Publié le 28 Octobre 2014

Mommy

Film canadien de Xavier Dolan - 2h18 – avec Antoine-Olivier Pilon, Anne Dorval, Suzanne Clément

Prix du jury à Cannes

Le prodige a encore frappé. Cadreur et directeur d'acteurs hors pair, il insuffle à ses films, celui-ci en particulier, une incroyable énergie... Dans le rôle de la mère, Anne Dorval est tout simplement géniale, mot galvaudé mais nous n'en voyons pas d'autre la concernant. (Le Monde)

Xavier Dolan, 25 ans, n'a peur de rien. Sorte de néo-Fassbinder, [il a] un côté voyou ou flibustier, prenant le cinéma à l'abordage, à la fois émotionnellement frontal et esthétiquement oblique. (Libération)

La réussite du film réside d'abord dans la parfaite concordance entre le sujet traité et sa forme tourbillonnante. La fraicheur du cinéma de Dolan tient dans sa capacité à découvrir par lui-même l'émerveillement primitif du cinéma. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 21 Octobre 2014

Léviathan

Film russe d'Andreï Zviaguintsev - 2h21 – avec Alexeï Serebriakov, Elena Liadova, Vladimir Vdovitchenkov

Récompensé à Cannes pour la richesse de son scénario, le film mêle des scènes de pure bouffonnerie à un récit tragique, élevant le drame intime-doublé d'une féroce satire politique-à une dimension mythologique voire métaphysique. (Positif)

La musique grondante de Philip Glass (même compositeur que pour Elena) semble faire de Léviathan le second volet d'un dyptique. Ici, Léviathan, le monstre annonciateur de chaos l'emporte : il règne en maitre, désormais, sur un pays sans âme. (Télérama)

Le cinéaste a su injecter une dose d'humour noir... et a choisi une structure qui procède par petites touches impressionnistes. Un formidable petit théâtre de l'absurde et de la cruauté. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 21 Octobre 2014

Mange tes morts

Film français de Jean-Charles Hue - 1h34 – avec Jason François, Michaël Dauber, Frédéric Dorkel

J.Ch. Hue signe un film fascinant par la fragilité du quotidien qu'il expose. Chez lui, la vie ne tient qu'à un fil. L'important reste de la croquer à pleines dents. (L'Humanité)

L'étrange éclat des dernières fois : voilà ce que J.Ch. Hue parvient à saisir avec son film inclassable, salué par le prix Jean Vigo qui récompense les œuvres « se caractérisant par leur indépendance et l'originalité de leur démarche ». En effet ! (Positif)

Peut-être un western, un film d'action, de gangsters, mais pour cow-boys pas solitaires, hommes de doute, crime désorganisé. (Les Inrocks)

Perle rare et brute. (Transfuge)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 14 Octobre 2014

Saint Laurent

Film français de Bertrand Bonello - 2h30 – avec Gaspard Ulliel, Jérémie Renier, Léa Seydoux

Une impression de profondeur, de capiteux et d'opacité... des scènes d'un trouble rare. Un des films les mieux mis en scène cette année. (àVoiràLire)

Outre sa fulgurance formelle, sa beauté esthétique et l'intelligence de son prisme scénaristique, cette évocation d'une dizaine d'années de la vie amoureuse trouble du créateur YSL et de sa carrière entre 1967 et 1976, est avant tout un magnifique film de mise en scène. (StudioCinéLive)

Sa grâce morbide est irrésistible, teintée ici d'éclats malicieux, rehaussée là de trouvailles saisissantes et sublimée par une BO épatante. (Positif)

Bonello réussit un film subtilement, mystérieusement proustien. (Télérama)

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Publié le 14 Octobre 2014

Still the water

Film japonais, français, espagnol de Naomi Kawase - 1h59 – avec Nijirô Murakami, Jun Yoshinaga, Miyuki Matsuda

Cannes tient enfin son chef d'œuvre (Le Monde du 22 mai). D'où vient la grâce de ce film, cette émotion douce qui finit par nous submerger ? Ne surtout pas croire que la réalisatrice japonaise propose une vision extatique et naïve des choses de la vie. C'est tout le contraire. Naomi Kawase s'interroge sur la symbiose entre l'homme et la nature et nous invite à prendre conscience de la fragilité du monde qui nous entoure. (Le Monde)

