Publié le 26 Mars 2013

Film français, allemand, afghan d’Atiq Rahimi - 1h 42 - avec Golshifteh Farahani, Hamidreza Javdan, Hassina Burgan

Captivant huis clos tiré du Prix Goncourt 2008 que son auteur Atiq Rahimi adapte lui-même (avec Jean-Claude Carrière pour coscénariste). (Télérama)

Atiq Rahimi, qui excelle à son habitude à mêler contes, mythologies et réalité crue, réussit le tour de force d'une très belle adaptation, offrant une œuvre nouvelle qui ne décevra pas les lecteurs heureux de son roman. (La Croix)

A.Rahimi fouille les replis de l'âme afghane et nous montre ce que les clichés masquaient. Sa dénonciation des tabous est terrible. Et la bouleversante actrice iranienne Golshifteh Farahani porte avec justesse l'histoire d'un bout à l'autre. (Libération)

Dans ce rôle de femme orientale d'abord timide puis rebelle, qui tord le cou aux clichés, Farahani est la grâce même. (Le Canard enchainé)

Le ton est cru, l'image épurée. (Le Nouvel Observateur)

A.Rahimi dessine magnifiquement la naissance de parole libre d'une femme dans le crépuscule d'un monde qui lui impose de se taire. (Le Monde)

L'actrice iranienne G.Farahani prête son talent à ce monologue magnifique, bouleversant et subversif. (Le JDD)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 26 Mars 2013

 Film français, allemand, belge de Guillaume Nicloux - 1h 54 - avec Pauline Etienne, Isabelle Huppert, Louise Bourgoin

Une mise en scène énergique pour ce classique de Diderot qui permet au réalisateur de fuir le film attendu sur l'enfermement pour raconter à l'inverse une quête intemporelle de liberté. Nicloux aime désacraliser l'image de la femme. On reconnait les vrais auteurs à leurs obsessions. (StudioCinéLive)

Réquisitoire contre l'atteinte à la liberté, descente aux enfers. L'apparition de la mère supérieure, interprétée par Isabelle Huppert, fait basculer le film vers la farce mélodramatique façon Dans les ténèbres de Pedro Almodovar. On goûtera ou non ce virage selon sa sensibilité, mais au moins, on sera bousculé. (Première)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 19 Mars 2013

Film saoudien d’Haifaa Al Mansour - 1h 37 -  avec Waad Mohammed, Reem Abdullah, Abdullrahman Al Gohani

Un miracle vient de se produire, la naissance du premier film battant pavillon d'Arabie Saoudite. Un film de femme qui est aussi un chef d'œuvre. Impérativement à voir. (L'Humanité)

Un film talentueux et courageux servi par une jeune actrice pétillante. (Les Fiches du Cinéma)

Wadjda est un excellent film. Pour l'Arabie Saoudite, mais plus encore pour la cause féminine et pour le cinéma. Ce coup d'essai est un coup de maitre. (Les Inrocks)

Wadjda, premier personnage du cinéma saoudien, est une petite citadine de douze ans, très indépendante d'esprit.[Parsemé] d'instants lumineux, c'est dans ses à-côtés, et notamment dans l'absence des hommes, que le film se révèle le plus efficace politiquement. (Les Cahiers du Cinéma)

Sensible et intense, plus doux qu'un réquisitoire et avec humour, le film encourage l'indépendance de la femme comme le droit à la différence. (Télérama)

Séance spéciale avec le Comité de Jumelage de Villefontaine vendredi 22 mars à 20h

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 19 Mars 2013

 Film français de Yann Coridian – 1h 22 - avec Eric Elmosnino, Sophie Quinton, Valeria Golino

Ce portrait d'un chagriné qui ne demande qu'à guérir est placé sous le double parrainage de la loufoquerie (un brin amère) et des psys ! Eric Elmosnino est impeccable en rêveur inadapté dans cette comédie sentimentale qui a le mérite de sortir des sentiers battus. (Télérama)

Par son ton, sa pudeur et son humour à froid, Ouf s'avère une proposition séduisante et précieuse. Happiness Therapy en mieux. (Les Inrocks)

Coridian tient son programme avec obstination, sans cynisme et finalement avec une certaine forme de romanesque têtu, emportant - certes de façon fragile, mais jusqu'au bout - le spectateur. (Les Fiches du Cinéma)

