Publié le 25 Avril 2012

Film français, polonais, ukrainien, allemand de Michale Boganim - 1h 48 - avec Olga Kurylenko, Andrzej Chyra, Serguei Strelnikov

26 avril 1986.Dans un petit village d'Ukraine, un mariage unit Anya et Piotr. Vingt-six ans après la catastrophe de Tchernobyl, la documentariste israélienne Michale Boganim signe sa première fiction, qui est aussi la première à sortir sur le sujet (du moins en France).Et on ne peut pas dire que les autorités ukrainiennes aient beaucoup encouragé ce tournage. L'équipe s'est pourtant rendue sur place, dans la « zone » fantomatique où tout n'est que ruines et deuil mais où la vie reprend peu à peu ses droits. L'idée de parler de l'union de deux cœurs au moment où le cœur d'un réacteur entre en fusion n'est pas que théorique, elle rend palpable la tragédie. Et la sublime lumière du chef opérateur fait le reste. (Première)

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Publié le 24 Avril 2012

Film américain de John Cassavetes - 2 h 03 -  avec Gena Rowlands, John Adames, Buck Henry (1980)
Cassavetes dresse  le portrait d’une Amérique de corrompus, de solitaires ; il dessine le visage d’une Amérique dans laquelle, au croisement de ses rues, on sent poindre le rêve. Pas le fameux rêve américain que transportent Hollywood et ses studios (Gloria par son titre est aussi un clin d’œil à une grande dame du passé, Gloria Swanson, star du cinéma muet) mais un rêve évoqué dans une jolie scène par le petit Phil : « What are your dreams like ? Do you remember of anything ? » demande-t-il à Gloria. Un rêve de croissance, de partage, un rêve dans lequel les acteurs ne sont plus des vitrines, des mythes ou des symboles, mais des êtres humains. (critikat.com)
Fim présenté par Jean-François Buiré,intervenant acrira

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 24 Avril 2012

Film français de Gilles Perret - 1h 19 - avec Michel Etievent, Henri Morandini, Mino Faïta

° Récit d'une véritable épopée : celle d’une Savoie agricole devenue industrielle par la grâce de l’électricité hydraulique, et qui a vu affluer, « comme un coup de tonnerre », entreprises et travailleurs au cours du siècle dernier. De mémoires d’ouvriers, film documentaire de Gilles Perret, enfant du pays, retourne ainsi la carte postale des verts pâturages et des stations de ski pour nous faire découvrir l’histoire enfouie de cette partie des Alpes, de « ces gens qui ont façonné la pente, ouvert des routes, construit des barrages, bâti des usines, pour faire ce que la Savoie est aujourd’hui », explique l’historien Michel Etiévent. Les paysans descendent des montagnes, les Italiens traversent la frontière, suivis des Polonais, Espagnols et Marocains. Un film en forme d’hommage à une classe sociale placée, malgré elle, au cœur de la campagne électorale, et que le réalisateur refuse de voir mourir dans la mondialisation.(Libération)

° Témoignages, archives et réflexion historique s'articulent avec une grande intelligence dans ce remarquable documentaire. (Les Fiches du Cinéma)

° Gilles Perret se projette vers le futur (incertain) donnant à voir et à comprendre, mieux que tous les politiques et les économistes, ce qui ,dans notre histoire, peut nous donner des clés pour demain, Intelligent et passionnant, (Première)

Michel Etiévent et Henri Morandini seront présents MARDI 1er mai pour présenter le film et discuter après la séance de 20h  

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Avril 2012

Film français de Guillaume Brac - 0h58 - avec Vincent Macaigne, Laure Calamy, Constance Rousseau

° Avec cette comédie mélancolique, Brac s’inscrit dans le sillage mousseux des grands cinéastes en R : le Renoir de Partie de campagne (filmage au naturel), le Rohmer de Conte d’été ou Pauline à la plage (le côté conte moral et saisonnier, en moins littéraire) et surtout le Rozier de Du côté d’Orouët et Maine Océan (la maladresse mélancomique comme valeur sexy, la « vacance » et les embruns qui oxygènent corps et cœurs). Références sans doute imposantes, mais dont Guillaume Brac se montre parfaitement digne. (Les Inrocks)

° Guillaume Brac réalise avec Un monde sans femmes un film accompli. Si les acteurs sont tous excellents, l'écriture du film n'est jamais prise en défaut et la mise en scène sans afféteries se révèle très précise. Le charme profond du film, sa légèreté enjouée, sa drôlerie comme sa finesse, se trouvent teintés d'une amertume qui contribue évidemment à le rendre précieux.  (Les Cahiers du Cinéma)

Ce moyen métrage (58mn) est accompagné d'un court métrage (24mn) du même réalisateur : Le Naufragé

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Avril 2012

Film français de Rabah Ameur-Zaïmeche - 1h 37 - avec Jacques Nolot, Christian Milia-Darmezin, Kenji Levan

° Bellissard, compagnon de route et héritier de Mandrin, le célèbre contrebandier aimé du peuple, loué par Voltaire, a les traits, le regard malicieux et pénétrant, la voix chuchotante de Rabah Ameur-Zaïmeche, acteur et cinéaste français d'origine algérienne, chef de file d'une bouillonnante petite troupe basée à Montreuil (Seine-Saint-Denis) avec laquelle il fait souffler un vent nouveau dans le cinéma français. (Le Monde)

° Aller chercher Mandrin aujourd’hui, qui est en quelque sorte notre Robin des Bois national, c’était déjà une idée brillante. Le traiter dans un jus si authentique, si dénué d’effets, si direct et frontal, malgré la subtile médiation de la mise en scène, voilà qui est encore mieux vu. (Libération)

