Publié le 23 Avril 2013

http://huitetdemi.voila.net/Images12_13/theplace.jpgFilm américain de Derek Cianfrance - 2h 20 - avec Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes

Le titre du film est la traduction littérale du nom du patelin où se déroule l'action : Schenectady (en langue iroquois : « l'endroit qui se trouve au-delà des pins »).C'est très réussi, le film est remarquablement construit et maitrisé. La musique signée Mike Patton joue également un rôle important. (La Gazette d’Utopia)

Derek Cianfrance, découvert avec Blue Valentine, réalise un coup de maitre. Son film possède en effet cette vérité brute à la mode actuellement et le souffle d'un film classique, construit sur des personnages, une histoire, une atmosphère qui subjuguent dès les premières images. (Télérama)

Il y a une qualité intemporelle dans cette saga qui brasse des thèmes inusables : crime et châtiment, hérédité, fatalité. Cianfrance les inscrit dans une tradition du film noir américain qui cite les années 50 d'Elia Kazan et de Nicholas Ray. L'ensemble laisse une impression puissante. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 23 Avril 2013

http://huitetdemi.voila.net/Images12_13/lecume.jpgFilm français Michel Gondry - 2h 5 - avec Romain Duris, Audrey Tautou, Gad Elmaleh

Un objet composite passionnant. Sans rien retrancher à Vian, Gondry impose son imaginaire au matériau d'origine. Pas au forceps, pas pour faire son intéressant ni pour tordre la commande, mais bien pour redonner une pertinence poétique et une urgence émotionnelle à une histoire qui, à force d'avoir été adorée par tout le monde, prenait le risque de ne plus toucher personne. L'opération était délicate. La greffe est très réussie. (Première)

A travers l'animation image par image, des trucages mécaniques et numériques et des projections d'images, le monde de L'écume des jours se déroule sous nos yeux ébahis par l'ensemble en action. Par son casting attachant et audacieux, le dernier film de Gondry est encore plus vivant au-delà de ses nombreux effets. (Cinevibe)

Un film exigeant et généreux dans ses idées. Une adaptation très satisfaisante pour les aficionados du roman. (Critique-film.fr)

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Publié le 16 Avril 2013

http://huitetdemi.site.voila.fr/Quinzaines/labelle.jpgFilm italien, français deMarco Bellocchio – 1h50 - avec Toni Servillo, Isabelle Huppert, Alba Rohrwacher

Le 23 novembre 2008,l'Italie se déchire autour du sort d'Eluana Englaro, une jeune femme plongée dans le coma depuis 17 ans.

Bellocchio entremêle plusieurs histoires avec une belle aisance scénaristique et filme des comportements divers, des réactions souvent paradoxales, toujours avec une passion fougueuse qui donne toute son intensité à son cinéma. Derrière le tourbillon médiatico-politique des manifestations, il s'attache à ceux qui se laissent parfois dévoyer de leurs convictions par amour ou à d'autres qui ont renoncé à vivre, juste parce que quelqu'un qu'ils aimaient demeure en sursis depuis trop longtemps.

Les acteurs - et surtout les actrices ! - sont absolument remarquables devant la caméra du cinéaste italien, Isabelle Huppert en tête bien évidemment mais également une jeune actrice que l'on avait déjà remarquée dans la Solitude des nombres premiers, Alba Rorhwacher. (Cinémathèque.over-blog)

[Le jeune Fabrizio Falco remporte le Prix Marcello Mastroianni du meilleur jeune interprète à la dernière Mostra de Venise].

