Publié le 26 Juin 2012

Film espagnol, français  de Benicio Del Toro, Pablo Trapero, Julio Medem  -2h09 - avec Josh Hutcherson, Vladimir Cruz, Emir Kusturica

À travers le regard d'une belle palette de réalisateurs internationaux, 7 jours à La Havane  prend la température de la capitale cubaine et en dépeint, sur un ton léger, la réalité sociale. Forcément inégal mais avec des fulgurances inoubliables dont le segment réalisé par Gaspar Noé, jamais aussi génial que quand il fait court. Le film se termine par le segment réalisé par Laurent Cantet. C'est le plus boursouflé mais aussi le plus généreux dans sa propension à vouloir dire beaucoup (trop) de choses en très peu de temps. Comme si cette ville ne voulait pas qu'on la quitte ainsi et ne pouvait être quittée autrement qu'avec regret. (Les Fiches du Cinéma)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 26 Juin 2012

 Film autrichien d’Umut Dağ – 1h33 - avec Nihal Koldas, Begüm Akkaya, Vedat Erincin

Ce premier film autrichien s’attelle à un sujet très contemporain : les tensions de la double identité vécues par les immigrés, tiraillés entre pays d’accueil et pays d’origine, mœurs occidentales modernes et traditions ancestrales. Umut Dag déploie son récit dans un style très différent de celui que l'on associe habituellement au cinéma autrichien. Loin de la froideur formaliste d'Haneke ou de Seidl, la mise en scène de Dag est souple, subtile, en empathie avec tous ses personnages. Et le casting à dominante féminine est magnifique. (Les Inrocks)


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Publié le 19 Juin 2012

 

Film français de Raymond Depardon, Claudine Nougaret, - 1h 40 –

Raymond Depardon photographie des fragments de provinces françaises, Claudine Nougaret retrouve des morceaux de films « dans la cave ». L'un fouille, l'autre farfouille.. Journal de France est un film en duo, au sens musical du terme. L'un fredonne, l'autre chantonne.  Journal de France est un journal extime, un découpage d'informations, brèves ou stories, qui donnent des nouvelles du monde, mine de rien, depuis plus de 50 ans. Profession : reporter ,le titre du film d'Antonioni est taillé pour lui. Les Soviétiques à Prague, le Biafra, Bokassa, Giscard « à la barre », l'affaire Claustre, les fous de San Clemente, la minute de silence de Mandela ,les paysans de Villefranche-sur-Saône, autant de morceaux choisis qui sont comme des extraits de parfum donnant envie d'en respirer de nouveau l'intégralité. Qu'est-ce qui fait toujours courir R.Depardon ? Les paysages, les visages. Le festival des visages, la symphonie des paysages. Les visages comme des paysages.  (Libération)

 

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Publié le 19 Juin 2012

Film algérien, français de Dahmane Ouzid - 1h 55 - avec Amine Boumediene, Karim Zenimi, Habib Aichouche

°  Cette comédie musicale a le grand mérite de montrer un visage inattendu et rafraîchissant de l'Algérie actuelle. Sa jeunesse danse, chante, interpelle "Oncle Google" ou "Tata Yahoo". Dans un style chatoyant de clip, elle présente de manière plaisante rappeurs, fans de foot ultra, flics, maire affairiste... Idyllique, voire gentillet ? Non, un ton bon enfant pour mieux faire passer la critique sociale. (Le Canard enchaîné)

°  La Place est un lieu symbolique, celui où s'exprime une jeunesse qui s'interroge sur son identité et son avenir. Interprété par des jeunes talents du rap, du hip-hop ou de la musique plus traditionnelle, le film de Dahmane Ouzri parvient, avec succès et fantaisie, à s'interroger sur son propre statut, déterminé par une série d'influences musicales, chorégraphiques, visuelles surtout, qui témoignent d'une tradition bouleversée elle-même par la construction d'un monde que les industries culturelles ont métissé mais aussi éloigné de ses racines. Eclairé comme une sitcom, nourri de chansons de variétés, le film navigue habilement entre l'apparente soumission aux codes dominants et la critique lucide de ceux-ci. La Place est un des objets cinématographiques les plus bizarres du moment.  (Le Monde)
Soirée exceptionnelle vendredi 22 juin en présence du réalisateur

