Publié le 28 Mai 2013

Film italien, suisse de Leonardo Di Costanzo - 1h 30 - avec Carmine Paternoster, Salvatore Ruocco, Antonio Buíl

Dès les premiers instants, il ressort du filmage un indéniable sens du réel, une qualité de relation et d'écoute vis-à-vis des corps et des personnages, une manière sensuelle de les considérer, dans laquelle on perçoit un plaisir et un désir de filmer. (Critikat)

Grâce à une mise en scène épurée, Di Costanzo réussit le miracle de ne jamais laisser retomber la tension. (Positif)

Un rayon de lumière dans la nuit napolitaine. (Le Monde)

Ecrit à la même époque que Gomorra, alors que les quartiers camorristes de Naples étaient à feu et à sang, L'Intervallo s'en révèle un saisissant contrechamp antispectaculaire. (Libération)

C'est doux, simple, mais jamais artificiel. Bref, une belle réussite ! (StudioCinéLive)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 28 Mai 2013

 Film japonais, britannique, taïwanais de Sion Sono - 2h 13 - avec Isao Natsuyagi, Jun Murakami, Megumi Kagurazaka

Voici un film littéralement inouï : la première fiction japonaise jamais tournée sur un accident nucléaire, qui plus est après Fukushima. Sono Sion réussit un beau film, tendre et lucide, tourné à ras du sol, qui célèbre entre autres l'amour usé d'un vieux couple, au diapason de la nature et des paysages. Du grand art. (Le Canard enchainé)

The Land of Hope se déploie sur un rythme d'une trompeuse lenteur. C'est le plus doux, le plus mélancolique des sermons, une fresque impressionnante constituée de tableaux intimes qui font entrer dans des intérieurs paisibles. (Le Monde)

Pas de grand spectacle catastrophe dans cette vaste fresque, ni de clichés démonstratifs et militants. Avec lyrisme, dans des paysages « contaminés » sidérants de beauté morbide, le réalisateur filme des personnages forts, vibrants, attachants. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 21 Mai 2013

 Film américain de Gus Van Sant - 1h 46 - avec Matt Damon, Rosemarie DeWitt, Frances McDormand

Itinéraire d'un ambitieux altruiste (Matt Damon, exceptionnel),devenu mercenaire sans avoir jamais eu le temps d'y réfléchir. Au-delà du dossier du gaz de schiste, Gus Van Sant réinvente le film engagé. Intelligent et efficace. (Télérama)

Gus Van Sant s'attèle à l'écologie et décrit la fin émouvante d'une Amérique rurale. (StudioCinéLive)

La veine Capra de Gus Van Sant s'épanouit dans cette comédie dramatique (émotion, et humour porté par une Frances Mc Dormand tout droit sortie d'un film des frères Coen) où les enjeux sociaux, moraux et écolos le disputent à des portraits pleins de saveur et de justesse. (Première)

Modeste et émouvant, Promised Land réussit le prodige d'être un grand film moyen. (Les Inrocks)

Paradoxe, ce film « vert » au scénario écrit par Matt Damon et John Krahinski est réalisé par un Gus Van Sant classique et sage. Surprenant. (Elle)

La qualité de la mise en scène et de l'interprétation mérite le détour. (Télé7Jours)

C'est du cinéma comme les Américains en font malheureusement de moins en moins. (TéléCinéObs)

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Publié le 21 Mai 2013

Film franco-iranien d’Asghar Farhadi - 2h 10 - avec Bérénice Bejo, Tahar Rahim, Ali Mosaffa - Compétition officielle Cannes 2013

