Publié le 27 Janvier 2015

Charlie's Country

Film australien de Rolf De Heer - 1h48 – avec David Gulpilil, Peter Djigirr, Luke Ford

D'évidence, l'amitié de Rolf De Heer et de son acteur principal, David Gulpilil, aimante la fiction vers une approche scénaristique où la géographie cartographie les états d'âme de Charlie. La silhouette nouée de l'acteur, une tige de muscles travaillés par la nature sous l'impulsion d'un Giacometti démiurge, traverse l'espace sans horizon. (Positif)

Une fiction aux allures de documentaire [dans laquelle règne] David Gulpilil. A lui seul, il est le film. De tous les plans (lumière et cadre sont superbes), de toute son âme, il fait de Charlie's Country un poème, un manifeste et un étonnant objet de cinéma. (Première)

De Heer filme ce lent désastre comme une œuvre de résistance passive, jouant de l'étrange compromis de désespoir et de malice qui anime constamment le corps meurtri de son acteur. (Les Cahiers du Cinéma)

La lucidité de la mise en scène et de l'interprétation n'empêche pas l'optimisme et l'enthousiasme. (Le Monde)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 27 Janvier 2015

Queen and the Country

Film britannique de John Boorman - 1h55 – avec Callum Turner, Caleb Landry Jones, David Thewlis

L'auteur de Délivrance chronique ses souvenirs de la guerre de Corée. Sensible et drôle ; le cinéaste anglais signe une belle suite à Hope and Glory. (Les Inrocks)

Un film superbe et rigoureux dans ce lyrisme impertinent de ce cinéma britannique que l'on n'avait plus l'habitude de voir. (Le Monde)

Avec une liberté de ton et une invention formelle constante, Boorman signe une œuvre qui, derrière sa cocasserie et son refus de l'esprit de sérieux, dessine un subtil autoportrait du cinéaste en jeune homme. Un délice. (Positif)

Un récit tout en ruptures de ton...sur les obsessions de son auteur : la nature et le lyrisme, les mythes et la liberté, l'insoumission et le chaos. Le tout dans des chromos rétro qui, miracle, ne sentent jamais le sapin ni la nostalgie gaga. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 20 Janvier 2015

Iranien

Film français, suisse, iranien de Mehran Tamadon - 1h45 -

Il aura fallu trois ans pour convaincre quatre mollahs de jouer le jeu... Une éternité, jalonnée d'interrogatoires et d'intimidations, qui en dit long sur le courage du réalisateur, lui-même exposé tout le temps, au même titre que ses interlocuteurs. Mais le résultat en vaut la peine : en déplaçant l'affrontement sur le terrain de l'hospitalité, ce « loft story » dialectique surprend et passionne. Mais s'il ne cloue pas toujours le bec à ceux qui veulent l'empêcher de parler, Mehran Tamadon, l'athée exilé, fils de communistes sous le chah, réussit, le temps d'un film, le plus difficile : faire entendre sa différence en Iran. (Télérama)

Il est seul contre quatre et ses adversaires ont l'intention de lui mener la trêve dure. La joute rhétorique est vive, spirituelle, amusante. Mais, tout en riant de bon cœur, on tremble... Rira bien qui rira le dernier. (Le Monde)

Régulièrement traité de fasciste laïque, Tamadon use de supports concrets (photos, livres, musiques). Tout fait divergence. Le thème le plus clivant est celui de la femme dans la société. Les fantasmes de nos mollahs s'avèrent souvent graveleux. A la colère, Mehran Tamadon préfère répondre par le cinéma. Voilà un grand film humaniste. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 20 Janvier 2015

L'Incomprise

Film français, italien d’Asia Argento - 1h46 – avec Giulia Salerno, Charlotte Gainsbourg, Gabriel Garko

Voici une bonne surprise : Asia Argento a abandonné sa veine trash et confuse pour raconter avec sensibilité les tribulations d'une enfant de neuf ans, ballotée entre ses parents qui divorcent. Le ton n'est pas au mélodrame ni à l'autobiographie, même si... (Positif)

Les nouvelles sont bonnes : L'Incomprise n'est toujours pas le film de la maturité. Asia Argento poursuit le même cinéma de ragazza punk : échevelé et bariolé, trash et sentimental, avec ses crises émo qui en font une grande sœur latine de Xavier Dolan. (Les Cahiers du Cinéma)

Là où Asia Argento convainc, c'est en ajoutant une touche de rêverie à des scènes que l'on pourrait si facilement trouver sordides. (Elle)

Asia Argento parvient à construire des moments uniques, inédits au cinéma. (Le Monde)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 13 Janvier 2015

Magic in the moonlight

Film américain de Woody Allen - 1h38 – avec Colin Firth, Emma Stone, Eileen Atkins

Reprise dans le cadre de Le cinéma c’est magique 4€

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 13 Janvier 2015

Léviathan

Film russe d'Andreï Zviaguintsev - 2h21 – avec Alexeï Serebriakov, Elena Liadova, Vladimir Vdovitchenkov

