Publié le 29 Avril 2014

Leçons d'harmonie

Film kazakh, russe, allemand d’Emir Baigazin - 1h44 – avec Timur Aidarbekov, Aslan Anarbayev, Mukhtar Andassov

Un film construit comme un thriller dont il serait dommage de gâcher le suspense. Réflexion sur le darwinisme social, film sur l'art et la manière de se retrouver en paix avec soi-même, sinon avec les autres. (Le Monde)

Une œuvre belle et singulière [dans laquelle] la beauté des plans ne vient jamais atténuer l'intensité dramatique. Une fulgurante révélation qui méritait mieux que l'Ours d'argent de la meilleure photo (certes splendide) à Berlin. Le film de Baigazin, artiste audacieux et intransigeant, est une complainte de l'enfance gâchée. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 29 Avril 2014

Real

Film japonais de Kiyoshi Kurosawa - 2h7 - avec Takeru Sato, Haruka Ayase, Jô Odagiri

Après Kairo, Tokyo Sonata, Shokuzai, Kigoshi Kurosawa, dans sa nouvelle œuvre, donne un film d'amour dans lequel basculent en grand réel et irréel. Fascinant. (L’Humanité)

Le cinéaste poursuit son exploration des espaces mentaux et ne ment pas sur l'ambition philosophique du titre : c'est bien le réel qui est le sujet de ce conte de science-fiction. (Les Cahiers du cinéma)

Une œuvre virtuose. (àVoiràLire)

Entre Inception et Shutter Island, Real n'a rien à envier à ses modèles hollywoodiens. (Le Figaroscope)

Real tient du rêve éveillé ou du sommeil agité, c'est selon. Mais le voyage vaut le détour. (Première)

A la culture séculaire du Japon, Kurosawa convie des mythes du monde entier et de toutes les époques. Real est un beau film, un enchantement sonore et visuel. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 22 Avril 2014

Valse pour Monica

Film suédois de Per Fly - 1h51 - avec Edda Magnason, Sverrir Gudnason, Kjell Bergqvist

On se laisse bercer par cette voix sensuelle et par l'étrangeté du jazz au pays des longs hivers. Mélancolie et swing : un duo parfaitement séduisant. (TéléCinéObs)

Per Fly signe un biopic classique sur une figure incontournable du jazz suédois incarné par une actrice magnifique. (àVoiràLire)

Valse pour Monica édifie une histoire bien vivante, universelle sur le combat des femmes. L'énergie et la forte présence d' Edda Magnason dans la peau d'une Monica incandescente, passionnée, et parfois perdue, y sont pour beaucoup. (Le JDD)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 22 Avril 2014

L'Etudiant

Film kazakh de Darezhan Omirbayev - 1h30 - avec Nurlan Baitasov, Maya Serikbayeva, Edige Bolysbaev

Dépouillement, montage elliptique et finesse de la composition structurent cette version contemporaine de Crime et Châtiment (1866). Avec une admirable unité thématique et formelle, le portrait brossé du Kazakhstan actuel n'aborde rien de moins qu'une crise de mœurs universelle. Grâce à la démarche physique de l'acteur, à la minutie du cadrage, le spectateur saisit la gestation des pensées du personnage. Les plans fixes ont la plénitude de natures mortes. Plans de jambes, pieds et mains : l'influence de Bresson est patente. Travaillée avec un soin d'orfèvre, voici une œuvre qui va droit au cœur. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 15 Avril 2014

My Sweet Pepperland

Film kurde, français, allemand d’Hiner Saleem - 1h34 - avec Golshifteh Farahani, Korkmaz Arslan, Suat Usta

Seul cinéaste kurde d'envergure internationale, Hiner Saleem poursuit son chemin personnel comme porte-parole d'une culture et d'une cause, mais aussi en tant que metteur en scène stylé. Si tu meurs, je te tue (2010) lui faisait rencontrer l'actrice iranienne exilée Golshifteh Farahani qui est à nouveau l'héroïne de My Sweet Pepper Land. Saleem renouvèle ici son approche formelle en tournant un vrai western, transposé au Kurdistan. Pari réussi : au-delà des codes (ceux du genre classique mais aussi ceux du western italien) qu'il revisite avec humour, le film est animé d'un véritable souffle épique. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 8 Avril 2014

Wrong Cops

Film français de Quentin Dupieux - 1h25 - avec Mark Burnham, Eric Judor, Marilyn Manson

Dupieux refuse l'appellation du « film de la maturité » mais construit de plus en plus solidement son domaine nonsensique. Ne faisant rien pour améliorer son cas, il mérite qu'on lui redouble tous nos encouragements. (Les Cahiers du Cinéma)