L'art de taire chez Farhadi... Depuis A propos d'Elly et Une Séparation, on sait que le plus international des cinéastes iraniens n'a pas son pareil pour bâtir des drames intimes à la fois kafkaïens et à suspense semés de bombes à fragmentation multiple. Avec Le Passé, son premier film tourné en France, il va encore plus loin, les secrets implosant les uns après les autres façon poupées russes jusqu'au plan séquence final... Dans le cinéma de Farhadi, tout est pensé et soupesé. La redoutable mécanique scénaristique, y compris le choix très intelligent des ellipses, se double d'une mise en scène implacable. Farhadi invente une chorégraphie du regret qui questionne à tout moment le spectateur : Quand est-il « trop tard » ? A partir de quand ne peut-on plus faire machine arrière ? Tous les acteurs (Ali Moaffa et la douceur rassérénante de sa voix agissent comme un anxiolytique), enfants inclus, conjuguent à la perfection ce Passé pas simple qui va petit à petit se décomposer, avant de se recomposer, peut-être, sous nos yeux. (Première)

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Publié le 14 Mai 2013

http://huitetdemi.voila.net/Images12_13/letempsdelaventure.jpgFilm français, belge, irlandais de Jérôme Bonnell – 1 h 45 - avec Emmanuelle Devos, Gabriel Byrne, Gilles Privat

Sur le thème proverbial de la rencontre, était-il possible d'offrir encore une histoire ? Face au splendide film de Jérôme Bonnell, on répond par la positive. Admirablement écrit, délicatement mis en scène, ce Boy meets girl se double d'un portrait réaliste de femme à la croisée de son existence. (Le Monde)

Ces 24 heures dans la vie d'une femme bien d'aujourd'hui ne cessent jamais d'être une course, un suspense mental et physique : la réussite du film est là. (Télérama)

En resserrant son intrigue sur une seule journée, Le Temps de l'aventure accroit la grâce de ce cinéma intimiste tout en livrant un magnifique portrait de femme. Entre tentation du romanesque et poignante retenue, le film conserve jusqu'au bout une enivrante part de mystère. (Première)

Jérôme Bonnell reste l'un des jeunes fils spirituels les plus convaincants de François Truffaut. (Libération)

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Publié le 14 Mai 2013

http://huitetdemi.voila.net/Images12_13/sugarman.jpgFilm britannique, suédois de Malik Bendjelloul – 1 h 25 - avec Sixto Díaz Rodríguez, Stephen Segerman, Dennis Coffey

C'est un documentaire très réussi, entrainant et solide, sur un artiste complexe, Sixto Rodriguez, chanteur américain d'origine mexicaine né en 1942. Ce film très attachant devrait achever d'inscrire Rodriguez parmi les grands chanteurs et compositeurs de son époque. (Libération)

La simplicité des moyens n'est jamais un obstacle à l'émotion transmise, à son efficacité, et l'on voit bien à la fois l'habileté de Malik Bendjelloul et l'élégance du montage qui lie les images sur les routes d'Afrique du Sud ou dans les rues de Détroit, avec, sur la bande son, les chansons à la voix chaude de Rodriguez. (Positif)

Sugar Man est un film qui rend heureux. L'histoire qu'il raconte est stupéfiante… L'un de ses mérites est de révéler le rôle des jeunes Afrikaners dans la lutte contre l'apartheid. Le jeune réalisateur suédois en a fait un film gracieux. (Le Monde)

Avec animation mardi 21 mai à 20h avec C trio

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Publié le 7 Mai 2013

http://huitetdemi.voila.net/Images12_13/mud.jpgFilm américain de Jeff Nichols - 2 h 10 - avec Matthew McConaughey, Tye Sheridan, Jacob Lofland

Un grand cinéaste classique est né. En trois longs métrages (Shotgun Stories, Take Shelter, Mud), Jeff Nichols amorce une filmographie d'une exceptionnelle unité formelle et thématique. Les liens du sang, la perte d'un monde, l'intérêt porté à la nature : le dernier film de cette trilogie confirme l'essai. Premiers émois, premières désillusions mais surtout premières violences : tout concourt à faire de Mud un étrange parcours initiatique. Le film aborde sans complexe les rivages mythiques de la littérature des grands auteurs du Sud et du cinéma (La Forêt interdite de Nicholas Ray, Stand by me de Rob Reiner, La Nuit du chasseur de Charles Laughton).Solidement scénarisé, remarquablement interprété, Mud sait modeler la glaise originelle pour faire advenir des personnages inoubliables. (Positif)

