Publié le 28 Février 2012

Film uruguayen, argentin, allemand de Adrian Biniez – 1 h 30 - avec Horacio Camandule, Leonor Svarcas, Carlos Lissardy - 2009

L’Uruguayen Adrián Biniez filme des personnages qui ont tendance à baisser les yeux au lieu de les lever pour décrocher une étoile Au programme : des gestes répétitifs ou silencieux, mais aussi des gags minimalistes d’une tendresse indéniable. Trop raisonnable pour certains, ce film sur la gentillesse surprendra surtout ceux qui s’attendent toujours au pire lorsqu’ils croisent l’amour. (Première)
Un premier film émouvant et engagé. Une mise en scène inventive, jouant tour à tour avec les dialogues, les silences et les corps. Un petit bijou de délicatesse et de subtilité. (StudioCinéLive)
Un de ces petits films intelligents, fragiles, humanistes en diable, dont on ressort touché, séduit, heureux. Petit film donc, mais plus costaud qu'il n'en a l'air. (Le Monde)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 28 Février 2012

Film argentin, espagnol de Sebastián Borensztein – 1h40 - avec Ricardo Darin, Ignacio Huang, Muriel Santa Ana -2011

L'histoire insolite d'un Argentin et d'un Chinois unis par une vache tombée du ciel !
Jun débarque mystérieusement en Argentine. Perdu et ne parlant pas un mot d'espagnol, il tombe littéralement sur Roberto, quincaillier maniaque et célibataire grincheux, qui le recueille malgré lui. Ce grain de sable dans la vie très réglée de Roberto va peu à peu le conduire, de situations absurdes en drôles de coïncidences, à changer imperceptiblement...
Ce conte chinois (c'est son titre en espagnol) retrace le parcours initiatique d'un personnage principal qui s'ouvre au monde,aux autres,et compte, pour cela,sur la belle incarnation de l'acteur star Ricardo Darin (Dans ses yeux).En fond, le ressort comique classique du duo mal assorti fonctionne parfaitement,d'autant qu'il est doublé de l'incompréhension de la langue menant souvent au dialogue de sourds. Cette comédie sociale suit l'évolution des personnages et adopte un ton doux-amer, jamais très drôle, jamais très dramatique, mais touchant de bout en bout. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 28 Février 2012

Film brésilien  de Juliana Rojas, Marco Dutra - 1h 39  -  avec Helena Albergaria, Marat Descartes, Naloana Lima  - 2012

Travailler fatigue nous donne de bonnes nouvelles du cinéma brésilien. Auteurs de courts métrages remarqués, les deux réalisateurs se prêtent à ce qui semble devenir une nouvelle tendance du cinéma sud-américain : les noces du film de genre (ici le film fantastique) et du film d'auteur classique. Travailler fatigue tisse de manière très subtile l'émergence du fantastique dans le film à caractère social. Le monde du travail y est dépeint à la fois avec l'ironie de la satire (le mari qui tente de se réinsérer) et une grande justesse de ton (la volonté de la femme de mener sa propre barque). Malgré quelques baisses de rythme ou de tension, le film affiche un talent certain : une affaire à suivre de près, donc. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 28 Février 2012

Film chilien, français de Cristian Jimenez - 1h 35 -avec Diego Noguera, Natalia Galgani, Gabriela Arancibia - 2011

 

Souvent considérés, à juste titre, comme des rivaux inconciliables, le cinéma et la littérature font rarement bon ménage. À quelques exceptions près. Dont Bonsái, 2è film de Cristian Jiménez, adapté du roman éponyme d'Alejandro Zambra, et qui réussit l'exploit d'unir les deux dans un film insolite, émouvant et brillant. (Le Nouvel Obs)

Quoique marqué de l'empreinte du Truffaut de  Baisers volés, Bonsái conforte le caractère singulier du cinéma de Jiménez qui, sous couvert de légèreté et d'une certaine nonchalance, parvient avec élégance à toucher droit au coeur. Bonsái fait partie des bonnes surprises du dernier festival de Cannes. (Positif)

Avec un mélange d’empathie, d’observation ironique et de cruauté́ discrète, le film orchestre  une sorte de suspense cérébral à la combustion lente mais déterminée. Quiconque a déjà̀ succombé au vertige de la littérature et caressé l’idée de prendre la plume a toutes les chances d’être captivé.(Première)

Chouette ! Enfin un film qui rend hommage au mensonge, à l'artifice, à l'imposture, à l'imagination. On a ici tout le cinéma doux-amer, mélancolique et délicieusement sud-américain de Cristian Jimenez. (La Gazette d'Utopia)

 

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 28 Février 2012

Film colombien de Carlos César Arbeláez - 1h 30 - avec Hernán Ocampo, Genaro Aristizábal, Nolberto Sánchez -2010

