Publié le 26 Novembre 2014

I nostri ragazzi

Film italien d’Ivano De Matteo – 1h32 - avec Alessandro Gassman, Giovanna Mezzogiorno, Luigi Lo Cascio

Deux frères aux caractères et aux vies opposés, l'un étant un avocat renommé et l'autre un pédiatre dévoué, ainsi que leurs épouses respectives, qui se sont toujours détestées, se retrouvent depuis des années, une fois par mois, dans un restaurant de luxe. Ils échangent des banalités, parlent de recettes, du dernier film français arrivé à l'affiche, des arômes fruités d'un vin blanc, de l'homme politique corrompu du moment... Et puis un soir, des caméras de surveillance filment les exploits de leurs enfants respectifs, et l'équilibre entre les deux familles se rompt. Deux hommes, deux familles complètement différentes, vont devoir affronter un meurtre dans lequel elles sont toutes les deux impliquées.

Ivano De Matteo (né en 1966 à Rome) est un acteur et un réalisateur de cinéma italien. Il a commencé sa carrière artistique en 1990 en fréquentant le laboratoire de théâtre Il Mulino di Fiora (Le moulin de Flore) dirigé par Perla Peragallo. En 1993, avec sa compagne Valentina Ferlan (auteure et scénariste venant de Trieste), il fonde la compagnie « Il Cantiere » (le chantier). Après différents rôles dans des films dans les années 1990, il fonde la société de production Utopia Film en 2005. C'est la télévision qui le rend connu auprès du grand public à la fin des années 2000, avec le rôle de « Er Puma » dans Romanzo criminale. Son film La bella gente obtient le Grand prix du Festival du film italien d'Annecy en 2009. (Wikipedia)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 26 Novembre 2014

Palermo 

Film italien d’Emma Dante - 1h34 - avec Emma Dante, Alba Rohrwacher, Elena Cotta

Un dimanche d’été. Le sirocco souffle sans relâche sur Palerme quand Rosa et Clara, en route pour célébrer le mariage d’une amie, se perdent dans la ville et débouchent dans une ruelle étroite, Via Castellana Bandiera. Au même moment, une autre voiture conduite par Samira, dans laquelle est entassée la famille Calafiore, emprunte la même ruelle dans le sens opposé.
Ni Rosa ni Samira, vieille femme têtue, n’ont l’intention de faire marche arrière. (Allocine)

Née en 1967, Emma Dante vit à Palerme (Sicile). Elle se forme en tant que comédienne au Conservatoire de Rome et dès l’obtention de son diplôme en 1991 elle joue au théâtre, au cinéma, à la télévision auprès de grands acteurs italiens. En 1999, elle regagne Palerme et fonde la compagnie théâtrale Sud Costa Occidentale. Elle monte des pièces classiques et en tant qu’auteure elle se fait connaitre du grand public avec deux spectacles écrits en dialecte palerrmitain surtitré, M’Palermu en 2001, puis Carnezzeria en 2002. Elle présente un théâtre dur, âpre, très ancré dans la situation géographique, politique et sociale de la Sicile. Sans complaisance avec ses personnages miséreux ou marginaux, elle dénonce les problèmes et tabous de la société (la mafia, l’inceste, la violence, les transsexuels). Emma Dante est considérée comme la plus importante figure du théâtre d'avant-garde en Italie. Toute son œuvre est marquée par sa colère contre le sud du pays qu’elle décrit en situation de guerre. (France Inter)

Une situation plus symbolique que réaliste qui file toutes les métaphores politiques et sociales possibles : blocage de la société sicilienne (italienne, européenne, mondiale...), agressivité montante entre les classes, guerres de tous contre tous, chaos du "vivre ensemble"... Une dimension allégorique un peu appuyée quelque part entre comédie à la Scola et faconde pasolinienne. (Les Inrocks)

Une chose est sûre : ce film statique ouvre les voies de l'imagination. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 26 Novembre 2014

Come il vento

Film italien de Marco Simon Puccioni – 1h53 - avec Valeria Golino, Filippo Timi, Francesco Scianna


Armida Miserere est l’une des premières femmes directrices de prison d’Italie. Régulièrement menacée de mort, elle n’a pas froid aux yeux et impose son autorité tout en s’appliquant à faire respecter les droits des détenus. À la fois forte et fragile, pugnace et sensible, elle rêve aussi d’une vie familiale sans histoire.
Sa vie bascule le jour où son compagnon se fait brutalement assassiner par la mafia. Désormais sans attache, elle accepte la direction de prisons parmi les plus dures d’Italie, sans jamais renoncer à sa quête de vérité et de justice..

