Publié le 29 Mai 2012

  

Film français, belge de Jacques Audiard - 1h 55 - avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure

° Quelles que soient les affinités avec le cinéma de Jacques Audiard, quel que soit le jugement que l'on porte sur ses films, force est de constater que De rouille et d'os est parfaitement réussi. Film impressionnant de maitrise, d'intensité et, finalement, de simplicité. (Les Inrocks)

° Film puissant, charnel, bouleversant. (Marianne)

° On en sort la boule au ventre, mais que ce mélodrame est lumineux ! (Télé 7 jours)

° L’un des coups de génie du cinéaste consiste à plonger un argument romantique dans un récit gigogne et dynamique, insaisissable, qui change de braquet en permanence, flirtant avec les ombres du film noir et du drame social hardcore, mais sans jamais s’y abandonner totalement. Dans De rouille et d'os, on ne sait pas vraiment où on est, où on va, ni à quoi va bien pouvoir ressembler la scène suivante. Cette matière narrative monstre, toujours en mouvement, Audiard la malaxe avec un art qui n’appartient qu’à lui, celui d’un maître très sûr de ses effets et sans égal en France : direction d’acteurs tuante, économie et musicalité inouïes des dialogues, puissance infernale du montage, capacité à planter un décor en quelques notations impressionnistes foudroyantes... Le tout au service d’un nouveau portrait rageur et brutal de la condition humaine, qui laisse le spectateur vidé, sonné, exsangue. K-O. debout. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 29 Mai 2012

Film chilien, américain de Sebastián Silva, Pedro Peirano - 1h 29 - avec Belgica Castro, Claudia Celedón, Catalina Saavedra

° Un film qui ne fait pas penser au cinéma, qu'est-ce que ça peut être? Les Vieux Chats, un film sans manière dans lequel S.Silva et P.Peirano ont le talent de nous éviter toute purée psychologique. (Libération)

° Nous sommes en pleine sitcom, telle que François Ozon a tenté de l'élever au statut d'art sous ce titre. (L'Humanité)

° Les Vieux Chats, non dépourvu d'humour, suscite une réelle émotion. (Positif)

° La Nana, le précédent film des 2 auteurs, montrait le quotidien banal et invivable d'une bonne dans une famille bourgeoise. Il faut imaginer ici la rencontre, à Santiago du Chili, de la comédie italienne cruelle - mettons L'Argent de la Vieille-  et d'un mélo mère- fille tordu d'Almodovar.  (Télérama)

° Du grand spectacle de divertissement au service d'une histoire simple et épique. Une comédie savoureuse et plus politique qu'il n'y paraît défendue par 4 acteurs truculents et très aimés au Chili. (Le JDD)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 22 Mai 2012

Film mexicain de Gerardo Naranjo - 1h 53 – avec  Stephanie Sigman, Noe Hernandez, James Russo    

Au-delà de la dénonciation du système et de la description d'une culture mexicaine imperméable à la loi, Miss Bala n'est ni plus ni moins qu'une variation contemporaine d' Alice au pays des merveilles dans laquelle une beauty queen, naguère cachée dans des pétales de rose, se perd avec nous dans les dédales d'un songe horrible. Dans le registre du gros film de petit malin, on redoutait le pire(film-dossier vériste, misérabilisme, voyeurisme, pathos, cultisme, indignation facile). Mais, miracle : le sujet, déjà puissant, est développé comme une parabole dostoïevskienne sur la corruption d'une âme innocente par la société. Gerardo Naranjo ose une mise en scène aérienne, presque douce : une approche onirique de dérive kafkaïenne.( Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 22 Mai 2012

Film allemand de Christian Petzold -1h 45 – avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld, Rainer Bock

Barbara sonne comme une œuvre de la maturité et méritait plus qu'un Ours d'argent du meilleur réalisateur de la 62è Berlinale. Il s'agit du premier film historique du cinéaste. Une histoire récente, il est vrai:1980 en RDA, non loin de Rostock avec Nina Hoss dans le rôle principal. Son interprétation toujours aussi spectrale (qui lui avait déjà valu un Ours d'argent pour Yella en 2007) gagne encore en intensité avec le subtil décalage historique qu'opère Christian Petzold. Le réalisateur pénètre le quotidien bucolique du Mecklembourg-Poméranie antérieure où la répression du régime de Honecker se distille dans un non-dit de plus en plus criant, à l'image du commissaire de la Stasi superbement interprété par Rainer Bock. On y voit l'envers du décor de l'appareil répressif, où même les bourreaux n'échappent pas à la maladie de leur système absurde. (Positif)

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Publié le 22 Mai 2012

Film français, américain, brésilien, britannique de Walter Salles - 2h 20 - avec Sam Riley, Garrett Hedlund, Kristen Stewart

