Publié le 24 Décembre 2013

Les Interdits

Film français, allemand, russe, canadien d’Anne Weil et Philippe Kotlarski - 1h40 - avec Stéphanie Sokolinski, Jérémie Lippmann, Vladimir Friedman

La pertinence des mises en situation, la rugosité des dialogues et le soin apporté aux décors nous accrochent et l'empathie est immédiate. Cette virée très habilement documentée présente d'indéniables vertus mémorielles. (Positif)

Une belle partition quasi documentaire. C'est une reconstitution sidérante de réalisme pour qui a fréquenté l'URSS des années 70. (Libération)

L'intérêt d'un film si sérieux repose dans sa manière d'ériger en héros ordinaires ces enfants de la liberté dont les idéaux nous paraissent, aujourd'hui, véritablement salutaires et utopistes. Dans le bon sens du terme. (àVoiràLire)

Un premier film maitrisé, qui navigue habilement entre les genres et bénéficie d'une interprétation remarquable. (Les Fiches du Cinéma)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 24 Décembre 2013

Film américain de Martin Scorsese - 2h59 - avec Leonardo DiCaprio, Jonah Hill, Matthew McConaughey

Si l'on en croit la bande-annonce hallucinante qui a circulé cet été, le film que Scorsese a en tête s'annonce particulièrement décomplexé. Orgies aériennes, concours de lancer de nains, autoroutes de coke... Le pire, c'est que tout est vrai. Il ne s'est pas écoulé un seul jour sur le tournage sans que je m'arrête pour regarder autour de moi en me disant : Mon Dieu, mais dans quoi s'est-on embarqués ? Dans ces moments-là, je me tournais vers Marty, qui avait à chaque fois un petit sourire de contentement sur le visage. Je crois qu'il ne s'était pas autant éclaté sur un plateau depuis longtemps" (Leonardo DiCaprio) (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Décembre 2013

Henri 

Film français, belge de Yolande Moreau - 1h47 - avec Pippo Delbono, Miss Ming, Jackie Berroyer

C'est une magnifique histoire d'amour entre deux solitudes. D'un sujet casse gueule, qui aurait pu tomber très vite dans le scabreux ou le gnan-gnan, Yolande Moreau tire un récit bouleversant, lumineux, d'une poésie irradiante, sachant parfaitement jongler entre romantisme et humour décalé. (La Gazette d’Utopia)

Quelques plans splendides et moments de grâce confirment que la réalisation n'est pas une lubie pour Yolande (qui s'offre un rôle très court). La chronique est ténue, les notations humoristiques ou mélancoliques bienvenues, avec quelques envolées discrètement lyriques. (Positif)

Yolande Moreau aime se passer du langage. Avec un sens du cadre digne de Kaurismäki elle compose des plans superbes et fait surgir des émotions visuelles. Pour exprimer une magie retrouvée, une envie de bonheur qui renait. Henri, c'est le Lost in translation des baraques à frites. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Décembre 2013

The Immigrant

Film américain de James Gray - 1h57 - avec Marion Cotillard, Joaquin Phoenix, Jeremy Renner

Une reconstitution fellinienne des bas-fonds new-yorkais des années 90. L'envers du rêve américain, sous les traits d'un mélodrame au naturalisme léché qui fonctionne d'autant mieux qu'on l'appréhende comme un opéra. (Libération)

Les mots sont assez courts pour décrire toute la richesse et la beauté de cette tragédie intimiste qui se détache sur fond d'épopée collective. (Le Monde)

Rarement les balafres cinématographiques de James Gray n'avaient été travaillées avec une telle maestria. The Immigrant a la beauté éternelle des classiques. (Positif)

The Immigrant tient plus du roman russe que de la reconstitution hollywoodienne, et la mise en scène de Gray, somptueuse, d'une sidérante fluidité, préfère l'intimisme à la démesure. (Le petit Bulletin)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 10 Décembre 2013

nullFilm néerlandais, belge, danois de Alex Van Warmerdam - 1h53 - avec Jan Bijvoet, Hadewych Minis, Jeroen Perceval