Reprise dans le cadre de Le cinéma c’est magique 4€

Andrei Zviaguiuntsev, comme ses héros à l'âme pure, réussit tout naturellement à ressusciter les Léviathans du passé, cet héritage d'Eisenstein et de Tarkovski qui le hante. Narrateur épique à la vision infinie, il raconte une lutte entre corrompus et courageux, aujourd'hui, dans une petite ville côtière de la mer de Barents. La nature sauvage, maltraitée, asphyxiée, réduite à des carcasses de baleines, à des rochers pourris, à des fleuves de vodka, observe – implacable - le destin des personnages. Ce quatrième long métrage du réalisateur russe a la complexité et l'évidence d'un chef-d’œuvre. Il fut récompensé à Cannes pour la richesse de son scénario. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 13 Janvier 2015

Timbuktu

Film français, mauritanien d’Abderrahmane Sissako - 1h37 – avec Ibrahim Ahmed dit Pino, Toulou Kiki, Abel Jafri

Honoré soit qui Mali panse : Contre la dictature religieuse qui s'est abattue sur le Nord-Mali, son pays d'adoption, le cinéaste d'origine mauritanienne Abderrhamane Sissako manie les armes combinées de l'humour et de la beauté. (Le Canard enchainé)

Dans son dernier long métrage, Bamako, il organisait le procès de la Banque mondiale dans une cour malienne. C'était en 2006. Timbuktu s'est fait très vite. Un an sépare le démarrage du projet, en 2013, de sa présentation à Cannes en mai, d'où il est reparti sans récompense - un mystère autant qu'un scandale. (Libération)

Un film sublime, brulant et drôle. Tout en distillant une fantaisie débridée, Sissako trouve dans sa rage la force de faire une œuvre abrasive, rayonnante, qui est aussi un grand film politique. (Le Monde)

C'est le grand absent du palmarès à Cannes. Difficile pourtant de ne pas se laisser happer par la beauté formelle de Timbuktu. Difficile de ne pas relever la simplicité paisible avec laquelle le cinéaste A.Sissako explique, puis explose le fanatisme religieux. Difficile de ne pas entendre l'humour qui traverse ce film grave et salutaire. Difficile, enfin, de ne pas être saisi par l'esprit de résistance des personnages féminins, tous terriblement attachants. Difficile, en somme, d'oublier Timbuktu ! (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 7 Janvier 2015

Hippocrate

Film français de Thomas Lilti - 1h42 – avec Vincent Lacoste, Reda Kateb, Jacques Gamblin

Reprise dans le cadre de Le cinéma c’est magique 4€

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 7 Janvier 2015

Incendies

Film canadien de Denis Villeneuve - 2h3 – avec Rémy Girard, Lubna Azabal, Mélissa Désormeaux-Poulin

On ne sait jamais sur quel secret de famille on va tomber. Celui d'Incendies, film canadien de Denis Villeneuve qui a trusté les prix à Toronto et Venise, est sidérant, soufflant. (Le Point)

Une tragédie familiale stupéfiante dont le mérite revient en partie à la toute puissance du scénario (inspiré de la pièce de Wajdi Mouawad). Incendies démontre aussi une belle puissance de récit, et une maestria de mise en scène dont on ressort le cœur tout étourdi. (Les Inrocks)

La violence est sourde, et le récit, dense et fragmenté, repose sur un équilibre complexe tenu de bout en bout par des acteurs très justes. Un film coup de poing. (Première)

Séance unique vendredi 9 à 20h : film présenté par Dominique Caron

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 7 Janvier 2015

Retour à Ithaque

Film français de Laurent Cantet - 1h35 – avec Isabel Santos, Jorge Perugorria, Fernando Hechavarría

Formidable huis clos mettant en scène une soirée de retrouvailles entre un exilé de retour à Cuba et ses amis de jeunesse, Retour à Ithaque concilie une structure d'une extrême rigueur et une étonnante spontanéité de dialogues qui paraissent sans cesse improvisés par des comédiens cubains dont on pressent l'attachement à ce projet sur l'exil, les idéaux trahis, les espoirs déçus, la force du groupe... (Positif)

Unité de lieu (une terrasse dominant La Havane), de temps, voire d'action... Rires, danses, regrets des idéaux perdus, reproches amers, secrets enfouis : il passe par instants un parfum entêtant de Nous nous sommes tant aimés d'Ettore Scola. Bref, nostalgique qui comme Ulysse... (Le Canard enchainé)

Quatre hommes et une femme se mettent à table. Ils mangent, boivent, fument, causent, crient, pleurent, chantent, dansent, s'engueulent, se réconcilient, ouvrent placards et cœurs à la manière cubaine : en ratés magnifiques, avec ce mélange d'affectivité, d'autocritique, de naturel, de sensualité, de vantardise, de provocation, de pathétique, et d'humour propre à l'ile. (Libération)

Retour à Ithaque est un vrai film cubain, mais dont les thèmes, l'amitié, la trahison, le rapport à l'autorité, la peur, le sentiment d'être passé à côté de sa vie, excèdent amplement le cadre. (L'Obs)

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Rédigé par Huit et Demi

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