Publié le 29 Janvier 2014

Heimat 1 et 2

Films allemands d’Edgar Reitz -1h47 et 2h8 - Jan Dieter Schneider, Antonia Bill, Maximilian Scheidt, Antonia Bill

Par sa maitrise artistique, et par l'amour du sujet, Edgar Reitz a recréé l'émotion et la beauté disparues à jamais de nos univers révolus. (Positif)

Habillée d'un majestueux noir et blanc serti de touches colorées éparses, la fresque parvient à enrayer la raideur qui la guette en renouvelant subtilement sa matière narrative. (Première)

Un vrai sens du romanesque dans un bel écrin noir et blanc. (Les Inrocks)

Une véritable symphonie de près de quatre heures où la virtuosité peut se faire étourdissante. (àVoiràLire)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 22 Janvier 2014

Bonnie and Clyde

Film américain d’Arthur Penn - 1h52 - avec Faye Dunaway, Warren Beatty, Gene Hackman - 1967

Film présenté par Dominique Caron

Un manifeste anarchiste (à l'humour souvent décapant), une œuvre lyrique et romantique, une ode à l'amour fou. Arthur Penn souligne le côté immature des jeunes gens, rappelle qu'ils sont le fruit de la dépression économique et prend leur parti dans ce qu'il considère comme une guerre contre une société d'exclusion. La violence, hystérique renvoie à l'aliénation du pays. Le succès du film inspira plusieurs chansons dont le célèbre duo Bardot-Gainsbourg. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 22 Janvier 2014

Tel Père tel fils

Film japonais de Hirokazu Koreeda - 2h1 avec Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Lily Franky

Un drame subtil, Prix du Jury à Cannes. Difficile de ne pas être touché au cœur par les enfants acteurs et par cette fable familiale délicatement dessinée, à l'instar d'une calligraphie japonaise sur papier de riz. Le Canard enchainé)

Patiemment, par petites touches fluides et ouatées, parfois humoristiques, le réalisateur observe l'armure d'un homme transpercé par des sentiments inattendus. La naissance de ce père est bouleversante. (Première)

Le film évoque le très beau manga Quartier lointain. Les plans fixes intenses et fragiles du cinéaste sont très proches des planches du dessinateur. (Positif)

C'est un film terriblement beau. Il défile, évident, délicat, lumineux, bercé par la première aria des Variations Goldberg. Une des perles les plus réjouissantes vues à Cannes. (La Gazette d’Utopia)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 15 Janvier 2014

Film français de Marie-Dominique Dhelsing - 1h38

La réalisatrice, Marie Dominique Dhelsing, viendra présenter son documentaire, portrait de Pierre Rabhi, Vendredi 17 janvier à 20h

Tarif unique de 4 euros, accueil dès 19h30. Soirée en partenariat avec Oxy Gem

Ceux qui ne connaissent pas encore Pierre Rabhi apprécieront de découvrir dans un documentaire sensible l'humilité et l'intelligence pénétrante de cet homme, qui trouve aussi dans le langage un terreau où épanouir une pensée empreinte de poésie. (Le Monde) 

Avec pertinence, Marie Dominique Dhelsing filme cet homme du concret et ce libre-penseur au cœur de ses nombreux environnements militants. Elle donne ainsi à sa parole une exemplaire répercussion. (TéléCinéObs) 

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 15 Janvier 2014

Philomena 

Film britannique, français, américain de Stephen Frears - 1h38 - avec Judi Dench, Steve Coogan, Sophie Kennedy

Bien pensé, bien construit, très bien écrit, le scénario est un modèle d'équilibre et de finesse. Arpentés par deux acteurs extraordinaires, les chemins qui se croisent, de la jeunesse à la vieillesse, de la politique à l'intime et de la rancune au pardon, prennent une beauté saisissante. (Le Monde)

C'est tout simplement superbe - et superbe simplement - Bon sang, voilà enfin du cinéma, du vrai cinéma ! Qui empoigne, touche et va au cœur. (TéléCinéObs)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 15 Janvier 2014

Le Géant égoïste 

Film britannique de Clio Barnard - 1h31 - avec Conner Chapman, Shaun Thomas, Sean Gilder

Une des grandes révélations du dernier Festival de Cannes (Quinzaine des réalisateurs) avant de remporter le Grand Prix du Festival du film britannique de Dinard. Violence, humour noir, poésie et espoir s'allient dans ce cruel récit d'initiation, la plus belle œuvre de la saison cinématographique. (Positif)

