Publié le 29 Janvier 2013

Film français, sénégalais d’Alain Gomis - 1h 28 - avec Saul Williams, Aïssa Maïga, Anisia Uzeyman

Le 3è long métrage d'Alain Gomis est une ode plus sensuelle que morbide à la beauté du monde, à ses couleurs, à sa musicalité  et à sa drôlerie parfois absurde. Certaines pastilles graphiques tutoient le sens burlesque de Tati, avec, en guise de M. Hulot tragique, le slameur Saul Williams à contre-emploi dans un rôle de taiseux. (Première)

La finalité du film étant donnée dès l'ouverture, A.Gomis abandonne toute tentative de dramatisation pour s'en tenir aux émotions et au ressenti. Et c'est dans son approche documentaire qu'Aujourd'hui trouve sa vraie substance. A charge pour le spectateur de lâcher prise et d'accepter la beauté brute mais linéaire de cette troublante poétique urbaine. (Positif)

Ne pas chercher à tout comprendre du film d'A.Gomis. Surtout pas. Ne pas guetter l'image d'après. Oublier l'impatience, la précipitation, les brusqueries du scénario. Ensuite, lâcher prise. Et s'abandonner à la magie. (Le Canard enchainé)

On peut confusément songer au récent Oslo 31 août, de Joachim Trier, autre chant d'amour urbain et fiction du dernier jour à vivre. (Libération)

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Publié le 29 Janvier 2013

Film américain de Paul Thomas Anderson – 2h17- avec Joaquin Phoenix, Philip Seymour

L'auteur de Magnolia et de There Will Be Blood signe un face-à-face troublant entre un gourou et son élève. (Libération)

Une photographie somptueuse, une  partition envoutante et une mise en scène souveraine. (Télérama)

Oui, il s'agit bien d'un film sur la naissance de l’église de scientologie.[Mais] The Master est heureusement beaucoup plus riche que ça...un chef d'œuvre polysémique... qui a autant d'interprétations possibles que de spectateurs. Œuvre d'une richesse thématique et d'une splendeur visuelle inouïes. (Première)

Le meilleur film d'Anderson à ce jour. En choisissant de buter contre la solitude de ses deux héros, en subtilisant l'horizon de son cinéma au profit d'une fuite en avant, il ouvre son œuvre à une puissance d'errance et d'affabulation qui ne le cède en rien à  son désir de plus en plus affiné de grandeur. (Les Cahiers du Cinéma)

 

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Publié le 23 Janvier 2013

  

Film norvégien d’Ole Endresen - 1h 20 - avec Atle Antonsen, Linn Skåber, Kåre Conradi

Une réjouissante comédie qui assume un certain mauvais gout et une esthétique décalée. (La Croix)

Franchement anecdotique, le résultat peut s'avérer marrant si on est bien luné. (Première)

Une curiosité scandinave, centrée sur un anti-héros singulier dont on suit du bout des yeux l'effondrement, puis la rédemption. Amplifiée par une galerie de seconds rôles ingrats, c'est une atmosphère pince-sans-rire qui prévaut. (Libération)  

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Publié le 23 Janvier 2013

Film français de Stéphane Cazes - 1h 35 - avec Mélanie Thierry, Nathalie Becue, Corinne Masiero

Un film très émouvant, plein de souffle, qui sonne comme un vibrant hommage aux femmes. (La Croix)

Pas de message politique ici, mais un regard d'une profonde humanité. (Le Nouvel Obs)

Il y a Mélanie Thierry, peu vue au cinéma depuis La Princesse de Montpensier. Elle est ici douce et dure, fragile et forte, sensuelle et défaite. Elle porte le film, ou plutôt l'emporte vers l'émotion pure. (Télérama)

On retrouve ici Corinne Masiero (Louise Wimmer), l'une des plus impressionnantes actrices du cinéma français. Terrifiante en taularde camée, son jeu au cordeau fait mouche une nouvelle fois. (Le Monde)

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Publié le 23 Janvier 2013

Film français, belge, estonien d’Ilmar Raag  - 1h 34 - avec Jeanne Moreau, Laine Mägi, Patrick Pineau

Ilmar Raag a trouvé le bon équilibre : entre comédie et drame léger, raison et sentiment, douceur et colère, le film touche juste. (Télécinéobs)

Minimaliste, économe de ses effets dramatiques, Une Estonienne à Paris entraine dans son charme discret, son épure, sa petite musique énigmatique. (Positif)

L'essentiel est dans le face-à-face entre deux admirables comédiennes. La relation est touchante et le film procure un sentiment profond d'humanité. Il a d'ailleurs obtenu le prix du jury œcuménique au festival de Locarno.  (L'Humanité)

A cette musique de chambre, les acteurs donnent de la résonance : Jeanne Moreau, impériale, et ses deux partenaires, Laine Mägi et Patrick Pineau, dans la nuance. (Télérama)

Un trio de comédiens absolument parfait, qui parvient avec brio à nous fasciner de bout en bout. (Ecran large) 

