Publié le 24 Janvier 2012

Film suédois de Tomas Alfredson - 1h 54 - avec Kare Hedebrant, Lina Leandersson, Per Ragnar

°    Bien qu'il s'assume totalement comme un film de vampires,  n'a pas grand chose à voir avec l'étonnante recrudescence de buveurs de sang sur les écrans de cinéma ou de télévision. (Libération)

°   La complicité naissante entre les deux jeunes marginaux brille comme un éclair dans la nuit -,le tube inquiétant repris sur la bande-son. Une lueur d'espoir pour rappeler que l'adolescence reste, envers et contre tous, l'âge des possibles. (Télérama )

°  Un vampirisme salvateur. Cette relecture suédoise du thème vampirique a récolté une quinzaine de prix. Une telle capacité à séduire au-delà des seuls amateurs de cinéma tient à l'ancrage dans un environnement à la normalité manifeste. (Positif)

°  En bannissant tout sentimentalisme, Thomas Alfredson délivre une histoire d'amour d'une rare pureté. (Le JDD)

° Brûlant comme l`amour, glaçant comme la mort. (TéléCinéObs)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 24 Janvier 2012

Film américain d’Andrew Okpeaha MacLean - 1h 36 - avec Josiah Patkotak, Frank Qutuq Irelan, Teddy Kyle

Meilleur premier film au festival de Berlin

°   Ni parabole esthétisante à la Dead Man, ni drame social, On the Ice  a des audaces inattendues, notamment dans le traitement de ses personnages, et dans sa conclusion, d'une exemplaire maturité.( Critikat.com)

°   A l'instar de la beauté de la tradition inupiak, On the Ice se déroule dans une grâce retenue pour un dénouement poignant et noble. Une véritable découverte. (Cinemateaser)

°   Du sang sur la banquise.Mais il ne s'agit pas vraiment d'un polar polaire.C'est à lhorizon immense et gelé,d'une beauté féroce,qu'appartient la pureté à laquelle tous (jeunes et adultes) aspirent. (Le canard enchainé)

°  Les jeunes Américains de l'Alaska se battent comme les autres,draguent et prennent de la drogue dans des fêtes,sous le soleil de minuit.On the ice raconte le choc entre des valeurs immuables,figées, et le coup de chaud d'un jeune gars qui « part en vrille ».Le film est par ailleurs,visuellement superbe et,bien sûr,très dépaysant. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Janvier 2012

Film français, suisse, italien d’ Alice Rohrwacher - 1h 40 - avec Yle Vianello, Salvatore Cantalupo, Anita Caprioli

° Marta, 13 ans, redécouvre son Italie natale après une enfance passée en Suisse. Au fond,il ne s'agit que de l'histoire d'une jeune fille ordinaire, mais elle est sublimée par le regard délicat d'une réalisatrice prometteuse. (Première)

° Si Alice Rohrwacher ne manque pas d'ironie, elle n'en fait pas sa ligne directrice, préférant dessiner le portrait juste et touchant d'une adolescente en pleine rébellion. Grâce soit rendue à Yle Vianello, qui incarne Marta avec finesse et dont le regard fragile devient rapidement le nôtre, illuminant de sa présence un monde désespérément gris. Ce premier long métrage restera l'une des plus belles découvertes de l'édition 2011 de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. (Positif)

° On voit l'Eglise catholique comme on l'a rarement vue au cinéma, engagée dans une course commerciale face aux dénominations protestantes plus rompues aux règles du show-business. (Le Monde)

°  Corpo celeste n’en fait jamais trop et préfère afficher tout du long la même perplexité que son héroïne. De celle qui fait ouvrir grand les yeux, tendre le corps, se lever sur la pointe des pieds pour mieux voir. C’est le stade le plus proche de la grâce, de l’élévation, que le film veut et peut offrir (et réussit souvent), en toute honnêteté.( Les Inrockuptibles)

°  Ce qui touche dans ce film baigné d’une douce lumière aux reflets méditerranéens, c’est la solitude et la tristesse de Marta. Elle est un frêle oisillon perdu dans une immense banlieue sans âme, bien loin de la chaleur communautaire qui enveloppe les souvenirs de sa famille. (La Croix)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Janvier 2012

Film américain de Jeff Nichols - 2h 00 - avec Michael Shannon (II), Jessica Chastain, Tova Stewart

Grand Prix de la Semaine de la Critique,Cannes 2011

° Take Shelter est un film tendu, intense, maitrisé. Une petite ville au fin fond de l'Ohio... Jessica Chastain, déjà mère lumineuse dans The Tree of life, apporte le calme, la douceur, la sensibilité, contrepoint nécessaire à la folie de son mari. Avec ce film de haute volée, Jeff Nichols signe définitivement son entrée dans la cour des grands, de ceux dont on attend décidément le film suivant avec impatience. (La Gazette d'Utopia)

° Take Shelter, « abrite-toi », littéralement, est un film sur la peur, la peur comme moteur fondamental de l'existence. Voilà un film qui vous plonge dès le premier plan dans son atmosphère, et ne vous laisse plus en réchapper. Un film qui vous embarque avec ses personnages dans une virée dont vous ressortez sonné. (Le Monde)