Influencé de son propre aveu par le cinéma iranien, Carlos César Arbeláez suit les allées et venues et activités plus ou moins buissonnières d'une petite bande dont Manuel est le repère. À 9 ans, il ne perçoit pas les raisons pour lesquelles son père se terre dans sa ferme, ni celles qui ont mené le frère aîné de son meilleur ami à prendre le maquis, qui provoquent le survol de la région par des hélicoptères, qui poussent des hommes à venir la nuit inscrire des slogans révolutionnaires sur les murs de l'école. Tourné avec des acteurs non professionnels, Les couleurs de la montagne décline avec modestie l'art de peindre l'irrespirable sans imposer l'horreur plein cadre. La tyrannie quotidienne est ici suggérée à hauteur de pinceaux d'enfants. (Le Monde)
On ne saura presque rien sur les belligérants : dans ce premier film épuré, le réalisateur a préféré filmer les dommages subis par les enfants, dont il capte la fougue et la complicité avec une fraîcheur quasi documentaire, une gouaille à la Truffaut. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 21 Février 2012

Film français, israélien de Thierry Binisti -1h 39 – avec Agathe Bonitzer, Mahmud Shalaby, Hiam Abbass

° Tal est une jeune Française installée à Jérusalem avec sa famille. A dix-sept ans, elle a l’âge des premières fois : premier amour, première cigarette, premier piercing. Et premier attentat, aussi. Après l’explosion d’un kamikaze dans un café de son quartier, elle écrit une lettre à un Palestinien imaginaire où elle exprime ses interrogations et son refus d’admettre que seule la haine peut régner entre les deux peuples.Elle glisse la lettre dans une bouteille qu’elle confie à son frère pour qu’il la jette à la mer, près de Gaza, où il fait son service militaire. Quelques semaines plus tard, Tal reçoit une réponse d’un mystérieux "Gazaman"... (Allociné)
° Le conflit au Moyen Orient qui devient un conflit familial, traité d'une manière décalée et pédagogique avec de jeunes comédiens talentueux. ( Huit et Demi)
° Difficile de traiter d'un sujet plus casse-gueule que celui d'Une bouteille à la mer! En effet,ce dialogue épistolaire entre une jeune Française installée à Jérusalem et un garçon de Gaza avait toutes les chances de tomber dans le Roméo et Juliette moyen-oriental ou,pire encore,dans la leçon de morale utopique.En instaurant un dialogue tendre et tendu entre deux jeunes qui n'auraient jamais dû se rencontrer,Binisti raconte évidemment les effets collatéraux du conflit israélo- palestinien mais son film est avant tout un bel exercice de style sur le partage et surtout l'envie de comprendre,de dépasser ses propres certitudes.Ce beau scénario qui ne lâche jamais prise,est porté par une brochette d'acteurs sensibles,dont Agathe Bonitzer et Mahmoud Shalaby (déjà repéré dans Jaffa et Les Hommes libres et promis à un bel avenir).Cette rencontre,moment de douceur dans un monde brut,métaphore futée sur le rapprochement et les valeurs communes,est emplie d'intelligence.Un film en forme de très bonne surprise. (StudioCinéLive)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 21 Février 2012

Film français de Muriel Coulin, Delphine Coulin -1h 27 – avec Louise Grinberg, Juliette Darche, Roxane Duran

° Ce que veulent faire les filles avant tout, c’est quelque chose ensemble. Delphine et Muriel Coulin, deux sœurs issues du documentaire, elles, ont fait un film. Leur premier bébé. Une vraie réussite. On leur en souhaite beaucoup d’autres. (Les Inrocks)
° La réussite de 17 filles tient surtout au talent des deux réalisatrices pour ne jamais faire pencher la balance dans un sens comme dans l’autre : le ton, délibérément réaliste, n’enraye pas pour autant le mystère qui entoure l’improbable idéal féministe revendiqué par ces jeunes filles aussi sûres d’elles que totalement inconscientes. (Critikat.com)
° Sil fallait rapprocher 17 Filles d'un autre film, ce serait de Virgin Suicides. Même langueur pop, même image délicatement granuleuse, même genre de casting féminin hétérogène. (Première)
° Partant d'un fait divers américain bien réel, les sœurs Coulin donnent à voir un conte contemporain singulier, lumineux et dérangeant à la fois. On se dit qu'il y a au moins deux filles qu'on a envie de suivre, désormais : Delphine et Muriel Coulin. (Positif)
° Les réalisatrices posent un regard tendre, sans aucun jugement, sur l'adolescence et sur le peu de propositions un tant soit peu affriolantes que lui offre le monde des adultes. A noter le choix remarquable de la bande son, tour à tour mélancolique (Devendra Banhart) ou énervée (Blood Red Shoes ou Tricky) dans les moments d'euphorie ou de colère. (La Gazette d'Utopia)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 14 Février 2012