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Publié le 15 Janvier 2013

http://huitetdemi.voila.net/Images12_13/marina.jpgFilm américain de Matthew Akers - 1h 46 -

C'est un condensé d'énergie, une mise à nu qui tient autant du théâtre que de la sculpture : Marina Abramovic est capable par ses performances, d'atteindre ses spectateurs au plus profond de leur être. Il se joue alors quelque chose d'une rare intensité, que la caméra d'Akers parvient miraculeusement à saisir. (Télérama)

Plus largement que son corps, c'est sa vie intime qu'Abramovic utilise comme médium. Pas étonnant que ce soit des aspects intimes, voire anecdotiques, qui rendent son portrait jubilatoire.  (Les Cahiers du cinéma)

Très peu hagiographique et réellement fascinant. (TéléCinéObs)

La « grand-mère de la performance », ainsi que se surnomme Marina Abramovic elle-même, n'a pas fini de surprendre. (StudioCineLive)

Oui, l'art peut être une force transcendante. (Première)  

Ce voyage au cœur de l'extrême et du questionnement sur l'art, qui peut aussi choquer ou agacer, reste extraordinaire.  (Le JDD)

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Publié le 15 Janvier 2013

http://huitetdemi.voila.net/Images12_13/anahalprin.jpgFilm suisse, américain de Ruedi Gerber - 1h 20 -

Si l'héroïne de ce beau documentaire est peu célèbre en France, son œuvre, sa démarche, sa philosophie sont pourtant bouleversantes. (Le Monde)

Voici un documentaire, parfois un peu foutraque dans sa construction, mais débordant d'énergie. (TéléCinéObs)

Anna Halprin est une icône de maintenant 92 ans qui inculque plus qu'une démonstration de danse « new age », mouvement auquel elle a été longtemps réduite. (Ecran Large)

Sans emphase (grâce à l'absence de voix off autres que celles des interviewés), le film rend compte de l'énergie libératrice qui a permis à Anna Halprin de franchir les barrières de la scène et de faire accéder au statut de chorégraphie les gestes du quotidien. (Critikat)

 Anna Halprin a dansé avec Merce Cunningham, lancé ses petites- filles dans la ronde, fait danser Noirs et Blancs après les émeutes raciales de 1965, dansé contre le Vietnam, chorégraphié la maladie, le corps qui vieillit… Elle a dansé sa vie. Du haut de son corps frêle, c'est un siècle de danse qui nous regarde!  (Le Canard enchainé)

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Publié le 8 Janvier 2013

http://huitetdemi.voila.net/Images12_13/tabou.jpgFilm portugais, français, brésilien, allemand de Miguel Gomes - 1h 50 - avec Teresa Madruga, Laura Soveral, Ana Moreira

La révélation de l'année (2011) s'est fait attendre, la voici enfin. (Le Nouvel Obs)

Avec Tabou, hommage à Murnau et au cinéma muet, Miguel Gomes filme un joyau en noir et blanc. (Transfuge)

A l'heure d'un auteurisme précautionneux et labellisé, cette salutaire tornade contre les figures imposées a valeur de manifeste pour un cinéma réellement libre et lyrique. (Les Cahiers du Cinéma)

Miguel Gomes réalise un objet fascinant, purement cinématographique. (Les Fiches du cinéma)

Un incroyable séisme émotionnel, poétique et cinématographique que déclenche ce film sublime. (Les Inrocks)

Miguel Gomes signe un film voluptueux et sensuel, d'une originalité folle et d'une audace assumée. (Ecran large)

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Publié le 8 Janvier 2013

http://huitetdemi.voila.net/Images12_13/leshauts.jpgFilm britannique d’Andrea Arnold - 2h 8 - Avec Kaya Scodelario, James Howson, Solomon Glave

Comme les deux sauvageons de la lande, le film d'Andrea Arnold ne s'apprivoise pas : il se donne immédiatement, farouche, tout marbré de vertiges. Un travail d'exception pour une réussite incontestable, et une grande leçon de lecture. (Le Monde)

Devant la caméra d'une femme, le monde créé par une femme prend vie sous nos yeux, décapé, remis à nu, débarrassé de toutes les images fausses qui en ont été données au fil du temps. (Positif)

Le film brille par un découpage et un montage extrêmement inventifs et mobiles, capables de heurts comme de fluidité. (Les Cahiers du cinéma)

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Publié le 8 Janvier 2013

http://huitetdemi.voila.net/Images12_13/starship.jpgFilm américain de Paul Verhoeven - 2h 15 - Avec Casper Van Dien, Dina Meyer, Denise Richards (1998)

24è siècle. Un sourire de pub aux lèvres, Johnny, Carmen et les autres se font un devoir d'être de parfaits citoyens. Dans leur univers paradisiaque, l'armée est tout...A sa sortie, une partie de la presse américaine jugea ce film dangereusement ambigu, voire « fascisant »… Malentendu : Starship Troopers est d'abord une farce corrosive. Paul Verhoeven s'applique à renvoyer aux Américains une image belliciste de leur pays. (Télérama)

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