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 12 Juin 2012

Film américain de J. C. Chandor - 1h 47 - avec Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons

°  Sous l'influence de Stanley Kubrick, une nuit dans le cerveau malade d'une banque d'investissement, en 2008,aux prémices de la crise. Vertigineux. (Le Monde)

°  Réjouissante réussite Margin Call ne met pas en scène la crise financière pour la dénoncer ou s'en indigner, mais pour la réduire à une inanité absurde qui n'appelle en nous qu'une sorte de ricanement. (Positif) 

°  Une fois entré dans Margin Call, on est empoigné par le film et on oublie vite les souvenirs connotés par son listing de stars pâlies. J C Chandor signe un film remarquablement écrit, interprété et mis en scène, un film intimiste sans gros budget ni pyrotechnie qui semble pourtant tenir le sort du monde entre ses mains. (Les Inrocks)

°  Derrière ses airs de pièce de théâtre de luxe, Margin Call est un gros morceau de cinoche.  (Cinéma Teaser)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 12 Juin 2012

Film français de Benoît Delépine, Gustave Kervern - 1h 32 - avec Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel, Brigitte Fontaine

Un film mal élevé qui oublie de se prendre au sérieux, soit une rareté dans le contexte cannois 2012. Avec l’histoire de la famille Bonzini, gérants d’un restaurant (« La pataterie ») sis au milieu d’une zone commerciale anonyme, les deux cinéastes s’en donnent à cœur joie dans le registre débraillé et loufoque. Fidèle à leur humour absurde et à leur prédilection pour les personnages résolument à la marge, Kervern et Delépine entrainent dans une comédie destroy et stylée, comme si les Sex Pistols et Jacques Tati s’étaient donné la main pour fomenter ensemble un film. L’occasion pour Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel, Brigitte Fontaine et consorts de s’amuser beaucoup. Nous aussi. Le film sort en salles le 6 juin et il n’y a aucune raison de le bouder. (Rue 89)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 5 Juin 2012

Film américain de Wes Anderson - 1h 34 - avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray

°  Bienvenue dans le monde de Wes Anderson, celui des robes à col Claudine et des gros gilets en laine, des dialogues décalés et des décors stylisés, du spleen et de la béatitude. Plus encore que dans ses précédents films (Fantastic Mr. Fox mis à part), Anderson pousse la sophistication à l’extrême. Ce parti pris est totalement raccord avec l’univers du conte qu’embrasse Moonrise Kingdom, film éminemment graphique qui suscite une émotion similaire à celle éprouvée devant une toile de maître. Anderson évoque notamment l’influence de l’illustrateur Norman Rockwell et ses scènes du quotidien flirtant avec la caricature. (Première)

°  Sans sombrer dans le bégaiement, Wes Anderson creuse son sillon et signe un conte initiatique solaire d'une rare maîtrise. (Cinéma Teaser)

°  Un objet sonore et visuel impeccablement ciselé dans la nostalgie de l'année 1965.Les jeunes acteurs sont franchement épatants et Bruce Willis en flic mélancolique est étonnant.  (Le Canard enchaîné)

°  Un bien joli film, visible en famille, dont l'élégance décalée n'est pas sans lien avec la qualité de sa bande-son. Frais, léger, goûteux, une mise en bouche appétissante. (La Croix)

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Publié le 5 Juin 2012

Film britannique de John Madden - 2h 5 - avec Judi Dench, Tom Wilkinson, Maggie Smith

°  Une histoire pleine de charme et de (bons) sentiments. Un conte qui lorgne du côté du 3è âge pour y trouver la pêche, la santé, la gaillardise. (Ouest France)

°  Même si parfois le trait est un peu caricatural, rien n'est pesant ni asséné. Et quand les dialogues sont mis en bouche par l'aristocratie des acteurs britanniques, c'est simplement délicieux. (La Gazette d'Utopia)

°  Le grand personnage du film, c'est l'Inde, pays coloré et fantasmagorique. Heureusement, John Madden évite la déréalisation totale du format carte postale et le pathos surligné de la misère sociale. Un voyage tendre et touchant doté d'une distribution prestigieuse. (Excessif)

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