Publié le 25 Février 2015

Gente de bién

Film colombien, français de Franco Lolli (II) - 1h26 – avec Brayan Santamaria, Alejandra Borrejo, Carlos Fernando Perez
Avant-première (sortie nationale le 18 mars)

(samedi 28 févier à 21h)

L'enfer est pavé de bonnes intentions : c'est ce que va apprendre à ses dépens une mère de famille bourgeoise en voulant prendre sous son aile un enfant pauvre qu'elle accueille avec son père menuisier et son petit chien pendant les vacances d'été. Sur cette trame ténue voire simpliste, le Colombien Franco Lolli fait le portrait en demi-teintes d'un jeune garçon en manque de repères, et de deux adultes qui échouent à le comprendre. La satire du déterminisme social s'efface alors derrière une chronique délicate qui déjoue les pièges du pathos. La mise en scène épouse cette simplicité, captant un regard, guettant un geste, enregistrant une réaction : l'émotion nait du non-dit, l'environnement est filmé avec une précision documentaire, et les trois acteurs sont dirigés avec une discrète expertise. (Positif)

Le premier film de Franco Lolli détrompe les sentiments les plus blasés sur la vague néoréaliste sud-américaine et vient cueillir le spectateur par l'exactitude émouvante des détails de chaque situation. (Libération)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 25 Février 2015

Felicidad

Film argentin, brésilien de Daniel Burman - 1h32 – avec Guillermo Francella, Fabián Arenillas, Inés Estévez

(samedi 28 février à 17h30 et mardi 3 mars à 20h30)

Le Mystère du bonheur (titre original), Daniel Burman s'en approche, mais comme de quelque chose de délicat, qui peut faire souffrir. Et qu'il vaut mieux ne pas trop sonder. Un ton léger et plaisant pour évoquer la comédie de l'amour. (Télérama)

Une plaisante fable satirique sur l'usure de l'amitié et de l'amour. La première heure du film procure un plaisir purement rythmique, le dialogue crépitant est soutenu par une bande-son qui mêle une partition allègre à des chansons rétro. Quand le film épuise ses ressorts comiques, le versant sentimental de l'histoire prend le dessus de façon plus convenue, mais le charme des interprètes continue d'opérer. (Positif)

A côté de la transparence de la mise en scène, de la lisibilité de la trame narrative et de la séduisante aisance des acteurs, cela chiffonne. Et fait de Burman ce cinéaste à la fois limpide et retors qu'on apprécie tant et tant. (Le Monde)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 25 Février 2015

Les nouveaux Sauvages

Film argentin, espagnol de Damián Szifron - 2h2 – avec Ricardo Darín, Oscar Martinez, Leonardo Sbaraglia

(vendredi 27 février et lundi 2 mars à 20h30)


Avec humilité, Szifron réinvente un panorama de références impures, partagées avec ses coproducteurs, les frères Almodovar, et délivre un film-spectacle rempli de numéros sanguinolents, admirables et surtout très amusants. (Libération)

Méchant, décapant, hilarant. Un scénario original, cathartique et jouissif. (Le JDD)

On en sort secoué et content, très content, de ces règlements de compte dont d'ordinaire on se prive pour pouvoir continuer dans la vie dite normale. Les six sketchs sauvages que nous propose le cinéaste argentin sont de ces œuvres toniques par leur violence même, parce qu'il a le propos et l'esthétique de la truculence et donc l'éclat, le fort éclat du rire. (Positif)

La colère va jusqu'à la barbarie, voire la destruction. Et c'est aussi drôle que terrifiant. (Elle)

Aussi troublant que jubilatoire, ce film décortique les mécanismes de la vengeance jusqu'à l'absurde. ( àVoiràLire)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 25 Février 2015

Tuer un homme

Film chilien d’Alejandro Fernández Almendras - 1h24 – avec Daniel Candia, Alejandra Yáñez, Daniel Antivilo

(jeudi 26 février et dimanche 1er mars à 20h30)

Le titre désamorce la surprise du meurtre [mais] « Pas si facile de tuer un homme » (Hitchcock, Le Rideau déchiré)... remarquable sensation de réel... mélange d'expressionnisme et d'hyperréalisme... réalisation précise, tendue, d'une impressionnante et dérangeante efficacité. (Positif)

On est loin du sensationnalisme de certains films de vengeance à l'américaine. (Télérama)

Ce film est la tragédie d'un homme qui se voit devenir un autre malgré lui. Tuer un homme : si facile à dire et si difficile à faire. Une talentueuse démonstration par Alejandro Fernandez Almendras dans son dernier film, Grand Prix du jury au Sundance Film Festival 2014. L'oeuvre d'Almendras dépasse les cadres du thriller pour s'affirmer comme un voyage tortueux au cœur de la conscience humaine. (àVoiràLire)

Almendras signe un film couleur désespoir. Sombre et beau, comme le cauchemar éveillé de la sentinelle. (Le Canard enchainé)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 25 Février 2015