Marco Simon Puccioni est né en 1963 à Rome où il se forme au plan artistique et professionnel. Pendant quelques années, il est assistant au théâtre et au cinéma et réalise son premier court métrage, Concertino. C’est aux USA qu’il termine sa formation cinématographique, pays où il va réaliser plusieurs courts et moyens métrages. Il revient en Italie où il va s’occuper de production et de documentaire. Intéressé par les nouveaux médias et l’expérimentation, il va travailler à plusieurs projets collectifs engagés. Il réalise son premier long métrage en 2001, Riparo a obtenu le grand prix d’Annecy en 2007

Voilà un film de prison, un genre en soi, qui réussit le tour de force de se démarquer en adoptant un point de vue inédit : celui du directeur de prison. Et plus singulier encore, celui d'une directrice - qui a réellement existé - .C'est un portrait de femme étonnant de rigueur et d'âpreté. Avec une Valeria Golino aussi déterminée que belle. Et sacrément talentueuse. (StudioCinéLive)

Mario Simon Puccioni réussit à nous faire entrer pleinement à la fois dans un film engagé et dans une belle histoire d'amour. (àVoiràLire)

Valeria Golino révèle une fois de plus l'immensité de son talent. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 26 Novembre 2014

Anime nere 

Film italien de Francesco Munzi - 1h 43 - avec Marco Leonardi, Peppino Mazzotta, Fabrizio Ferracane

Anime nere raconte la trajectoire existentielle de trois hommes - trois frères - qui, brûlant d’accéder à une vie différente de celle qu'ils ont reçue en héritage, prennent un chemin hors normes. Ils pratiquent et subissent la violence en un crescendo qui les conduira toujours plus loin, du nord de l'Italie à l'Europe. Rocco et Luigi parcourent jusqu'au bout le sentier sanglant qu'ils se sont eux-mêmes tracé. Ils sont proches de la criminalité organisée. Et ils sont pour beaucoup dans ce choix, même si dans leur vie, au-delà de la violence et la douleur, il y a une autre réalité, inattendue, faite de sentiments, d'amour et d’archaïsme. C'est la voie empruntée par le troisième frère, Luciano.

Francesco Munzi, né à Rome en 1969, a fait des études de sciences politiques à l'université La Sapienza, Diplômé du Centra Sperimentale di Cinematografia de Rome, il a réalisé plusieurs courts métrages et documentaires, avant de sortir un premier long métrage pour le cinéma, Saimir (2004), qui obtient bon nombre de récompenses dans les festivals - en particulier le grand prix du festival d'Annecy - et de très bonnes critiques. Auteur rare, il ne réalise son second long métrage que quatre ans après, // resto délia notte (2008) présenté à La Quinzaine des réalisateurs de Cannes, et il doit attendre 2014 pour revenir sur les écrans avec un film audacieux, Anime nere, présenté en compétition au festival de Venise.

Parfois il vaut mieux éviter la bande-annonce d'un film. Elle peut être trompeuse comme celle de ces Ames noires qui est quasiment mensongère, faisant croire à des actions qui n'existent pas.En réalité, ce film est très dilué.Ce qui prime c'est la place accordée aux trajets et aux paysages.( Les Inrocks)

Dans ce film au scénario et au filmage relativement classiques il y a d'une part un accent régionaliste très convaincant et d'autre part une sorte de distanciation qui se traduit par une certaine lenteur, par une insistance sur le paysage. Cela permettant de considérer avec une quasi-sérénité ce monde de gangsters paysans en pleine déliquescence. (L'Humanité)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 18 Novembre 2014

Durassong

Film français de Jérémie Cuvillier – 1 h 02

En 1975, Marguerite Duras achève son œuvre India Song - texte, théâtre, film - considérée comme la plus fascinante passion amoureuse qu'elle ait jamais écrite. En 2013, le metteur en scène Eric Vigner reprend l'histoire de cet amour impossible et la porte pour la première fois en Inde, sur les lieux mêmes de l'action. Il en confie les rôles à des acteurs indiens. Le film Durassong est écrit comme un voyage, il suit les étapes du projet théâtral tout en proposant une rencontre intimiste avec Marguerite Duras. Dans la bouillonnante ville de Bombay, dans la mystérieuse Calcutta et jusque dans les salons de l'ambassade de France de Delhi, résonne le drame fascinant qui se noue entre le Vice-Consul de France à Lahore et la femme de l'ambassadeur.

film précédé d'une lecture d'extraits de textes de Marguerite Duras sur fond musical au violoncelle et suivi d'une discussion avec son réalisateur samedi 22 novembre à 20h