° Jeff Nichols fait ici preuve d'une subtilité et d'une délicatesse qui donnent à son film une densité inébranlable. Take Shelter use d'une mise en scène signifiante, d'une musique étrangement fascinante et d'effets spéciaux soignés pour saisir le spectateur par le col durant plus de cent minutes, bâtissant une tension tout sauf artificielle. (Cinemateaser)

° Curtis (extraordinaire Michael Shannon) scrute le ciel. Nous scrutons son comportement qui se dérègle sous l'effet d'une peur panique. Take Shelter navigue entre chronique familiale, récit schizophrénique et conte apocalyptique. Un pont splendide entre La Balade sauvage et The Tree of Life de T. Malick. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 10 Janvier 2012

Film espagnol, argentinde  Pablo Giorgelli - 1h 25min - avec Germán De Silva, Hebe Duarte, Nayra Calle Mamani

° Ce road- movie minimaliste filmé à hauteur de pare- brise, Caméra d'Or à Cannes cette année, trace sa route en captant de simples échanges de regards pudiques et bouleversants. On pourrait bouffer de ces champs-contrechamps au kilomètre... (Première)

° Quand Jacinta et Anahi, son adorable bébé joufflu, prennent place dans la cabine de Ruben, chauffeur taiseux qui transporte du bois d'Asuncion à Buenos Aires, on sait d'emblée que ces trois-là finiront par s'entendre. La fin importe peu, seul compte le processus de déglaciation du camionneur Les Acacias réjouit par la simplicité et la discrétion avec lesquelles Pablo Giorgelli se penche sur le quotidien de gens ordinaires. A hauteur d'homme, ni plus ni moins. (Positif)

° Las Acacias, branche de vie. La saveur étrange de ce film, la façon dont il réussit à faire du bien à une salle entière, tient sans aucun doute à cela : il ne s'agit pas tant ici d'un voyage que d'une trajectoire de vie. Sans discours ni intention trop lourde, juste saisie comme il se doit, dans sa naissance et dans son déroulé. ( Libération)

NB Une semaine de cinéma hispanophone ou sud -américain sera organisée du 29/02 au 6/03 (programmation en cours)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 3 Janvier 2012

Film turc, bosniaque de Nuri Bilge Ceylan – 2h37 - avec Muhammed Uzuner, Yılmaz Erdoğan, Taner Birsel

Un western, ou plutôt un policier métaphysique ? Sous ce titre se cache un grand film au souffle romanesque. Trois voitures dans la nuit, sur les plateaux d'Anatolie balayés par le vent, transportent un suspect au visage émacié de Christ, flanqué d'un commissaire à cran, d'un médecin songeur et d'un procureur pensif. Cette dizaine de personnages en clair obscur est en quête d'un cadavre. Or, en marge de ce road-movie en manque de corps, se nouent des dialogues entre les uns ou les autres, épuisés, sur le temps, la beauté, l'espace... Au hasard, notamment, d'une halte dans un village, dont la fille du maire resplendit dans l'obscurité.

Grand Prix du jury à Cannes (où il est récompensé pour la quatrième fois), le cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan sait filmer en Cinémascope ces scènes mélancoliques, à la manière d'un passant ici-bas. (Le Canard enchaîné)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 3 Janvier 2012

Film britannique, allemand, canadien, suisse de David Cronenberg – 1h39 - avec Keira Knightley, Michael Fassbender, Viggo Mortensen

°         Avec une intelligence lumineuse et une belle sécheresse de style, David Cronenberg raconte ce triangle pas banal (Freud, Jung, Sabina Spielrein), la naissance de la psychanalyse et les nuages qui s'accumulent sur l'Europe... Bref, ce « monde d'hier » cher à Stefan Zweig. (Le Point)

°    Avec A Dangerous Method, David Cronenberg donne à voir autant par les mots que par l’image, sans jamais ennuyer son spectateur. Le cinéaste signe ici un film envoûtant sur le sujet pourtant âpre de la psychanalyse, sublimé par le prodigieux duo Fassbender / Mortensen. A voir ! (Elle)

°    Un film acoustique où les monstres laissés à l'extérieur du cadre menacent sans arrêt de surgir, laissant notre inconscient bâtir notre propre névrose de spectateur. CQFD ! (StudioCinéLive)

°   David Cronenberg réussit une adaptation limpide d'une pièce du Britannique Christopher Hampton, qui a su se documenter aux sources, Résultat : un film rare, qui ne prend pas son spectateur pour un idiot mais le cultive, en transposant les enjeux théoriques dans des dialogues denses. La sublime et délicate Keira Knightley réussit une vraie performance, entre Michael Fassbender en feu sous le glacier jungien et Viggo Mortensen en chaudière viennoise réprimant mal ses passions secrètes. (Le Canard Enchaîné)

°   On frôle ici une forme de vaudeville dont les protagonistes seraient les grands esprits de ce siècle, fossoyeurs de leur époque mais aussi victimes de leurs propres préjugés et névroses. La méthode de Cronenberg n'est pas sans danger, comme l'indique le titre, mais en valait largement la peine. (Libération)

°   A dangerous method rappelle l'unité spatio-temporelle d'une scène de théâtre et permet au texte -dense, savoureux, omniprésent - de prendre de l'ampleur. Le processus psychanalytique appliqué à deux de ses pères fondateurs ? Il fallait oser. (Cinemateaser)

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