinant comme dieu ou diable, l'acteur est magnifié par la caméra amoureuse de McQueen. C'est beau, c'est d'une crudité percutante en même temps que d'une élégance suprême. (La Gazette d'Utopia)
° M.Fassbender est un géant qui joue l'addiction comme personne. Il est ici otage de lui-même, prisonnier d'un corps qui en demande toujours plus. Ici,le sexe se consomme cru, est filmé de façon aussi brute que la pulsion qui habite Brandon. Au-delà de la névrose, c’est bien l'extrême solitude de cet homme dépossédé de lui-même qui nous laisse K-O. (StudioCinéLive)
° Shame exprime clairement le mal-être du siècle, le sentiment de solitude, l’abandon qui hante nos sociétés. Que s'est -il passé ? Où se situent les racines de la « honte » ? On n'en saura pas plus. Film violent sur la dépendance et l'autodestruction, Shame est en outre un fabuleux concerto visuel. (Positif)

 

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Publié le 20 Décembre 2011

http://huitetdemi.site.voila.fr/Images11_12/americano.jpgFilm français de Mathieu Demy  - 1h 45 - avec Mathieu Demy, Salma Hayek, Géraldine Chaplin 

° Ceux qui connaissent les filmographies de Jacques Demy et d'Agnès Varda seront en territoire connu lorsqu'ils découvriront le premier long métrage de leur fils. Un personnage se prénomme Lola (Salma Hayek, sexy et mystérieuse), et Mathieu Demy a inséré en flash-back des plans de Documenteur, réalisé par sa mère en 1981 et dans lequel il jouait à 8 ans...Nul besoin cependant d'être cinéphile pour apprécier cet Americano frappé qui mixe différentes tonalités (le mélo, l'absurde, le thriller) comme autant d'états d'âme agitant le héros, auquel Demy prête ses yeux tristes. Mais Americano, c'est aussi une vision de l'Americana : artistes fauchés, homeless et autres émigrés clandestins peuplent l'histoire, qui finit par se déplacer de l'autre côté de la frontière pour atteindre Tijuana l'interlope. À l'instar de Martin, déboussolé, c'est quand le film se perd qu'il trouve sa dimension tragique et bouleversante.  (Première)
° Oui, le film a des défauts, notamment dans sa partie mexicaine qui ne s'affranchit pas des clichés, mais l'ensemble livre une petite musique particulière et touchante. (StudioCineLive)

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Publié le 13 Décembre 2011

http://huitetdemi.site.voila.fr/Images11_12/carnage.jpgFilm français, espagnol, polonais, allemand de Roman Polanski - 1h 20 - avec Jodie Foster, Kate Winslet, Christoph Waltz 

° Roman Polanski adapte la pièce à succès de Yasmina Reza, Le dieu du carnage, sur l'art d'être civilisé. La mise en scène de R. Polanski n'a qu'un dieu : le rythme. Carnage dure 1h20.Et pendant ces 80 minutes, le cinéaste bâtit crescendo et decrescendo,c omme une symphonie, la décomposition des rapports humains. C'est drôle. On est à cheval entre Le dîner de cons, de F.Veber, et La corde, d'Hitchcock. La force du film, c'est aussi son quatuor d'acteurs, Kate Winslet étant celle qui explose le plus en raison d'un choc que nous ne révèlerons pas. (StudioCinéLive)
° Polanski signe un film jubilatoire, serré comme un expresso italien, toujours sous tension, livrant au passage une vision corrosive d'une société américaine étouffant sous l'hypocrisie, partagée entre relations faussement policées et violence latente prête à exploser. Il fallait aussi un quatuor d'acteurs exceptionnels. Aucun souci, il est là et bien là, soudé, sans fausse note. (La Gazette d'Utopia)

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Publié le 6 Décembre 2011

 

http://huitetdemi.site.voila.fr/Images11_12/horsjeu.jpgFilm iranien de Jafar Panahi - 1h 28 - avec Sima Mobarak Shahi, Safdar Samandar, Shayesteh Irani  (2006)