Dans ce film, il n'y a ni préjugés ni partis pris. Certes, ce n'est pas un film impartial, je crois que l'impartialité n'existe pas dans l'art, mais ce film est sincère et n'est en rien idéologique. J'ai ma propre conviction mais ce film n'en est pas l'illustration. Je reste ouvert à la discussion (j'espère qu'elle aura lieu) et confiant en un public non indifférent. Marco Bellocchio

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 16 Avril 2013

http://huitetdemi.site.voila.fr/Quinzaines/lemure.jpgFilm autrichien, allemand deJulian Roman Pölsler – 1h48 - avec Martina Gedeck, Wolfgang Maria Bauer, Karlheinz Hackl

Portée par des décors sublimes et une comédienne remarquable, Le Mur invisible est une œuvre ample, étrange, profonde et dérangeante qu'il faut savoir découvrir. (Les Fiches du Cinéma)

Catastrophe planétaire ? Métaphore de la condition féminine ? Adaptation du bestseller de l'Autrichienne Marlen Haushofer paru en 1963, ce film radical, magnifié par sa photo, passe du fantastique à une réflexion sur l'animalité de l'humanité. Martina Gedek (La Vie des autres) est impressionnante, calme et guerrière, grande figure de nouvelle primitive. (Télérama)

Réduit au strict nécessaire en matière d'effets spéciaux, orchestré par le silence majestueux des forêts et la partition de JS Bach, le film se conforme à un réalisme scrupuleux qui exalte à la fois la beauté de la nature et la dimension anxiogène de la situation. (Le Monde)

L'ombre de Shyamalan, de Kafka et de Tarkovski plane sur cette dérive d'une femme « enfermée dehors » par une paroi de verre. (Première)

Une relecture de Robinson Crusoé. (Libération)

Voici un film qui a le mérite de ne ressembler à aucun autre. C'est rarissime. (TéléCinéObs)

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Publié le 16 Avril 2013

http://huitetdemi.site.voila.fr/Quinzaines/queen.jpgFilm français Solveig Anspach – 1h 27 - avec Florence Loiret-Caille, Didda Jonsdottir, Úlfur Ægisson

Un film libre et revigorant. Anspach filme avec une liberté déconcertante des êtres à la dérive. Mention spéciale au décidément passionnant Samir Guesmi en grutier cinéphile ! (StudioCinéLive)

Il y a deux films dans Queen of Montreuil : l'un, tragicomique sur le deuil et l'autre, social, sur une ville de banlieue où l'on peut encore trouver du boulot et taper à la vitre du voisin pour emprunter cinq euros. Mention spéciale à la « mamijuana » championne de la fumette, incarnée par Didda Jonsdottir, sorte de Patti Smith islandaise totalement cramée. Une nouvelle fois, Florence Loiret Caille, en petit caliméro à la coquille fracassée qui reconstruit peu à peu son nid, prouve qu'elle est vraiment une reine. (Première)

Solveig Anspach est-elle folle ? Oui, mais pas plus que nous. Est-elle cinéaste ? Oui, mais beaucoup plus que nous. C'est cette qualité surnuméraire qui fait de son nouveau film une ciné-folie de première. Une folie comme on l'entendait au 18è siècle quand, en marge des châteaux, il s'agissait de construire au fond du parc des pavillons de plaisir. Queen of Montreuil est une fantaisie composite, un bazar zoulou où l'on peut chiner à sa guise. (Libération)

Ce film folâtre et joyeux est traversé d'une poésie du quotidien à la Prévert. Florence Loiret-Caille y excelle. Il évoque avec tendresse le deuil et les surprises que la vie réserve. Il montre aussi Montreuil comme lieu idéal d'une communauté qui renait. (Le Canard enchainé)

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Publié le 16 Avril 2013

Film belge, français, luxembourgeois de Patrick Ridremont – 1h 41 - avec Patrick Ridremont, François Berléand, Virginie Efira

Un condamné à mort qui parle, parle...imposible de l'arrêter, tant et si bien qu'il devient le héros d'un show télé durant plusieurs semaines. De ce point de départ loufoque, le férocement belge Patrick Ridemont tire une fable existentielle, sous perfusion frères Coen, doublée d'une peinture grinçante d'une société cynique.