D'électrisantes montées en régime font décoller le film avec une fluidité très sereine qui l'investissent chaque fois d'une charge émotionnelle plus enjôleuse, dans un glissement vers sa transe... finale d'une affolante beauté. La cinéaste japonaise renoue avec les sommets mystiques de son œuvre. (Libération)

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Publié le 7 Octobre 2014

Near Death Experience

Film français de Gustave Kervern, Benoît Delépine - 1h27 – avec Michel Houellebecq, Marius Bertram, Benoît Delépine

Kerven et Delépine tirent une grande poésie, drôle et désespérée, en totale harmonie avec l'univers de Houellebecq. (Le Monde)

Une élégie burlesque et poignante. (Marianne)

Michel Houellebecq qui se révèle un acteur d'exception délivre une série de monologues désabusés, souvent drôles, et bizarrement sereins. Ce one-man show existentialiste possède une force extraordinaire. (Première)

L'éternel décalage entre le personnage et l'environnement sauvage provoque des effets comiques très réussis. (Transfuge)

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Publié le 7 Octobre 2014

A la recherche de Vivian Maier

Film américain de Charlie Siskel, John Maloof - 1h24 -

L'existence et les innombrables clichés de Vivian Maier ont été récemment révélés. Son inventeur (au sens archéologique) met ici en scène sa découverte et dresse le portrait d'une femme hors du commun. (Les Fiches du cinéma)

Malgré leur empathie palpable, J.Maloof et Ch.Siskel parviennent à signer un obsédant documentaire dont la vertu cardinale est de ne jamais faire l'impasse sur les zones d'ombre de Maier. (TéléCinéObs)

Au fil des rencontres, le personnage se révèle plus secret, plus complexe, le mystère autour d'elle s'épaissit, brouillant l'image première d'une Mary Poppins au Rolleiflex autour du cou. Ce qui rend le film passionnant. (Télérama)

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Publié le 30 Septembre 2014

Maestro

Film français de Léa Fazer - 1h25 – avec Pio Marmai, Michael Lonsdale, Déborah François

C'est un drôle de film, très charmant, qui parle d'un cinéaste et d'un cinéma singuliers. (Le Monde)

Inspiré de l'histoire du regretté Jocelyn Quivrin sur le tournage des Amours d'Astrée et de Céladon, d'Eric Rohmer,le cinquième film de Léa Fazer fait l'éloge de la transmission avec une légèreté de ton adéquate. (Première)

La réalisatrice franco-suisse croque avec brio un certain milieu cinématographique cloisonné. (Télérama)

Juste, drôle, subtil et émouvant. (TéléCinéObs)

Cette impeccable comédie sur la transmission et la culture séduit d'emblée grâce à des dialogues et à des situations enlevées et pleines d'humour. « Maestro », quel régal ! (Le JDD)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 30 Septembre 2014

Hippocrate

Film français de Thomas Lilti - 1h42 – avec Vincent Lacoste, Reda Kateb, Jacques Gamblin

L'histoire de jeunes internes qui découvrent le fonctionnement pour le moins agité d'un grand hôpital parisien. Le sujet est important, le film est épatant. Drôle, léger, déconnant, d'un humour souvent décalé, presque burlesque, et en même temps grave, lucide, profondément et terriblement humain. On rit beaucoup, on est ému souvent, captivé tout le temps. Bref une éclatante réussite. (La Gazette d'Utopia)

Oubliez Dr House : sous le couvert d'un film initiatique et d'émancipation, Hippocrate pousse un cri d'alarme à propos de ce pilier de la République qu'est l'accès gratuit aux soins, menacé par le corporatisme mesquin et la méritocratie à la carte. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 30 Septembre 2014

Geronimo 

Film français de Tony Gatlif - 1h44 – avec Céline Sallette, Rachid Youcef, David Murgia

Un travelling époustouflant pour commencer… incroyable mélange de flamenco et de musiques turques en bande-son, immédiate sensation de liberté : pas de doute, Tony Gatlif est de retour. Rien moins que Roméo et Juliette, West Side Story et Noces de sang, de Garcia Lorca, réunis dans un même film - on exagère à peine. Tout le film semble procéder de la force stupéfiante qui émane du regard bleu azur de Céline Sallette (Géronimo). Un regard à plat, tranchant comme une lame, qui rappelle par moments celui de Lauren Bacall. Splendide, Geronimo est un film violent sur la non-violence. Un manifeste moral et politique, un salut fraternel que nous adresse Tony Gatlif en ces temps de vent mauvais. (Le Monde)

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Rédigé par Huit et Demi

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