Publié le 30 Octobre 2012

Film italien de Paolo et Vittorio Taviani - 1h 16 - avec Cosimo Rega, Salvatore Striano, Giovanni Arcuri

Ours d'or mérité au dernier festival de Berlin, César doit mourir surprend en déjouant les attentes quant au « film sur le théâtre en prison ». Les auteurs insistent sur l'hétérogénéité culturelle qui s'exprime à travers les lignes de la pièce de Shakespeare. (Les Cahiers du Cinéma)

 Les frères Taviani (Palme d'Or en 1977 avec Padre Padrone) donnent ici leur œuvre la plus dense, la plus épurée, la plus constamment prenante. La plus riche aussi, peut-être, proposant de multiples niveaux de lecture et ouvrant autant de pistes de réflexion. (Les Fiches du Cinéma)

 ...un casting secouant où une farandole de tronches qui n'existent pas au cinéma, défile face à la caméra, chaque taulard faisant preuve d'une assurance stupéfiante. (Libération)

 La durée du film, étonnamment court, reflète un souci constant de mesure. Qu'est-ce qui est en question dans cette expérience de jeu ? La foi. En un rôle, en un texte, en soi. En quelque chose. Le film en fait simplement le constat. Avec beaucoup de force. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 30 Octobre 2012

Film français, allemand, autrichien de Michael Haneke - 2h 07 - avec Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert

Grâce à la rigueur et l'intelligence d'une mise en scène tirée au cordeau, et une direction d'acteurs hors du commun, Haneke réussit son pari. Sublime. (Positif)

Sans que l'on sache ni comment ni pourquoi, on est saisis, dès les premières images, par la dramaturgie qui lie les deux personnages et donc les deux acteurs, sublimes, qui font passer à travers eux des pans entiers de cinéma. A l'instar de son précédent Ruban blanc, déjà palmé d'or, Amour est un film fantastique - au propre comme au figuré - sur l'inconsolable proximité des fantômes. (Première)

 Amour est  un film monstre et gentil. Un film qui fait du bien, mais qui, au nom de ce bien, appuie où ça fait mal. Mais la grandeur de ce film, sa hauteur, c'est qu'il n'a que faire de nos larmes, qu'il n'est pas là pour les sécher, nous consoler et encore moins en profiter. Enfin un film digne de nous, c'est-à-dire digne de l'humanité.  (Libération)

 

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 23 Octobre 2012

Film italien, français de Matteo Garrone – 1h55 - avec Aniello Arena, Loredana Simioli, Nando Paone

Voir Naples et fou rire. Matteo Garrone ressuscite la comédie italienne en épinglant la télé-réalité.

Matteo Garrone, en trois plans séquences, donne le ton de sa comédie grinçante. Il ne sera question que de cela dans Reality : les faux-semblants, la poudre aux yeux et surtout la désolante et cruelle certitude de chaque individu à croire que la gloire est à portée de main. Dans cette chronique amère, Garrone n'oublie jamais de rester dans les codes du comique, même si, pour les besoins de la cause, on rit souvent jaune. C'est probablement à l'usage des enfants de la télé qui ont biberonné à la « télé-réalité » qu'il a réalisé ce conte du dérisoire, ressuscitant, l'espace d'un film, l'esprit de ses maitres (Monicelli, Risi) disparus.  (Libération)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 23 Octobre 2012

Film français d’Alain Resnais - 1h 55 - avec Mathieu Amalric, Pierre Arditi, Sabine Azéma

C'est de la vie même, celle des acteurs, celle du metteur en scène, et de leur vocation à faire vivre au travers de la représentation, qu'il est question ici, sur la scène et sur l'écran, en même temps qu'il est question d'Orphée. A ces jeux de réflexion sur le cinéma, peu de cinéastes osent se confronter aujourd'hui avec autant de constance. (Positif)

La nature gigogne du film ouvre à Alain Resnais son grand large : insatiable enfant jamais lassé du bac à sable cinéma, le vieux lion joue avec les emboitements, ruse sur les dispositifs, s'amuse des effets presque physiques et chimiques produits par le système un peu baroque de vases communicants qu'il met en circuit sous nos yeux. Le fait que tout ce talent, cette vie, cette loquacité et cet humour convergent dans le plus délicat et autobiographique des discours sur la mort ne vient jamais grever le cours profondément joyeux du film.  (Libération)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 16 Octobre 2012

 