Film présenté et analysé par Dominique Caron

° Filmé comme un documentaire, le temps d'un match, un cinéma-vérité qui plonge au cœur de la société iranienne,  plaidoyer pour l'émancipation des femmes. (Ouest France)
° Si la portée politique est évidente, la réussite du film tient plus à une mise en scène innovante au point de distiller tension et suspense dans les moments les plus inattendus. Une réjouissante claque à la ségrégation sexuelle institutionnalisée. (Score)
° Entre documentaire et fiction, la frontière explose. Dans Hors jeu, l'alchimie est lumineuse. Plus le drame approche, plus le film devient drôle, et l'absurdité des situations explosive. (Le Nouvel Obs)
° La beauté de Hors jeu est bien dans sa capacité à concilier le cocasse et la souffrance, comme il parvient, avec une virtuosité rare, à entrelacer une scénarisation très rigoureuse et une captation du réel féconde et stimulante. (Positif)

 

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Publié le 6 Décembre 2011

 

http://huitetdemi.site.voila.fr/Images11_12/lesgeants.jpgFilm français, belge, luxembourgeois de Bouli Lanners - 1h 25 -avec Zacharie Chasseriaud, Martin Nissen, Paul Bartel 


° Bouli filme en Cinémascope un nouveau western dans des paysages de Wallonie et compose ses plans tel un peintre. En surface, l’ensemble paraît ténu. En profondeur, ce qu’il raconte est déchirant :la peur d’être orphelin, de perdre ses repères, de passer du chaud au froid dans un monde violent et anéanti par le spleen. (Excessif)
° Bouli Lanners, homme du plat pays, est un amoureux de la nature et des grands espaces. Ogre sympathique, il a la poésie rivée au cœur. (Le Figaroscope)
° Présenté en clôture de la Quinzaine des réalisateurs, le second film de Bouli Lanners s’inscrit dans la veine féconde des films d’enfance non niaiseux, de Zéro de conduite aux 400 coups. Les trois petits acteurs sont vraiment bons et Lanners ne surplombe pas ses personnages : il se place résolument de leur côté, petites bombes inflammables qui ne demandent qu’à exploser. (Les Inrocks)
° Drôle et cruel, le conte de Lanners fait songer à la rencontre de Rémi sans famille et des productions Spielberg des années 80 : quelque chose comme Les Goonies dans le monde désolé de Bruno Dumont. Entre un univers à la Mark Twain et une forme cinématographique qui mélangerait la truculence du teen movie manière Stand by Me et le souvenir de La Nuit du chasseur, Bouli Lanners fait œuvre personnelle pour nous ramener sans nostalgie au temps des copains et de l'aventure. (Les Cahiers du cinéma)

 

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Publié le 6 Décembre 2011

 

http://huitetdemi.site.voila.fr/Images11_12/anatolie.jpgFilm turc, bosniaque de Nuri Bilge Ceylan – 2h37- avec Muhammed Uzuner, Yılmaz Erdoğan, Taner Birsel


° Il ne faut pas résister, il faut se laisser embarquer dans ce long voyage au bout de la nuit des incertitudes. Un film magnifique et troublant. (Marianne)
° Avec Il était une fois en Anatolie, le cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan est définitivement entré dans la cour des grands réalisateurs du monde. (L’Humanité)
° Un western, ou plutôt un policier métaphysique ? Sous ce titre se cache un grand film au souffle romanesque. (Le Canard enchainé)
° Nuri Bilge Ceylan réussit la gageure d'un extérieur-nuit durant plus de la moitié du film avec quelques moments d'obscurité totale ponctués seulement de voix, de souffles, ou d'étonnants clairs-obscurs aussi troublants que ceux d'un Caravage. (Libération)
° De l'errance d'un meurtrier et de ses gardiens, le réalisateur turc tire un film bouleversant et inquiétant. (Le Monde)
° Nuri Bilge Ceylan atteint la profonde noirceur d'un Dostoïevski, la puissance d'évocation de sa prose où le réel voisine avec la fable. Sa maîtrise des lumières et des cadrages (ici en Cinémascope) en devient légendaire.  (Positif)
° C'est un film hypnotique. (Elle)
° À la fois stimulant et déroutant. (Les Cahiers du cinéma)
° Si on est en grande forme, on appréciera. (L'Express)

 

