Publié le 31 Mai 2017

Film birman de Midi Z - 1h 48 - avec Kai Ko, Wu Ke-Xi, Wang Shin-Hong

Au bout de quatre films, Midi Z accède aux salles françaises en s'emparant avec virtuosité d'un sujet toujours complexe à aborder : les migrants [passage clandestin de la Birmanie à la Thaïlande par un jeune couple]. Il y a du Dardenne dans la maitrise absolue de naturalisme avec laquelle le cinéaste raconte ce chemin de croix. Sans que cela l'empêche de flirter avec le mélo ou de s'aventurer dans une sublime scène de fantasme-cauchemar. L'art du contraste au service d'un film lumineux à la tension sourde et prenante. (StudioCinéLive)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 31 Mai 2017

Film canadien, allemand de Stephen Hopkins - 2h 03 - avec Stephan James, Jason Sudeikis, Eli Goree

On en apprend de belles dans ce joli film romanesque consacré à Jessie Owens, l'athlète noir star des J.O.de Berlin en 1936. La vérité d'abord sur sa quatrième médaille d'or. Hollywood a toujours dépeint ce type de personnage et on l'a toujours aimé, chez Raoul Walsh, jadis, ou chez Clint Eastwood, plus récemment : le mec solitaire, cabossé, mais indestructible. Le réalisateur réussit les moments spectaculaires : l'arrivée du champion dans un stade hostile donne vraiment le frisson. (Télérama)

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Publié le 31 Mai 2017

Film français de Pierre Carles - 1h 24 -

La visite en France d'un champion de la croissance économique passe rarement inaperçue même lorsqu'elle ne présente qu'un intérêt médiocre. Pourquoi alors la presse hexagonale a-t-elle boudé le séjour à Paris du président équatorien Rafael Correa en novembre 2013 ? Il était à la Sorbonne pour décrire le modèle économique en train de s'inventer dans son pays, en insolente rupture avec le dogme de l'austérité et de l'inféodation à la finance.

film suivi d'un débat sur les traités TAFTA et CETA

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Publié le 30 Mai 2017

Film français d'Arnaud Desplechin - 1h 54 - avec Mathieu Amalric, Marion Cotillard, Charlotte Gainsbourg 

Autant le dire sans préambule, on retrouve avec ce film le très grand Arnaud Desplechin, celui de La Sentinelle, de Rois et reine ou d’Un conte de Noël, autant d’œuvres que Les Fantômes d’Ismaël remet sur le métier, retravaillant obstinément une même glaise autobiographique, romanesque, burlesque, analytique, brassant en un même feuilleté vertigineux l’intime, le politique, l’artistique, le corps, la pensée et le processus créatif. (Les Inrocks)
On ne sait si l’adresse de Sade à ses censeurs, « Vous m’avez fait former des fantômes qu’il faudra que je réalise », a servi d’inspiration à Desplechin, mais il y a bien dans ce film quelque chose de la harangue du marquis : un mélange d’orgueil et de menace, teinté d’un désir pervers de voir son imaginaire menacé par quelque visitation perturbatrice. (Les Cahiers du cinéma)

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Publié le 24 Mai 2017

Film français, belge de Julia Ducournau - 1h 38 - avec Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Naït Oufella

Enfin un film de genre qui tient la route, avec du gore, beaucoup d'énergie vitale, des références contre-culturelles seventies digérées... Le titre international est Raw (Cru=pas cuit mais aussi direct,brut). (Première)

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Publié le 24 Mai 2017

Film bulgare, grec de Kristina Grozeva, Petar Valchanov - 1h 41 - avec Margita Gosheva, Stefan Denolyubov, Kitodar Todorov

Il s'agit d'une charge amèrement troussée contre l'impudence des gouvernants et le cynisme des communicants, laquelle présente le mérite supplémentaire d'être d'une épouvantable drôlerie. Tendant vers l'horizon du Toni Erdmann de Maren Ade et des Lumières du faubourg d'Aki Kaurismäki, c'est un voyage en Extrême Absurdie, plein d'une odieuse cruauté et d'une colère bouillant à bas bruit, qui s'offre aujourd'hui aux spectateurs et électeurs français, lesquels voient à priori de quoi il retourne. (Le Monde)

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Publié le 24 Mai 2017

Film japonais de Hirokazu Kore-eda - 1h 58 - avec Hiroshi Abe, Yoko Maki, Yoshizawa Taiyo

Kore-eda retouche, une fois encore, son tableau des névroses familiales dans la société japonaise. Moins poignant que Nobody knows et Still walking, ce film puise pourtant à la même source amère, au même flux tendu de deuils, de rancoeurs et de fêlures, de débandade sociale et financière, mais aussi d'amour-compliqué et déglingué. Portée par les beaux dialogues d'un duo mère-fils, cette « tempête » s'achève sur un calme blanc, un apaisement ambigu. Une ode discrète à l'instant, dans un monde où rien n'est permanent, et surtout pas les rapports humains. (Télérama)

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Publié le 17 Mai 2017

Film français de Julie Bertuccelli - 1h 25 -

Si, il y a quelques années, Jean-Luc Godard se décidait à dire Adieu au Langage, c'est un cheminement inverse que réalise aujourd'hui Julie Bertuccelli, en scrutant l'apparition miraculeuse d'une élocution non verbale chez une autiste, Hélène Nicolas. Avec sa caméra, la réalisatrice cherche perpétuellement la bonne distance face à son modèle, s'approche, s'éloigne, tente de prendre la mesure de ce corps, de ses gestes, des sons qui s'en échappent comme un langage animal, inaudible à nos oreilles, fait de cris inarticulés mais ô combien expressifs. (Positif)

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Publié le 17 Mai 2017

Film français d’Etienne Comar - 1h 55 - avec Reda Kateb, Cécile de France, Beata Palya

Django est avant tout une évocation inédite de la scène jazz dans le Paris de l'Occupation et une ode à la virtuosité de Reinhardt, dont les performances sont les points d'appui du film. Chaque interprétation d'un morceau plonge un peu plus le spectateur dans la maestria du guitariste. Celui qui l'incarne, Reda Kateb, tour à tour magnifique égoïste, fils à maman ou séducteur invétéré, trouve là un de ses plus beaux rôles. (StudioCinéLive)

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Publié le 17 Mai 2017

Film palestinien, israélien, français de Maysaloun Hamoud - 1h 42 - avec Mouna Hawa, Sana Jammelieh, Shaden Kanboura

Maysaloun Hamoud signe avec humour et une énergie communicative un premier long métrage éminemment politique. La réalisatrice revendique la possibilité pour les jeunes générations de s'émanciper des traditions en faisant notamment référence à l'emprise de la religion : « L'intégrisme est une maladie mortelle. Si on refuse de secouer le tapis, on risque de se retrouver enterré en dessous. » confie-t-elle. Pour bousculer les dogmes, elle met en scène un trio de jeunes femmes dont la solidarité touche par sa justesse et sa franchise. (Positif)

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