Un funny game aussi éprouvant qu'hilarant. Certes, il s'agit d'une parabole, et le satiriste, entre Tati et Buñuel, s'en donne à cœur joie pour saccager nos ridicules. Mais c'est aussi un thriller paradoxal. La tension consiste à nous faire espérer un mobile de vengeance, à disposer des fausses pistes, à jouer de notre attente d'un déchainement final de violence. Clichés et symboles, rationalité et absurde, hyperréalisme et stylisation exacerbée trouvent dans Borgman un point d'équilibre parfait. Nous n'avons plus qu'à nous abandonner à la fantaisie du conteur pour en percevoir, par-delà les cibles, l'inquiétante poésie. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 10 Décembre 2013

Films allemands, suisses, autrichiens d’Axel Corti – 1h55 – 2h03 – 2h07 - Avec Johannes Silberschneider, Barbara Petritsch, Armin Mueller-Stahl, Gabriel Barylli, Monica Bleibtreu, Nicolas Brieger, Hubert Mann

3 films : Dieu ne croit plus en nous / Santa Fe / Welcome in Vienna

L'ambition d'Axel Corti est de montrer les fractures historiques, culturelles et intimes de son peuple. La cohérence n'est pas tant dans la chronologie (réelle) que dans l'auscultation de plus en plus fine des failles, dans la saisie en apparence contradictoire d'une histoire qui se déploie sans cesse et d'une aventure qui se recentre de plus en plus. (Positif)

Superbe photographie en noir et blanc en parfait accord avec le malaise ambiant ; Corti développe un propos capital : Il ne faut pas refouler l'enfer dans l'inconscient. Une œuvre salutaire. (Télérama)

1ère partie : vendredi 13

2è et 3è parties : samedi 14 (buffet et conférence entre les 2 films)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 10 Décembre 2013

 Film français de Marie-Dominique Dhelsing - 1h38

Ce film a le mérite de suivre Pierre Rabhi sur les nombreux chantiers qu'il a initiés car son champ d'action ne se limite pas à ce coin d'Ardèche où il a posé ses valises dans les années 60. Cet infatigable pédagogue se livre aussi à des expérimentations réussies en Afrique sahélienne et prodigue généreusement ses conseils de forum en réunion. La diversité des acteurs interrogés constitue l'intérêt principal de ce portrait. Ils forment une galaxie dans laquelle l'utopie a encore droit de cité, où l'on se soucie du bien commun et où l'on recherche un lien entre l'homme et la terre qui ne serait pas basé sur la prédation. Par les temps qui courent, c'est plutôt réjouissant. (Positif) 

Mercredi 11 décembre, Hélène Hollard animera une discussion autour du film (séance à 20h)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 3 Décembre 2013

Film français, britannique, ouest-allemand de Bertrand Tavernier – 2h08 - avec Romy Schneider, Harvey Keitel, Harry Dean Stanton –(1980, ressorti en 2013)

Cinquième long métrage de Bertrand Tavernier et sa première incursion dans la science-fiction. Tavernier dénonce le voyeurisme de la télévision à scandale mais livre ses angoisses intimes liées au métier de metteur en scène. Toutefois, il ne sacrifie jamais l'émotion au profit du discours. L'histoire de cette jeune femme atteinte d'une maladie incurable et traquée par un homme-caméra au service d'une grande chaine à sensation nous émeut. Romy Schneider prête au film sa pudeur et sa grâce. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 3 Décembre 2013

 Film français de Bertrand Tavernier - 1h53 - avec Thierry Lhermitte, Raphaël Personnaz, Niels Arestrup

Combien de films sur la politique en France ? Bien peu. Aujourd'hui, un manque est comblé. Par les moyens propres au cinéma, Quai d'Orsay retrouve l'énergie du coup de crayon du modèle dessiné original. D'emblée, le film s'emballe et part comme un cheval au galop qui ne s'arrêtera plus. Puisse Héraclite inspirer encore Tavernier et le cinéma en général : « Ce qui est contraire est utile et c'est de ce qui est en lutte que nait la plus belle harmonie. » (Positif)

Rythmé, moqueur sans jamais être méprisant, avec une troupe d'acteurs tous épatants : un régal de comédie. (Télérama) 

L'image vive, pimpante, la musique spirituelle, tout concourt à la vivacité, à la réjouissante alacrité du film de Bertrand Tavernier. (Marianne)

Bertrand Tavernier viendra présenter son film vendredi 6 décembre à 20h

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Rédigé par Huit et Demi

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