Traitant de sujets graves sur un ton volontairement décalé, Yann Coridian désarçonne de prime abord avec son personnage borderline, sans cesse sur la corde raide. Entre comédie loufoque et drame intimiste. (àVoiràLire)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 12 Mars 2013

 

Film argentin, français, espagnol  de Pablo Trapero – 1h45 - avec Ricardo Darin, Jérémie Renier, Martina Gusman

Dans un scope sublime, Trapero livre la version hallucinante d'un prêtre courage étouffé par la déliquescence d'une Buenos Aires monstrueuse. Il filme la déshérence avec une acuité documentaire parfaite et décortique les processus qui aboutissent à la misère. Du bon cinéma politico-social incarné par des acteurs impeccables. ( Première)

Ce qui est passionnant dans le 7è long métrage de Trapero (Leonera,Voyage en famille...) c'est le parallèle entre le « collectif » et l'« individuel », entre le combat socio-politique de ces hommes d'Eglise (qui rappelle celui des prêtres-ouvriers) contre toutes les formes de violence et le combat intime de Nicolas (Jérémie Renier), déchiré entre sa foi sincère et son amour charnel et terrestre pour une femme (Martina Gusmàn). Trapero signe un récit juste et honnête. Son cinéma vérité, son regard social, son scénario humaniste sont autant de qualités du film. C'est le contrepoint de Slumdog Millionnaire. Pas d'effets de manches. La sobriété en tête. (Positif)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 12 Mars 2013

 

Film britannique de Michelangelo Antonioni - 1h50 - avec Vanessa Redgrave, David Hemmings, Sarah Miles (1967) - Palme d'Or, Cannes 1967

La trame policière du scénario est le prétexte à une incursion dans les milieux artistiques du Londres psychédélique de la fin des années 60 et à un constant balancement entre le concret et l'abstrait. Point d'orgue des interrogations d'Antonioni : au-delà de l'image, au-delà de la représentation et au-delà du regard, où se trouve la vérité ? Antonioni refuse toute psychologie pour s'en tenir à l'examen des faits, sans pour autant que son film, magnifiquement écrit par la caméra qui alterne zooms, plans fixes, décompositions et longs plans séquences, ne soit jamais atteint d'une quelconque sècheresse. (Télérama)

A l'issue de la projection, analyse du film par Martin Barnier

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 5 Mars 2013

Film américain de Bob Byington - 1h16 - avec Nick Offerman, Keith Poulson, Jess Weixler

L'enchantement immédiat que procure la découverte de cette étrange comédie sans âge tient surtout à l'extrême musicalité du style de Bob Byington qui épouse la forme saccadée des rébus. On croirait à un [sous] Rohmer rejoué trop tard par une bande de comiques texans dépressifs. Une merveille de comédie détraquée, élégante et somnambule, futile à la surface, mais secrètement angoissée. (Les Inrocks)

Dans le précieux Somebody up there likes me on peut voir des Américains proches de nos étudiants de fac européens, cultivés et déconneurs, pour qui le sacrosaint American Way of Life est une vue de l'esprit. Une comédie indépendante comme on les aime, c'est-à-dire froidement déjantée. (L'Humanité)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0

Publié le 5 Mars 2013

Film italien de Dino Risi - 1h43 - avec Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman, Ely Galleani (1971)

Dino Risi pointe de façon prémonitoire la lutte sans fin des magistrats contre les industriels corrompus et fanfarons. Le film dose à merveille amertume et ironie, comédie et tragédie. Rarement la bouffonnerie sociale, l'observation satirique, le carnavalesque réaliste n'avaient atteint ce degré où le rire s'étrangle dans la gorge. (Le Monde)

Risi nous livre, en s'efforçant d'en rire, l'image crépusculaire et dérisoire d'un pays dont on ne peut attendre que l'agonie. (Télérama)

Les idées de gags fusent, les deux principaux interprètes sont en pleine forme... une des plus belles réussites de la comédie italienne. (Les Inrocks) 

Empreinte d'une subtilité rageuse, la peinture sociale très seventies ne s'est guère craquelée. (Libération)

D'un humour noir à vous glacer le sang, Au nom du peuple italien est un régal. (Le Point)

Voir les commentaires

Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

Repost 0