Film français de Nicolas Ferran - 1h10

C'est très mal vu d'aimer un étranger. Plane au-dessus de ces couples l'ombre terrifiante des mariages blancs. Avec intensité et émotion, treize couples décrivent dans ce film un parcours du combattant pour se marier en France, faire valider un mariage à l'étranger, obtenir un visa ou bénéficier d'un titre de séjour. Plusieurs témoignages proviennent de la région Rhône-Alpes (Ain, Savoie). Nicolas Ferran filme ces amants houspillés, se concentre sur leurs témoignages, leurs histoires insupportables. (Le Canard enchainé)

Un film accablant et bouleversant. (France Inter)

Un documentaire à ne pas rater. (Elle)

Ce sont des vies harcelées et des amours reniés qui se confient à la caméra...de l'épaisseur humaine en barre. (Africultures)

Après le film, débat avec Floriane Guénard, chargée de communication et de diffusion de ce film

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 16 Octobre 2012

Film français, philippin, britannique, allemand de Brillante Mendoza – 2h02 - avec Isabelle Huppert, Kathy Mulville, Marc Zanetta

Le nouveau film de Brillante Mendoza nous saisit dès les premiers plans. « Une histoire vraie » que  Mendoza relate dans un balancement nerveux entre stridence sèche de scènes de fusillades et délicatesse de trouées contemplatives, attentives aux vibrations sauvages du monde.  (Libération)

 Tendu comme un thriller, distillant le parfum des films d'aventure, aussi subtil dans la peinture psychologique que dans l'analyse du contexte géopolitique, Captive est un film plein, riche, extrêmement bien exécuté. Ajoutons qu' Huppert est géniale, livrant une performance magistrale.  (Les Inrocks)

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Publié le 9 Octobre 2012

Film français de Stéphane Brizé - 1h 48 – avec Vincent Lindon, Hélène Vincent, Emmanuelle Seigner

Dès les premières images du film de Stéphane Brizé, les silences d'Hélène Vincent et les regards de Vincent Lindon fredonnent une musique familière. Violence des êtres sans tendresse,  épuisés de colères anciennes, broyés de solitude, claudiquant dans la vie comme du fauteuil au lit. Cette lumière triste, ces gestes mornes, tablier de mère, cigarette de fils, mots brandis comme des poings. Georges Simenon aurait pu écrire ces deux-là. (Le Canard enchainé)

 Sur ce fond austère, une infinité de nuances et deux acteurs en grâce...beau et terrible, une histoire dont on ressort le cœur lourd, et la lumière aux yeux.  (Le Monde)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 9 Octobre 2012

 Film français, qatarien, égyptien de Namir Abdel Messeeh - 1h 31 - avec Siham Abdel Messeeh, Namir Abdel Messeeh

 « Cinéaste cherche témoins de l'apparition de la Vierge à Zeitoun en 1968 » Drôle d' exercice d'autofiction et d'autodérision... Souvent cocasse, cette mise en abyme offre aussi une réflexion, brouillonne et poétique, sur le cinéma comme art de l'apparition. (Télérama)

A la croisée du documentaire et de l'autofiction, entre Lost in La Mancha et Woody Allen, le film fait son chemin, léger, improbable et singulièrement drôle. (Libération)

Epatant de drôlerie et de malice, ce « documentaire » nous en apprend beaucoup sur l'Egypte, les coptes et...la maternité. Un vrai miracle !  (Le Canard enchainé)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 2 Octobre 2012

Film français de Noémie Lvovsky - 1h 55 - avec Noémie Lvovsky, Samir Guesmi, Judith Chemla
Prix SACD - Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques - au Festival de Cannes

Formidable bourrasque d'humanité, résolument ludique et doucement mélancolique. (Marianne)

Lvovsky fait résonner dans le cinéma d'auteur français une petite musique qui n'appartient qu'à elle. (Le Monde)

Par moments, qui ne sont pas rares, Camille redouble semble touché par la grâce. (Le Nouvel Observateur)

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Publié le 2 Octobre 2012

 Film français de François Ozon - 1h 45 - avec Fabrice Luchini, Ernst Umhauer, Kristin Scott Thomas

Il a du Théorème dans ce scénario. Ce film, présenté comme un thriller, est ponctué de belles réflexions sur la création littéraire et sur l'enseignement. Il bénéficie d'une bonne interprétation, notamment le couple Luchini-Scott Thomas, avec une mention spéciale au jeune acteur Ernst Umhauer. A noter la prestation de Yolande Moreau dans un double rôle étonnant.(Huit et demi)

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Rédigé par Huit et Demi

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