Film de beats, de bêtes, de brutes, Wrong Cops est à l'image des compositions de Mr Oizo [Q.Dupieux] : grinçant et obsédant. (Le Monde)

On ne peut s'empêcher de trouver émouvant un Eric Judor borgne qui s'acharne à composer un tube technoïde stupide et entêtant. Quant aux apparitions de Marilyn Manson sans maquillage, pitoyable victime d'un flic pervers, on s'en délecte coupablement. (Elle)

Un film antiréaliste et non conformiste qui regorge de scènes hilarantes et qui non seulement sort des sentiers battus mais trace en plus des chemins de traverse par rapport à Hollywood. (Le Canard enchainé)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 8 Avril 2014

La Cour de Babel

Film français de Julie Bertuccelli - 1h29 -

Auteure de films de fiction comme l'excellent Depuis qu'Otar est parti, Julie Bertuccelli a cette fois réalisé un documentaire d'immersion, en posant ses caméras durant un an dans la « classe d'intégration » d'un collège parisien. Le résultat est émouvant et passionnant. (Le Canard enchainé)

Les uns s'expriment correctement en français, d'autres le baragouinent à peine. Peu importe. Allez les voir, allez les écouter. Au bout d'une heure et demie en leur compagnie, vous aurez moins envie de désespérer de l'avenir. (Le Monde)

La Cour de Babel est un film qui console et revigore. Nous sommes plongés dans un bain d'émotions humaines plus intenses les unes que les autres. Infiniment émouvant. (Les Inrocks)

C'est moins un processus d'acculturation qu'une formidable thérapie de l'exil que montre Julie Bertuccelli. Elle réussit un tour de force : nous offrir une vraie grande aventure dans ce tout petit espace où la France est encore un pays d'accueil. (Télérama)

[Un film] qui invite à l'optimisme - denrée rare par les temps qui courent -, mais qui ne doit pas occulter le parcours du combattant des familles pour obtenir le droit de rester en France. (Libération)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 8 Avril 2014

Androman... de sang et de charbon (Maroc)

Film d’Azlarabe Alaoui Lamharzi - 1h37 - avec Hassan Ben Badida, Lina Hanafi, Mohamed Khouyi

Vendredi 11 avril à 20 h en présence du réalisateur

Sous le ciel morne d'Akechmir une province reculée au pied de l'Atlas, vit une famille modeste de charbonniers, un héritage ancestral. Le père Ouchen, homme rustre, désire léguer cet héritage à son fils. Malheureusement le sort le prive de garçon digne de sa succession. Alors il décide de changer sa fille aînée, une androgyne du nom d'Androman.

Film à la maîtrise fascinante, ce spectacle passionnel, passionné et passionnant porte sur la contrainte tragique d'avoir un garçon dans la société musulmane.

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 1 Avril 2014

Her

Film américain de Spike Jonze - 2h6 - avec Joaquin Phoenix, Scarlett Johansson, Amy Adams

Comédie, mélodrame, histoire d'amour... Her est d'abord un film de science-fiction. Spike Jonze a l'audace de situer son futur dans des décors naturels. L'intrigue se déroule à Los Angeles, mais le film est tourné en grande partie à Shangaï. Film de plans rapprochés, Her est aussi un film de dialogues sans contrechamp. (Positif)

Pourquoi aime-t-on instantanément ce héros [Theodore] et donc ce film ? Peut-être parce que personne ne joue mieux la cristallisation amoureuse que Joachin Phoenix. Personne. Et le film de Spike Jonze de respecter le rythme de l'horloge en panne, l'espace-temps entre passé proche et futur antérieur, de s'autoriser tout. Aussi, devant cette merveille, de battre notre cœur ne pouvait plus s'arrêter. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 1 Avril 2014

Moi Zaphira ! (Burkina Faso)

Film d’Apolline Traore - 1h42 - avec Marianne ouédraogo, Salimata Traoré, Sita Traoré, Aziz Ouédraogo

Lundi 7 et jeudi 10 avril à 20 h 30

Zaphira est une jeune femme qui vit avec sa fille de 7 ans. Elle déteste la vie qu'elle mène et espère un meilleur avenir pour sa fille. Un jour, elle voit dans un magazine de mode de jeunes et belles filles. Elle a une révélation : sa fille sera mannequin.

Moi Zaphira ! confronte une certaine culture de l'apparence aux traditions rurales, sans blâmer aucun des deux points de vue, en laissant le spectateur libre de juger. Le noir et blanc sublime le film et ses comédiens.

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Rédigé par Huit et Demi

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