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Publié le 15 Mai 2012

 

Film belge, français de John Shank - 1h 43 – avec Vincent Rottiers, Anaïs Demoustier, Florence Loiret

° D'une observation méticuleuse du milieu rural (en l’occurrence un village de l’Aubrac), John Shank ne garde que l’incarnation physique qu’en donne inlassablement le protagoniste obstiné. Et ce n’est pas vers le soleil couchant que, devenu outlaw sans cheval, il s’éloigne à la fin, mais vers un horizon embrumé et glacial. Plutôt que vers un fac-similé de western, L’Hiver dernier tend vers une sorte de « post-western » désenchanté.  (Critikat)

° Un premier film porté par une impressionnante force de conviction, une interprétation plus que solide et surtout une confiance absolues dans les capacités picturales et narratives de l'image cinématographique. (Les Fiches du Cinéma)

° Le film rêve de La Balade sauvage de Terrence Malick en Aveyron avec un jeune fermier à la place de Martin Sheen. Il parvient souvent à cet enracinement forcé, grâce à l’œil de John Shank, pour dessécher l’Aubrac en contrée primitive. (Les Inrocks)

° Malgré une utilisation trop solennelle de la musique, la singularité du récit, l'inspiration de la mise en scène et la qualité de la direction d'acteurs font de cet étonnant premier film une des excellentes surprises du moment. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 15 Mai 2012

 

Film israélien de Nadav Lapid - 1h 45 – avec Yiftach Klein, Yaara Pelzig, Michael Moshonov

° Ce film, à la mise en scène pure et dure est composé à la manière d'un diptyque tendu vers une impossible rencontre - d'amour dans la mort-, comme dans Duel au soleil, le classique de King Vidor. Superbement filmé, il fait éclater les tensions sociales qui minent la société israélienne, en mettant pour une fois les Palestiniens entre parenthèses. (Le Canard enchaîné)

° Dans un final surprenant, très beau, dont on se gardera de révéler la teneur, une croyance dans l'humanité tout entière affleure avec une douceur inouïe. Le film n'en est que plus fort. (Le Monde)

° Le Policier, à la fois maîtrisé et provocateur, a reçu le Prix spécial du jury au festival de Locarno. Lapid, dans un style sec et précis, réalise un thriller politique battant en brèche le mythe de la cohésion nationale israélienne. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 8 Mai 2012

Film italien de Mario Monicelli - 1h 51-   avec Claudia Cardinale, Vittorio Gassman, Renato Salvatori (1959)

Par son succès international, ce film a fait passer définitivement le cinéma italien du réalisme de l'après-guerre à la comédie. Le tout entre pitrerie, dérision et émotion. (Télérama)

Film présenté par Jacques Joubert

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Publié le 8 Mai 2012

Film français, suisse d’Ursula Meier - 1 h 37 – avec Léa Seydoux, Kacey Mottet Klein, Martin Compston

° En anglais, le film est intitulé sans cérémonie Sister. Où sommes-nous ? Sous le soleil et la neige, partout et nulle part*. Les merveilleuses lignes de route, d'autos, de trains… qui traversent et scindent les images signées Agnès Godard (Home) démontrent que traverser le paysage, c'est marquer le pas. Partir, c'est périr. Parmi les traits communs à Home et à L'Enfant d'en haut sont l'excellente direction des acteurs, la fluidité du montage, l'absence de psychologisme et de jugement. (Positif) 
° Scrutant les visages de ses magnifiques acteurs, leurs gestes avortés, leurs corps fuyants, la réalisatrice nous entraîne derrière la façade. Elle tresse un film bouleversant d'indicibles chagrins sans larmes.  (Première)

* Le film a été tourné en Suisse, dans le Valais.

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 8 Mai 2012

  

Film japonais de Kore-Eda Hirokazu - 2h 08 – avec Koki Maeda, Ohshirô Maeda, Ryôga Hayashi

° Kore-Eda filme cette chronique enfantine avec une grâce bouleversante. Le charisme des deux enfants (frères dans la vraie vie) est d'ailleurs époustouflant et constitue certainement l'une des clés de la réussite du film Ce film de lumière pure serre le cœur. Qu'importe que l'artifice du scénario laisse d'abord songeur, Kore-Eda lui confère une malice et une chaleur inoubliables, loin de la tournure dramatique de son autre chef-d’œuvre, Nobody Knows. (StudioCinéLive)

° Auteur de Nobody knows (2004) et Still walking (2009), le cinéaste nippon Kore-Eda Hirokazu est décidément un poète du quotidien dans la lignée d'Ozu. Il réussit de nouveau ici un délicieux film d'enfants, tendre et émouvant, sans trahir leur univers. Un petit « miracle »,selon le titre japonais original ! (Le Canard enchaîné)

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