Voilà un surprenant film d'art et décès. (StudioCinéLive)

Voilà une petite perle venue de Belgique et, au passage, une pertinente leçon de cinéma où l'auteur adapte son histoire à son budget - et non l'inverse. Les idées abondent, les comédiens excellent, le cynisme déborde et les surprises ne manquent pas. C'est épatant. (L’Express)

Une comédie farfelue qui, au travers de cette version moderne de Shéhérazade, mène une charge réjouissante contre les protocoles idiots, la politique médiatisée, le rôle hypocrite de la religion et surtout l'invasion des médias dès qu'une situation peut faire le buzz. Superbement jouée par les acteurs belges et nos deux acteurs français, F.Berléand et Christian Marin avec une mention spéciale à ce dernier, ex-gendarme de St Tropez, ex-Lavedure, mais grand comédien au théâtre et qui prouve son talent dans ce rôle d'aumônier. Malheureusement, on ne le verra plus. Il est décédé le 5 septembre dernier. (Huit et Demi)

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Publié le 9 Avril 2013

 

Film espagnol de Pedro Almodóvar - 1h 30 - avec Javier Cámara, Carlos Areces, Raúl Arévalo

Vingt ans après Kika, Pedro Almodovar revient en fanfare à la comédie et réunit pour la première fois Pénélope Cruz et Antonio Banderas pour imaginer ce qu'aurait pu être leur romance. Fausse piste : Pénélope et Antonio ont à peine le temps d'enflammer l'écran qu'ils disparaissent des Amants passagers, non sans laisser une empreinte durable puisque leur scène éclair s'avère être le déclencheur de l'action. Almodovar concentre psychodrames amoureux, confessions et parties de jambes en l'air dans quelques mètres carrés. Hystérie et exigüité du cadre favorisant la promiscuité, le tout arrosé de tequila : cela rappelle l'outrance de ses premiers films. Mais à chaque fois qu'il sort de l'avion pour reprendre son souffle, l'ex-chef de file de la Movida perd le tempo et, du coup, ne retrouve qu'épisodiquement la flamme baroque de ses débuts ; ça reste largement suffisant pour avoir envie de prendre son billet. (Première)

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Publié le 2 Avril 2013

 Film français de Bruno Dumont - 1h 35 - avec Juliette Binoche, Jean-Luc Vincent, Robert Leroy

Si l'on y retrouve des thèmes familiers, Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont surprend par ses innovations. Lui qui privilégiait les acteurs non professionnels et semblait se défier des comédiens offre à Juliette Binoche, en la confrontant à d'authentiques malades mentaux, l'un de ses plus beaux rôles. (Positif)

Juliette des esprits dérangés, Camille Claudel 1915 est un film d'art. Aux côtés de J.Binoche et de Jean-Luc Vincent (Paul Claudel), des patientes d'un H.P. actuel de Saint- Rémy-de Provence et le personnel soignant (médecins et infirmières) interprètent leurs propres rôles. "Tels qu'ils sont", dit le cinéaste. (Libération) 

L'une des plus grandes incarnations de la carrière de Juliette Binoche avec le regard d'humanité que Bruno Dumont pose sur elle. (StudioCinéLive)

Sans effets de manches, avec humilité, Dumont réalise son film le plus bouleversant, le plus en empathie avec ses personnages. Et nous touche au plus profond de notre être. (Les Inrocks)

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Publié le 2 Avril 2013

Film français de Jean Renoir – 1h 54 - avec Jean Gabin, Pierre Fresnay, Marcel Dalio (1937)

Le film qui valut à son auteur une renommée internationale. Du président Roosevelt déclarant à l'issue d'une projection à la Maison Blanche : Tous les démocrates du monde doivent voir ce film, à Goebbels qui le tenait pour l'ennemi cinématographique numéro un et chercha à en faire détruire toutes les copies. Renoir brosse un tableau familier et presque convivial des camps de prisonniers pendant la Première Guerre mondiale. Pas le moindre coup de clairon patriotique : rien que la dénonciation des barrières géographiques et ethniques, insultes aux lois de la nature [Maréchal(Jean Gabin) : Une frontière, ça ne se voit pas...C'est une invention des hommes...la nature s'en fout.]

La dernière partie, débordant de lyrisme, reste le point fort du film. (Télérama)

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