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Publié le 1 Décembre 2011

http://huitetdemi.voila.net/Quinzaines/vietranquille.jpgFilm italien de Claudio Cupellini - 1h45 - avec Toni Servillo, Marco D'Amore, Francesco Di Leva 
Rosario Russo, un restaurateur de cinquante ans, s’est installé depuis douze ans en Allemagne où il mène une vie paisible, entouré de sa femme Renate, de son fils Mathias et de son ami Claudio. La vie tranquille de Rosario va prendre un tournant dramatique le jour où deux jeunes italiens arrivent sans prévenir dans son restaurant. L’un d’eux, Diego, n’est autre que le premier fils de Rosario, qu’il avait abandonné quinze années auparavant pour fuir un passé qu’il aurait préféré oublier. Rosario s’appelait alors Antonio De Martino, il était l’un des plus féroces et des plus puissants camorristes de la région de Caserta...
Servi par un exceptionnel Toni Servillo, "Une vie tranquille" est un polar italien de la meilleure veine. Le Nouvel Obs

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Publié le 1 Décembre 2011

http://huitetdemi.voila.net/Quinzaines/foratpasc.jpgFilm italien de Marco Risi - 1h 48 - avec Libero De Rienzo, Valentina Lodovini, Michele Riondino 
En 1985, Giancarlo Siani est tué de dix balles de revolver. Il avait 26 ans. Il était journaliste au quotidien "Il Mattino" et avait le défaut de s’informer, de vérifier les nouvelles, d’enquêter sur les faits. Nous le suivons ici dans les quatre derniers mois de sa vie : son dernier été, quand il descendait tous les jours dans l’enfer de Torre Annunziata, règne du boss mafieux Valentino Gionta. A cette période, tout tournait autour des intérêts pour la reconstruction de l’après-tremblement de terre de 1980. Au milieu des « camorristes », des politiciens corrompus, des magistrats craintifs et des carabiniers impuissants, Giancarlo voyait. Il comprenait.

Amorcée avec Gomorra, cette tendance à reconsidérer la Mafia sous un angle moins romantique et plus réaliste rend le film attachant et nécessaire.Vraiment puissant. Brazil

Bonne nouvelle : le cinéma italien renoue avec sa verve politique, sans tomber dans l'activisme ni les clichés des années de plomb. Le Figaroscope

Le film est une chronique scrupuleuse dans laquelle passe la rage sourde des citoyens assiégés dans une ville de non-droit Positif

La beauté lépreuse de la banlieue napolitaine et une mise en scène appliquée suffisent à rendre le récit très plaisant TéléCinéObs

 

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Publié le 1 Décembre 2011

http://huitetdemi.voila.net/Quinzaines/terraferma.jpgFilm italien, d’Emmanuele Crialese - 2011 – 1h28 - avec Filippo Pucillo, Donatella Finocchiaro, Mimmo Cuticchio, Beppe Fiorello, Martina Codecasa, Tiziana Lodato
L’île de Linosa à proximité de Lampedusa, au large de la Sicile. Deux femmes, une insulaire et une étrangère. L’une va bouleverser la vie de l’autre. Et peut-être ont-elles un rêve en commun : un avenir différent pour leurs enfants, leur terre ferme. La terre ferme est la côte que celui qui navigue aspire à atteindre, mais c’est aussi une île solidement ancrée dans des traditions immuables à travers le temps. C’est à l’immobilité de ce temps que doit se confronter la famille Pucillo.
Un jour la mer apporte dans leur vie d’autres voyageurs parmi lesquels Sara et son fils, personnages qui vont profondément transformer les destins de chaque membre de cette famille.
Après Respiro et Nuovomonde, voici, une fois de plus, une histoire qui se passe sur une ile. L’ile est la concrétisation d’une des caractéristiques de mon existence. Pour travailler, j’ai besoin de « m’isoler », au sens de me réfugier en moi-même. Mais aussi pour partir vers un ailleurs inconnu de moi, où se trouvent des communautés unies depuis toujours et où je suis perçu comme un étranger. L’idée d’être un étranger me plait, elle est constitutive de chaque être humain, de chaque lieu, de chaque temps.
Propos du réalisateur pour marieclaire.com

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