 

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Publié le 7 Mai 2013

http://huitetdemi.voila.net/Images12_13/no.jpgFilm chilien, américain de Pablo Larraín – 1 h 57 - avec Gael García Bernal, Antonia Zegers, Alfredo Castro

Le réalisateur chilien boucle sa trilogie sur les années Pinochet. Finesse de la reconstitution et des caractères, dramatisation tour à tour haletante et drolatique d'un bras de fer dont le spectateur connait pourtant l'issue. Les codes du thriller façon années 70-80 jouent ici à plein jusqu'au pastiche. Et l'admirable trouvaille est d'avoir uniformisé toutes les images en utilisant matériels de tournage et grammaire visuelle de l'époque : plastiquement c'est assez laid mais d'une efficacité redoutable. (Positif)

Au Chili certains ont dénoncé le côté réducteur du film, sa vision « anecdotique » de l'histoire. Par sa façon d'être à la fois au cœur de l'évènement et à distance, par son mélange d'humour et de perplexité froide, No est pourtant d'une formidable complexité. (Libération)

Une fois dépassé l'écueil de l'aspect visuel du film (rendu VHS à l'image), on est complètement happés par cette histoire universelle dont le héros (formidable Gael Garcia Bernal), partagé entre le bien commun et son destin personnel, épouse les contradictions. (Première)

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Publié le 30 Avril 2013

 

http://huitetdemi.voila.net/Images12_13/regarde.jpgFilm français de Jacques Audiard – 1h 50 - avec Jean-Louis Trintignant, Mathieu Kassovitz, Jean Yanne

Deux histoires pour parler de solitude. Les personnages n'arrêtent pas de parler. Mais comme on parle pour se rassurer ou se convaincre. Ou pour s'empêcher de dormir. Chacun pour soi. Un film qui s'écoute autant qu'il se regarde. Parce que Jacques Audiard est un conteur. Il organise son récit avec malice, fait se répondre les voix et les visages. Voilà Max et Johnny, les « tueurs ». D'où viennent-ils ? Où vont-ils ? Peu importe, on fait un bout de chemin avec eux, et c'est drôle et passionnant : leurs gestes, leurs tics, leurs phobies en disent plus qu'une longue séance de divan. C'est cela qui est formidable chez J.Audiard : la parfaite adéquation entre ce qu'il dit des hommes, de l'amitié, de l'amour, de la mort et la manière dont il le dit. (Télérama)

Présentation et analyse du film par Daniel Frison, intervenant AcrirA pour les classes d'analyse dans les lycées

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Publié le 30 Avril 2013

http://huitetdemi.voila.net/Images12_13/derrierelacolline.jpgFilm turc, grec d’Emin Alper - 1h34 - avec Tamer Levent, Reha Özcan, Mehmet Özgür

Le premier long métrage d'Emin Alper est une étonnante composition, où des personnages d'apparence la plus ordinaire jouent une partition inquiétante, ironique et absurde. (Les Cahiers du Cinéma)

A l'ombre de Nuri Bilge Ceylan (Il était une fois en Anatolie), le jeune cinéma turc continue à faire ses gammes. Dans cette histoire trouble, le fantasme est la matrice du drame. (Télérama)

En digne héritier des frères Taviani, Emin Alper signe une œuvre brillante sur la peur de l'étranger et l'absurdité de la loi du talion, sans jamais avoir recours à des effets racoleurs. (àVoiràLire)

Le film démarre comme un western. On pense au Désert des Tartares, de Zurlini, et à La Bible, de Huston, mais une ironie teintée d'absurde nappe l'ensemble, jusqu'à un finale grandiose. (Première)

Derrière la colline est un récit incandescent sur la folie des hommes. (Le Monde)

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