Publié le 26 Février 2013

Film français, suédois d’Anna Novion – 1h37 - avec Jean-Pierre Darroussin, Anastasios Soulis, Claes Ljungmark

Ce charmant Rendez-vous à Kiruna se déroule sous un soleil de minuit bienveillant. Il y a chez Anna Novion une tendresse évidente et communicative pour ces spécimens entre deux âges qui, à part le jeune homme, ne sont pas forcément des gravures de mode. (Les Inrocks)

Après des débuts très réussis avec Les Grandes Personnes, la réalisatrice franco-suédoise récidive avec ce délicat road-movie, où l'on retrouve avec plaisir son sens du cheminement dramatique, une profondeur rare et un humour irrésistible en cours de route (gare aux bikers suédois !). Jean Pierre Darroussin est excellent en atrabilaire qui fend enfin l'armure. (Le Canard enchainé)

Ce récit émaillé de surprises et de rebondissements est filmé avec une maitrise tranquille et procure une revigorante émotion. (Evene)

On rit, on s'émeut aux côtés d'acteurs français ou scandinaves tout aussi sensass, on traverse des paysages à se damner...Quel plaisir, le cinéma ! (La Gazette d'Utopia)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 26 Février 2013

  

Film néerlandais d’Alex Van Warmerdam – 1h45 - avec Alex Van Warmerdam, Annet Malherbe, Leonard Lucieer (1995)

Il y a de quoi s'émerveiller dans ce récit si farfelu, fourmillant d'idées saugrenues, et qui en même temps ne cesse de nous renvoyer à nous-mêmes. En cela, Alex van Warderdam est un digne héritier du surréalisme : sa fantaisie a pour fonction de donner une forme agréable à des choses dures, de nous aider à les regarder. Il raconte tout cela d'un trait sûr, tranchant, taillant ses plans avec art autant dans l'espace que dans le temps. Pas une once de gras dans ce film où chaque instant est un paroxysme. (Critikat)

Les Habitants est en fait un récit d'initiation fort noir, irrigué par un humour désespéré. (Le Monde)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 19 Février 2013

 Film italien, espagnol de Sergio Corbucci – 1h34 - avec Franco Nero, José Bódalo, Loredana Nusciak (1967)

Reprise du western italien seventies, sale, violent et graphique qui a inspiré Tarantino. L'un des grands westerns spaghetti dans la catégorie des « autres que Sergio Leone ». Corbucci connait les tropes du western-spaghetti (gros plans sur les visages, attente dilatée avant de dégainer), mais il est punk, sans affèteries (le film est tourné au format carré). (Les Inrocks)

Corbucci innove en donnant à son western une tonalité macabre, à la lisière du fantastique. Le tout est sublimé par l'excellente musique de Luis Bacalov et par la superbe photographie d'Enzo Barboni. L'interprétation de Franco Nero, clairement inspirée de l'homme sans nom créé par Clint Eastwood, est impeccable ainsi que celle du casting espagnol. Django (1966) reste à ce jour un film culte, considéré à juste titre comme un must du western-spaghetti. (àVoiràLire)

Boueux, austère et baroque à la fois, le film de Corbucci est à l'image de son héros : excessif et jubilatoire. (Ecran Large)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 19 Février 2013

Film français, belge, argentin d’Edouard Deluc – 1h34 - avec Nicolas Duvauchelle, Philippe Rebbot, Benjamin Biolay

Avec sa dégaine particulière (un mix de Patrick Dewaere et le chanteur Antoine), l'extraverti Philippe Rebbot est la révélation de ce premier film rafraichissant qui, sous des dehors légers, dit des choses essentielles sur les liens chaotiques mais inébranlables entre frères, sur la grandeur des glandeurs et sur la volupté des voyages pleins d'imprévus. Mélange de road trip et de feel-good movie (positivité généralisée, musique entrainante), Mariage à Mendoza déborde d'une générosité et d'une chaleur à partager sans réfléchir. (Première)