Film américain de Tony Kaye - 1h40 - avec Adrien Brody, Marcia Gay Harden, James Caan

Ca commence un peu comme Entre les murs : un professeur d'anglais (donc de lettres) arrive dans un collège difficile de banlieue new-yorkaise pour un remplacement d' un mois. Tout de suite confronté à la violence et à l'absence de motivation des élèves, il arrive à faire face. Mais c'est ensuite autant la vie personnelle de ce prof que la vie du collège que l'on va voir, en particulier lors d'une rencontre avec une jeune prostituée paumée qu'il va temporairement recueillir. A coups de flash-backs rapides, on va découvrir de lourds secrets qui pèsent sur son enfance et l'on comprend cette espèce de détachement du monde que joue à merveille Adrian Brody (qui était Salvador Dali dans le dernier W.Allen et qui était tout aussi remarquable chez Polanski-Le Pianiste-,chez T.Malick,K.Loach ou W.Anderson). On peut voir dans  Detachment un lien de parenté avec l'Ange de W.Wenders dans Les Ailes du Désir. Le prochain film de Tony Kaye est annoncé avec ce titre: Attachment...Detachment est en tout cas un film très attachant. (Huit et Demi)

 


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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 7 Février 2012

Film français de Gilles Balbastre, Yannick Kergoat - 1h 44 – avec Arlette Chabot, Laurence Ferrari, David Pujadas

° Voici deux trublions sarcastiques qui dégainent tous azimuts pour mieux dénoncer les médias et leur collusion avec le pouvoir. Journalistes ou experts, la charge a des accents à la Michael Moore .Un documentaire féroce et drôle, qui veut aussi secouer notre sens critique. C’est fait. (Le JDD)
° Les Nouveaux chiens de garde dresse l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information pervertie en marchandise. (StudioCinéLive)
° Tordante et parfaitement rythmée, l’adaptation ciné du livre donne tout de même l’impression d’arriver un peu après la bataille. N’empêche : le film se sirote sans soif et fait office de salvatrice piqure de rappel. (Première)
° Depuis Guy Debord et Pierre Bourdieu, la critique des médias est un exercice presque banal, mais ce film lui redonne un sacré coup de fouet. Le montage, rythmé, alterne analyses corsées d'économistes (Jean Gadrey, Frédéric Lordon...) et archives savoureuses : mention spéciale à Alain Minc, vantant, en 2008, la capacité naturelle des marchés financiers à s'autoréguler. (Télérama)
° Un film salutaire, informatif et pédagogique, qui a en plus le bon goût d'être très drôle et rondement mené, abordant successivement plusieurs thèmes avec un brio revigorant. (La Gazette d'Utopia)
° Théorie du complot et triste rengaine sur les journalistes-tous-pourris ? Non, simple lucidité et salutaire exercice de critique des médias. A moins d'une révolution médiatique(on peut rêver),ce documentaire choc devrait donc  rester interdit de télé jusqu'à la saint-glinglin! (Le Canard enchaîné)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 1 Février 2012

  Film français, canadien de Jean-Marc Vallée - 2h – avec Vanessa Paradis, Kevin Parent, Hélène Florent  

° C'est assez difficile à croire, mais Café de Flore, le nouveau film de Jean- marc Vallée (C.R.A.Z.Y.) n'est que le dixième rôle de Vanessa Paradis en un peu plus de vingt ans de carrière devant la caméra. C'est aussi celui qui lui ressemble le moins : cette mère élevant seule son fils trisomique dans le Paris des années 60 ne pourrait être plus éloignée de l'image glamour habituellement renvoyée par la star. Si elle impressionne autant dans ce drame qui réfléchit sur l'existence des vies antérieures (on y découvre en parallèle le destin d'un DJ reconstruisant sa vie dans le Montréal d'aujourd'hui),c'est parce qu'il lui donne l'occasion de s'effacer derrière un personnage-ce quelque chose que peu de réalisateurs ont osé lui proposer jusqu'à maintenant, demandant trop souvent à Vanessa Paradis de jouer Vanessa Paradis, comme si son aura d'icône lui interdisait d'incarner autre chose qu'une variation d'elle-même.
 ° Dans son cinquième film, J.M.Vallée demande ni plus ni moins au spectateur de croire aux âmes soeurs, aux vies antérieures et au pouvoir supérieur de la musique. Le pire, c'est qu'il vous aura retourné avant même que votre cynisme n'ait eu le temps de tirer la sonnette d'alarme. On sort de son ambitieux Café de Flore avec les jambes coupées. (Première)

 

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Rédigé par Huit et Demi

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