Le Garçon et le monde

Film d’animation brésilien d’Alê Abreu - 1h19
Grand Prix du long métrage et Prix du public à Annecy.
Film pour adultes et enfants à partir de 8 ans

(mercredi 25 février à 16h - dimanche 1er mars à 11h et à 15h)

Petit miracle : ce film d'animation venu du Brésil est un pur moment de grâce, de temps suspendu. Un bonheur total. Le cinéaste choisit de dessiner « comme un enfant », en mélangeant toutes les techniques possibles : pastels à l'huile, crayons de couleurs, feutres hydrographiques et même stylos à bille, ainsi que tous les types de peintures et de collages. Chaque dessin est un étonnement. Un émerveillement. (Télérama)

Cette fable politique et écologique est un chef d'œuvre du cinéma d'animation. Ce film est une merveille, tant par son graphisme magnifique et son univers sonore que par la poésie et l'émotion qu'il génère. (La Gazette d'Utopia)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 24 Février 2015

L'Invasion des profanateurs de sépultures

Film américain de Don Siegel - 1h20 – avec Kevin McCarthy, Dana Wynter, Larry Gates (1956)

Don Siegel a choisi de placer son intrigue dans un réalisme quotidien. Une atmosphère provinciale, des habitants qui se connaissent tous, une vie sans histoires... Certains ont vu dans ce film tourné en 1956, en pleine guerre froide, une allégorie politique. Un film passionnant. (Télérama)

Séance unique mercredi 25 février à 20h - Film présenté par J.F. Buiré

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Février 2015

Phoenix

Film allemand de Christian Petzold - 1h38 – avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld, Nina Kunzendorf

« L'amour est précieux et le temps un voleur » (Kurt Weill). L'héroïne a tout perdu dans les camps : sa ville, son amour et son identité. Il s'agit pour elle de renaitre de ses cendres tel le phoenix du titre. C'est un film d'espionnage. Mais c'est aussi un mélodrame hitchcockien. A l'instar de son héroïne tout droit sorti des Yeux sans visage de Franju, le réalisateur allemand traque la lumière dans l'obscurité, la beauté dans l'abjection. Son cauchemar domestique a la flamboyance plastique d'une œuvre de Fassbinder. Un poignant portrait de femme en quête d'horizon. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Février 2015

Discount

Film français de Louis-Julien Petit - 1h45 – avec Olivier Barthelemy, Corinne Masiero, Pascal Demolon

Envie de dire : « Merci ! » Enfin, un premier film français qui choisit de convertir les enjeux sociaux de la crise économique actuelle en une célébration lucide des vertus solidaires qui naissent dans le désespoir. Envie de dire merci de soigner à ce point la caractérisation des personnages, de mettre en lumière de bons comédiens aussi discrets sur les écrans que magnifiques de présence à l'image et d'emballer le tout avec un tel sens de la mise en scène. Il s'appelle Louis-Julien Petit et ses débuts de réalisateur sont dignes de ceux d'un Ken Loach hexagonal qui prendrait les armes de l'humour tempéré pour livrer son combat. Envie de dire : « Encore ! ». (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 10 Février 2015

Whiplash

Film américain de Damien Chazelle - 1h47 – avec Miles Teller, J.K. Simmons, Paul Reiser


Un grand film musical sur la filiation contrariée et sur la transmission. Le fiévreux Miles Teller prête au héros son physique anachronique face au despote mémorable incarné par l'immense J.K.Simmons. (Première)

Avec une virtuosité incroyable, Damie Chazelle fait de cette maigre intrigue un duel captivant où le jazz, musique jouissive, se fabrique dans la douleur, à grands jets de sueur et de sang. Formellement maitrisé, le film brille, aussi, par ses qualités d'écriture. (Télérama)

Un coup de fouet qui est un véritable coup de foudre. (Elle)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 10 Février 2015

Loin des hommes

Film français de David Oelhoffen - 1h41 – avec Viggo Mortensen, Reda Kateb, Djemel Barek

Inspiré d'une nouvelle d'Albert Camus, admirablement servi par Viggo Mortensen et Reda Kateb, ce film de David Oelhoffen est puissant. Et d'une très grande beauté. (Le Canard enchainé)

Cette histoire qui se déroule au début de la guerre civile prend volontairement des allures de western. Reda Kateb impeccable en taiseux fataliste, Viggo Mortensen retrouve brillamment sa figure de sage charismatique, portant haut ses valeurs d'universalité et de fraternité, en incarnant un Français d'origine étrangère bientôt sommé de faire des choix cruciaux. (Première)

La force de ce film au scénario captivant, à la superbe bande-son signée Nick Cave et Warren Ellis, vient de ce que le réalisateur a trouvé une forme cinématographique à cet attachant récit sur la fraternité et la difficulté de l'engagement politique. (L'Humanité)

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Rédigé par Huit et Demi

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