Les road-movies sont à la mode, et tous ne tiennent pas la route. Pour son premier long-métrage, Edouard Duluc a veillé à la densité de son récit et l'histoire gagne en puissance au fur et à mesure. Parce qu'ils sont à des années-lumière l'un de l'autre, physiquement et psychologiquement, les deux frères ont une véritable existence. Bref, cette pampa est plus pimpante que pompante. (Le Parisien)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 12 Février 2013

 

Film canadien de Kim Nguyen - 1h 30 - avec Rachel Mwanza, Alain Lino Mic Eli Bastien, Serge Kanyinda

D'un film sur les enfants-soldats, on pourrait s'attendre à ce qu'il prenne toutes les apparences du documentaire. Mais si Rebelle est une fiction, construite sur une chronologie au rythme accidenté, un scénario travaillé à l'extrême, un kaléidoscope d'images composées comme des toiles de maitre, c'est qu'il a choisi d'approcher son sujet par des voies différentes, toutes neuves. La leçon est capitale et puissamment donnée. On en ressort un peu hagard, avec la certitude que l'espoir est permis : ni moins ni plus. (Le Monde)

Rebelle est aussi une histoire d’amour. Celle de deux adolescents paumés, Komona et « le Magicien », petit albinos à la beauté émouvante. Il se trouve que les jeunes acteurs du film ont été recrutés parmi les enfants des rues de Kinshasa. Rachel Mwanza, qui interprète le rôle principal de Komona, a obtenu le prix d’interprétation féminine à Berlin. Une récompense largement méritée pour cette jeune actrice qui incarne avec un naturel impressionnant une femme-enfant trop vite enceinte, mais qui malgré les traumatismes ne renonce jamais à sa quête de liberté. Dernier détail qui ne gâche rien : la bande-son entraînante, sans tourner au clip, qui adoucit les moments sombres de ce film, rattrapé malgré lui par l’actualité. (Libération) 

Kim Nguyen arrive à trouver un équilibre entre ce qu'il faut montrer, ce qui peut être suggéré avec des mots et ce qu'il vaut mieux laisser à l'imagination. Très fort.  (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 12 Février 2013

 

Film espagnol de Pablo Berger - 1h 44 - avec Maribel Verdú, Daniel Gimenez-Cacho, Ángela Molina

Des trois versions de Blanche-Neige tournées l'année dernière, celle-ci est de loin la plus inventive, la plus audacieuse et la plus exaltante.  Bien que située au début du 20è siècle, cette transposition du conte des frères Grimm a des connotations très modernes. Alors qu'une série de hasards amène Carmen/Blanche-Neige à affronter des taureaux dans l'arène (en compagnie de sept toréros nains !), elle assume l'héritage de son père et contribue à redéfinir le rôle de la femme dans la société espagnole. Pablo Berger a manifestement assimilé les enseignements des grands maitres du muet (Lang, Murnau), tout en empruntant des éléments à Buñuel et à Browning lors de ses incursions dans le monde du spectacle, peuplé de ses inévitables freaks. L'une des meilleures surprises de ce début d'année. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 5 Février 2013

Film chilien, argentin, brésilien d’Andrés Wood - 1h 50 - avec Francisca Gavilán, Christian Quevedo, Thomas Durand

Popularisée par Joan Baez, Gracias a la vida enregistrée en 1967, est la chanson qui valut à Violeta Parra une véritable reconnaissance internationale. Poète, chanteuse, auteure, musicienne, plasticienne, collectionneuse, femme engagée, elle s'est imposée comme une icône de la musique chilienne, une artiste culte latino-américaine.

 Fresque imposante, ce beau biopic d'Andrés Wood (Mon ami Machuca) est un vibrant hommage à la femme, à l'artiste et à son héritage. Le récit est à la fois linéaire et déconstruit. En fond,c'est aussi le portrait d'une femme pauvre, d'un peuple, d'une époque. (Positif)

La création au travail est le principal leitmotiv de ce projet qui refuse l'embaumement pour faire de Violeta Parra un être vivant. Filmé à juste hauteur, débarrassé des images d'Epinal, Violeta délivre un portrait d'une bouleversante humanité, parcouru d'une furieuse mélancolie. (Critikat)  