Le Géant égoïste, c'est d'abord une musique. Apre et rocailleuse, au diapason de cet accent du Nord qui fait sonner l'anglais comme une langue inconnue. La caméra à l'épaule capte la brusquerie des corps en mouvement. Et les comédiens, deux ados grandis sur place, emportent tout sur leur passage. (Télérama)

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Publié le 7 Janvier 2014

A Touch of Sin

Film chinois, japonais de Jia Zhang Ke - 2h10 - avec Wu Jiang, Wang Baoqiang, Zhao Tao

Les mouvements de caméra, le tempo du montage impriment au film la grâce des longs rouleaux peints à l'encre par les artistes chinois. Jia Zhang-Ke réussit magnifiquement à filmer des personnages inscrits dans des décors, dans un parfait équilibre et une grande splendeur visuelle, même s'il s'agit de décors ordinaires. Cette capacité à mettre en scène se développe dans une narration fluide, naturelle,même quand elle traduit les chocs d'une civilisation devenue erratique et brutale. A Touch of Sin sort de l'ombre les vrais héros de notre temps : les migrants et les mineurs, les prostituées et les concubines... Les fabuleux vagabonds de Chine. Nulle affèterie, seulement l'essentiel, l'évidence, la clarté. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

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Publié le 7 Janvier 2014

Suzanne

Film français de Katell Quillévéré - 1h34 - avec Sara Forestier, François Damiens, Adèle Haenel

Les premières scènes installent à l'écran l'incroyable duo d'actrices (la Sara Forestier de L'Esquive semble bien loin et Adèle Haenel est éclatante). Elles sont les rires et les larmes du film. L'émotion de Suzanne, sa colère, ses cris ou ses rires, ce sont ses contractions et dilatations thoraciques. Sara Forestier prête son souffle de vie à cette dentelière qui s'échappe toujours, mais jamais ne se dérobe. (Positif)

Sara Forestier et Adèle Haenel sont bouleversantes. Elles passent de l'adolescence à l'âge adulte avec une évidence époustouflante. François Damiens est parfait. La force intérieure des héroïnes ordinaires que Katell Quillévéré met en scène est insolente. Une grande réalisatrice est née. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 31 Décembre 2013

Eka & Natia chronique d'une jeunesse georgienne

Film géorgien deNana Ekvtimishvili et Simon Groß - 1h42 - avec Lika Babluani, Mariam Bokeria, Zurab Gogaladze

La grande et belle affaire du film, c'est l'amitié romanesque qui lie Eka et Natia. Leur alliance, faite pour beaucoup de fous rires et de tocades de leur âge, est surtout un front du refus. Si la liberté retrouvée fut la grande avancée de la Géorgie au début des années 90, l'émancipation des femmes, a fortiori des filles, n'était apparemment pas à l'ordre du jour. Au service de cette parabole, une image somptueuse et surtout deux merveilles d'actrices débutantes recrutées à Tbilissi. Leur grâce est d'être belles et rebelles, comme si de rien n'était. (Libération)

De cette chronique adolescente, on admire la précision de la mise en scène, le sens du rythme, la sûreté de la composition, le réalisme des détails, la justesse des situations. Un film senti et saisissant. (Positif)

Profond et touchant. (àVoiràLire)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 31 Décembre 2013

The Lunchbox

Film indien, français, allemand de Ritesh Batra - 1h42- avec Irrfan Khan, Nimrat Kaur, Nawazuddin Siddiqui

Un film délicat...Plus proche du cinéma indépendant américain que du baroque bollywoodien, l'esthétique du réalisateur indien mise sur l'économie des effets et l'alchimie entre les comédiens. (Première)


Le film réussit à entremêler une comédie culinaire et sentimentale, la description d'un système économique et des diverses cultures réunies au sein d'une même mégapole [Mumbay-Bombay-] dont l'auteur sait filmer le tissu social. Les rares dialogues (par « lunchbox » interposée) sont fins, les relations émouvantes, la réalisation inventive, et l'interprétation remarquable. En mêlant humour et nostalgie, réflexion sociale et sentimentale, Ritesh Batra s'affranchit d'un monde encombré de corps et d'objets, pour redessiner la ligne droite qui fait se rencontrer deux êtres humains. Tout simplement, mais avec tellement de finesse. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Films projetés

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