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 18 Novembre 2014

Les petits Gars de la campagne

Film français d’Arnaud Brugier - 1h20

Simple, mais un peu classique, le geste qui accompagne la démarche d'Arnaud Brugier n'en reste pas moins éloquent. (Le Monde)

Le spectateur est amené à compatir au désarroi des paysans et à comprendre leur rejet de la Politique Agricole Commune. Mission accomplie. (Première)

A quel point la PAC a-t-elle modifié le paysage rural au fil des ans ? C'est ce que décrit ce documentaire, anodin dans sa forme, mais essentiel dans son contenu. (StudioCinéLive)

film présenté dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale vendredi 21 novembre à 20h

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 18 Novembre 2014

Le Paradis

Film français d’Alain Cavalier - 1h10

Est-ce un essai ? Un journal intime ? Un documentaire ? Une fiction ? Tout cela à la fois... C'est du bricolage modeste, de l'art brut, du cinéma singulier. (Première)

Le Paradis s'invente à chaque seconde, parfois même en mode « marabout-de-ficelle », associations d'idées, d'images, de mots, c'est perturbant et apaisant en même temps. (L'Obs)

Tendre, inquiet, souriant, Le Paradis d'Alain Cavalier aspire à un rapport doux à la vie. (Les Inrocks)

Alain Cavalier arpente sa maison et les alentours dans un splendide éloge du réel. (Libération)

Sous le regard d'un autre, ce ne serait qu'illustrations anecdotiques, au mieux amusantes. Chez Cavalier, tout est chargé d'une émotion particulière. (Les Cahiers du cinéma)

Jamais cette pauvreté de moyens revendiquée n'avait produit un film aussi généreux. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 11 Novembre 2014

Vie sauvage

Film français de Cédric Kahn - 1h46 – avec Mathieu Kassovitz, Céline Sallette, David Gastou

L'aventure du père et de ses deux fils, enfants exaltés puis adolescents rétifs, est un poignant récit d'aventure, à la fois magique et désillusionné, grandiose et tragique, conradien en un mot. (Le Monde)

Le cinéaste nous tient en haleine dans cet affrontement psychologique au sommet, grâce notamment à une direction d'acteurs sans faille. (àVoiràLire)

C'est un film renoirien parce qu'il est attentif à tous les protagonistes, respectueux de bout en bout des raisons de chacun des personnages. (Les Inrocks)

Que le père (Mathieu Kassovitz, exemplaire dans le registre d'une détermination sans failles) soit de presque tous les plans, n'en fait jamais ni un monstre d'égoïsme ni un tyran, et certainement pas un héros. (Libération)

Une critique générale, plus ressentie que théorique, du monde marchand et du mode de développement, et un conte modèle, utopique, basé sur la culture des Indiens d'Amérique. Les leçons de nature semblent s'inspirer de la pédagogie Freinet. Vie sauvage s'interroge en creux sur ce qui fait la société. Un rêve confronté en permanence à la réalité. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 11 Novembre 2014

Magic in the Moonlight

Film américain de Woody Allen - 1h38 – avec Colin Firth, Emma Stone, Eileen Atkins

Un enchantement doux-amer dans le vacillement exquis des certitudes, une fable moins légère et plus drôle qu'il n'y parait. (Marianne)

Magic in the Moonlight est un film délicieux. Le plus délicieux des récents Woody. La lumière de Darius Khondjiy y est resplendissante. (Télérama)

On se régale de cette fable sans prétention, pétillante et maligne. (Le JDD)

Le plus bel aspect : la lumière. Le chef opérateur devient un personnage du film. (Positif)

Woody Allen a la grâce. (Les Fiches du cinéma)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 4 Novembre 2014

Geronimo

Film français de Tony Gatlif - 1h44 – avec Céline Sallette, Rachid Youcef, David Murgia

Fougue, violence, folie...comme toujours chez Gatlif, ça décoiffe. L'énergie emporte tout, y compris les à-peu-près. (Le Canard enchainé)

Geronimo vaut d'abord pour ses duels dansés époustouflants et l'interprétation parfaite de Céline Sallette, vieux sachem en mini-jupe et boots. (TéléCinéObs)

Cocktail explosif de flamenco, mélopées orientales et hip-hop. Au centre de ce drame musical, une Apache aux yeux clairs... l'éducatrice Geronimo. La fougue de Gatlif, sa liberté et sa croyance dans la mixité (entre images et musiques, entre communautés) font du bien. (Télérama)

Sympathique, mais très inégal. Fidèle à lui-même, le singulier Tony Gatlif mêle les genres, célèbre la poésie des marges et vante les élans anarchiques de ses personnages enragés. Céline Sallette est sensationnelle d'énergie féline. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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