Le film d'Andrés Wood est servi par l'interprétation remarquable de Francisca Gavilan, qui parvient à transmettre à la fois la force de caractère de l'artiste et les fissures qui la rongeaient. (Le Monde)



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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 5 Février 2013

Film argentin d’Armando Bo - 1h 32 - avec John McInerny, Griselda Siciliani

Filmer un crépuscule, celui d'un homme hanté par Elvis Presley, son idole, voilà qui est paradoxal (et audacieux) pour un premier long métrage ! Sans fausse note et sans moquerie, ce premier film est réussi. Grâce en soit rendue à son scénario (original, à tout point de vue) qui privilégie mélancolie et dignité, même quand il frise l'absurde. Que l'on accompagne l'obsession de Carlos, manœuvre le jour, sosie vocal (très convaincant) la nuit, ou que l'on revisite le destin d'Elvis, il n'est question, au fond, que de détachement. Et de rêve brisé.

 Deuxième atout de cette « première fois » assez bluffante : la mise en scène. Dépourvue d'effets, d'une fluidité enveloppante, elle sait capter l'étrange éclat... des dernières fois.

 Dernier bonus enfin, et non des moindres : la performance, sans grimaces ni tentative de mimétisme, de John McInerny, acteur non professionnel qui endosse avec un calme extraordinaire, et une voix troublante quand il chante, la détermination désespérée de Carlos.

Quel plus bel hommage à Elvis, en réalité, que ce film bluesy argentin en forme de balade crève-cœur ? (Positif)

 

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 5 Février 2013

Film mexicain, français de Michel Franco - 1h 43 - avec Tessa Ia, Hernán Mendoza, Gonzalo Vega Sisto

Un bon film est pluriel et avance bille en tête. Mais un bon film, ça bifurque...Dans Después de Lucia, le teen movie du jeune réalisateur mexicain (il est important ici de rappeler la « mexicanité » du récit)  prend soudain les atours cruels d'un survival filmé par Bunuel. Le film frappe là où ça fait mal, et le mal c'est encore avec ça qu'on fait le meilleur cinéma. (Positif) 

Después de Lucia touche si juste, si fort, si durablement. (Le Nouvel Obs) 

Doté d'un scénario, d'une mise en scène et d'une interprétation d'une rare intensité, ce drame implique immédiatement le spectateur pour ne plus le lâcher jusqu'à la toute dernière séquence. (Ecran Large)

Du cadrage à la durée des plans, du jeu des comédiens au scénario, tout est précis, dense, déroutant, mais de manière étonnamment fluide. Pas de doute : un cinéaste est né. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 5 Février 2013

Film mexicain, espagnol, américain d’Antonio Méndez Esparza - 1h 50 - avec Teresa Ramírez Aguirre, Pedro De los Santos Juárez, Lorena Guadalupe Pantaleón Vázquez

Le jury de journalistes internationaux ne s'est pas trompé en décernant à ce premier long métrage le Grand Prix de la Semaine de la critique (Cannes 2012).Cette chronique du difficile retour au pays d'un villageois mexicain qui a réussi à rapporter un peu d'argent de ses séjours clandestins aux Etats-Unis trouve son identité entre fiction et documentaire. Sur un sujet rarement traité, le cinéaste a choisi de documenter sa fable en s'inspirant de l'expérience d'un ami (Pedro de Los Santos) qu'il avait déjà dirigé dans un court métrage à New York. C'est l'épouse de Pedro dans la vie qui tient son propre rôle à l'écran, à l'instar de nombreux amis et voisins. Ses filles adolescentes, elles, sont jouées par des actrices. L'attention que la mise en scène porte à chacun rend touchantes les situations les plus quotidiennes. (Positif)

 

Un travail documentaire mené pendant plusieurs années sur des habitants du sud du Mexique, avec lequel il a nourri son film et une part de fiction qui, à petites touches impressionnistes, évoque la fragilité extrême de la notion de quiétude. Le cinéaste a privilégié la vertu documentaire de la chronique intimiste. Un choix totalement assumé qui atteint son but. (Libération)

 

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