° Un film foncièrement paradoxal mais qui développe jusqu'à son hypnotisante séquence de fin un discours politique très engagé. Excessif

° 2012, année politique. Rabah Ameur-Zaïmeche (Bled Number One, Dernier maquis) et sa troupe tirent les premiers en élevant la résistance aux rayons des beaux-arts. Les amateurs de « film musée », partisans du tout reconstitué, sont priés de passer leur chemin. Récompensé du prix Jean-Vigo, rarement film n'avait aussi bien rendu hommage à l'auteur de L'Atalante. (StudioCinéLive)

° C’est un militantisme au quotidien que filme le cinéaste dans les paysages du Larzac où les « Robins des Causses » ont trouvé leur havre. La beauté du film doit beaucoup à son éloge d'une fraternité capable d'abolir les différences entre les classes sociales, et entre les générations. Rabah Ameur-Zaïmeche, acteur à la force tranquille et cinéaste dont la maîtrise franchit ici un nouveau palier. (Télérama )

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 10 Avril 2012

Film français, espagnol de Benoît Jacquot - 1h 40 -   avec Léa Seydoux, Diane Kruger, Virginie Ledoyen

  Benoît Jacquot a toujours été passionné par les destins féminins. Peu étonnant donc qu'il s'intéresse à celui d'une dame de compagnie (Léa Seydoux), lectrice privilégiée de Marie-Antoinette (Diane Kruger, dans son meilleur rôle) et qu'il épouse ses tremblements anxieux à l'aube de la Révolution On n'est pas dans l'exposé historico-pédagogique poussiéreux façon « La Révolution Française pour les nuls ». Plus dans une rêverie envoûtante à la tension paranoïaque. Le récit est d'ailleurs construit comme le rêve flottant d'une mémoire nébuleuse. Parfaite Apollonide, rose sur un tas de fumier et reine du royaume en tête d'une distribution en or, Léa Seydoux possède cette carnation pâle des filles en fleurs, filmée amoureusement par Benoît Jacquot. Grâce à elle, il signe l'un de ses plus beaux films: un parcours initiatique tendu à l'extrême qui préfère la reine au roi, la biographie obscure au poids du mythe, la sobriété d'un état de crise au faste spectaculaire, la lune au soleil, l'histoire à la géographie.  
Les adieux à la reine parle du passé au présent pour tenter de comprendre ce qui n'allait pas hier et ce qui ne va toujours pas aujourd'hui. (Excessif)

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Publié le 10 Avril 2012

  

Film français, italien de Stefano Savona - 1h 31

° Savona invente son tournage au jour le jour, au plus près de ses personnages :  cette improvisation est a posteriori une des grandes qualités du film, qui se met ainsi au diapason d'un mouvement spontané qui se définit lui-même en marchant, en courant, en parlant et en luttant. (Le Monde)

° Parce qu'il est du côté du collectif, le cinéma donne encore ici la preuve qu'il peut accompagner et rendre compte, sans les trahir, des luttes de la libération. D'entrée, dès le premier plan du film, nous sommes au cœur de la révolution, sur la place ou plutôt « dans la place ». (Les Cahiers du Cinéma)

° Des foules indistinctes, du cri colossal de la révolte, Savona a su extraire l'âme et le sens par les moyens du cinéma. (L'Humanité)

° Il se dégage de ces images, une vérité, une puissance, un espoir étonnants. (TéléCinéObs)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 3 Avril 2012

  

Film français de Lucas Belvaux  - 1h 44 - avec Yvan Attal, Sophie Quinton, Nicole Garcia   

° Dans le labo de son film, Belvaux précipite le plomb des clichés et les transforme en or. Quel est le secret de cette alchimie ? Une conjugaison du froid et du chaud : histoire de feu et images de glace.38 témoins est un film sur la lâcheté collective et le courage d'un seul homme. Louons ici l'excellence d'Yvan Attal, massif et pourtant friable. (Libération)

° Lucas Belvaux avait marqué avec sa trilogie Un couple épatant ,Cavale, Après la vie. A la suite de La Fée de D.Abel, F.Gordon et B.Romy (film bleu) et Le Havre d'A.Kaurismäki (film bleu-gris),38 Témoins (film gris) boucle, dans les faits, un intense triptyque cinématographique d'hommage au Havre.  (Positif=

° 38 Témoins est un film très fort, qui éclaire la face sombre de l'humain, à ne pas rater.  (Elle)

° Lucas Belvaux et Yvan Attal, c'est un duo qui marche. Après Rapt, voici un Fenêtre sur cour qui fait froid dans le dos à tous les étages.  (Excessif)

° Sophie Quinton, Nicole Garcia et Didier Sandre portent avec puissance les personnages de ce thriller humaniste.  (La Croix )

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 3 Avril 2012

Film français, allemand, belge de Julie Delpy -1h 35 - avec Julie Delpy, Chris Rock, Albert Delpy

Après La Comtesse et le récent Skylab, Julie Delpy renoue avec son personnage de 2 Days in Paris et délocalise l'action à New York pour organiser un nouveau match franco-américain. La réalisatrice, installée aux Etats-Unis depuis une vingtaine d'années, sonde le fossé culturel qui sépare son pays natal de sa terre d'adoption avec toujours autant de précision. Elle additionne les petits malentendus, traquant tout ce qui se perd in translation pour signer une comédie décontractée mais jamais anodine, légère jusqu'au moment où l'émotion l'emporte sans prévenir.(Première)

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