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Publié le 27 Novembre 2012

La kryptonite nella borsa (samedi 1er décembre à 17 h 30, dimanche 2 décembre à 20 h 30)

Film italien d'Ivan Cotroneo - 1h38 - avec Valeria Golino, Cristiana Capotondi, Luca Zingaretti, Libero De Rienzo, Fabrizio Gifuni
Inédit

Grand prix du festival Annecy 2012 et prix d'interprétation pour Valeria Golino

Naples, 1973.Peppino Sansone a 9 ans et vit dans une famille originale, avec son cousin Gennaro qui se prend pour Superman.
Les journées de Peppino se divisent entre le monde fou et coloré de sa jeune tante Titina et de son oncle Salvatore, constitué de danses sur les places, de fêtes dans les caves, de collectifs féminins, et sa maison, où sa mère s’est enfermée dans un silence incompréhensible et son père cherche à le distraire en lui offrant des poussins qu’il doit traiter comme des animaux de compagnie.
Mais quand Gennaro meurt, l’imaginaire de Peppino réinvente la réalité et le ramène à la vie, comme si son cousin était effectivement le super-héros qu’il disait être.
Et c’est grâce à cet ami imaginaire, grâce à ce superman napolitain aux pouvoirs étonnants que Peppino parvient à affronter les problèmes familiaux et à se rapprocher du monde des adultes.

Ivan Cotroneo est né à Napoli en février 1968. Diplômé du Centro Sperimentale di Cinematografia en écriture de scénarios en 1992, il a gagné de nombreux prix en tant que scénariste à succès, travaillant pour les plus grands réalisateurs actuels. Il a également écrit pour la télévision. Depuis des années il est à la tête d’un laboratoire d’écriture de scénario pour le cinéma et la télévision au DAMS de Rome. La kryptonite nella borsa est un roman qu’il a écrit et adapté pour son premier film de long métrage présenté en avantpremière au Festival du Film de Rome.

   

È stato il figlio (samedi 1er décembre à 21 h00 et  mardi 4 décembre à 20 h 30 )

Film italien de Daniele Cipri – 1h30 - avec Toni Servillo, Giselda Volodi, Alfredo Castro, Fabrizio Falco, Aurora Quattrocchi
Avant-première

La famille Ciraulo vit pauvrement dans le quartier Zen de Palerme. Mais, garée devant la maison, on peut remarquer une Mercedes flambant neuve, acquise grâce au dédommagement que les Ciraulo ont perçu suite à la mort de leur fille Serenella, victime d'une balle perdue lors d'une fusillade entre bandes mafieuses. La Mercedes deviendra pour les Ciraulo plus que le symbole de la richesse, le symbole de la misère générée par la richesse, l'instrument de la débâcle et de la ruine.

Daniele Cipri est né le 17 août 1962 à Palerme. Réalisateur, il est aussi scénariste, monteur et directeur de la photographie (par exemple pour Vinceremo et La bella addormentata de Marco Bellocchio). Il est également compositeur de musiques de films. Il a coréalisé tous ses films (courts et longs métrages) avec Franco Maresco avec qui il a aussi travaillé pour la télévision. Ensemble, ils sont les champions d'une contre-culture violemment iconoclaste. È stato il figlio, le premier film réalisé seul par Maresco s'est attiré à Venise le commentaire suivant d'un critique français, « une tragédie bouffonne absolument obscène ! ».

 

Gli equilibristi (jeudi 29 novembre et lundi 3 décembre à 20 h 30)

Film italien d’Ivano De Matteo – 1h40 - avec Valerio Mastandrea, Barbora Bobulova, Rosabel Laurenti Sellers, Grazia Schiavo
Avant-première

Giulio, la quarantaine, mène selon toute apparence une vie tranquille. Un bel appartement en location, un emploi fixe, une voiture achetée à crédit, une fille rebelle mais sympathique et un bambin doux et rêveur, une épouse qu'il aime mais qu'il trompe. Giulio finit par être découvert et sa femme le rejette : son monde s'écroule soudain. Mais qu'est-ce qu'il advient de nos jours d'un couple qui « ose » se séparer ? Gli equilibristi, à travers une suite d'événements tantôt tragiques, tantôt ironiques, nous emmène dans le monde d'un homme qui d'un seul coup découvre combien est ténue la frontière entre bien-être et pauvreté.

Ivano de Matteo, né en 1966 à Rome, est acteur et réalisateur. Il commence sa carrière artistique en 1990 par un diplôme obtenu au Laboratoire théâtral Il Mulino di Flora dirigé par Perla Peragallo. Toujours en quête d'un langage personnel, il passe du théâtre au cinéma puis à la télévision. Il fonde la compagnie Il Cantiere en 1993 avec Valentina Ferlan, actrice et scénariste - notamment des films de son compagnon. En 2005 il crée sa maison de production, Utopia Film. Il continue parallèlement à sa carrière de cinéaste une carrière d'acteur.

Piazza Fontana (mercredi 28 novembre à 20 h 30 et dimanche 2 décembre à 17 h 30)
 
F
ilm italien de Marco Tullio Giordana – 2h09 - avec Valerio Mastandrea, Pierfrancesco Favino, Michela Cescon, Laura Chiatti, Fabrizio Gifuni, Luigi Lo Cascio, Giorgio Colangeli, Olmero Antonutti
Sortie nationale

Milan, 12 décembre 1969. A 16h 37, Piazza Fontana, une explosion dévaste la Banque finale de l'Agriculture encore pleine de clients. 17 personnes y laissent la vie et 88 sont gravement blessées. Au même moment, trois autres bombes explosent à Rome et on en retrouve une qui n'a pas explosé à Milan. De toute évidence, il s'agit d'un plan subversif. La police de Milan est convaincue de la piste anarchiste. Anarchiste connu, Pinelli est arrêté au lendemain de l'attentat et interrogé par le commissaire Calabresi. Il est retrouvé mort dans la cour intérieure de la préfecture de police. S'est-il suicidé en se défénestrant ou a-t-il été précipité volontairement ? Calabresi quant à lui a été abattu en 1972 par des terroristes. Il faudra de nombreux mois avant que la vérité ne se fasse jour, révélant une conspiration où sont mêlés les milieux néonazis vénitiens et des secteurs issus des services secrets de l'Etat. Le carnage de Piazza Fontana est le départ de la longue période d'attentats et de violences des années de plomb. Au cours de 33 années, plusieurs procès se succèdent dans différents tribunaux d'Italie, débouchant sur des sentences qui se contredisent les unes les autres. Au bout du compte tout le monde est blanchi et le massacre de la Piazza Fontana, pour la justice italienne, n'a pas de coupables.

Marco Tullio Giordana est né à Milan en 1950. Dans les années 1970, il se rapproche du cinéma en collaborant au documentaire Forza Italia ! (1977) de Roberto Faenza. Il réalise son premier film en 1980, Maladetti, vi amerô, une vision sans concession de l'Italie, obtenant le Léopard d'Or au Festival de Locarno. L'année suivante, il présente à Venise La Chute des anges rebelles. C'est surtout avec son film Nos meilleures années qu'il connait une notoriété internationale. Il travaille aussi pour le théâtre, l'opéra, la télévision et a écrit plusieurs livres.

La Petite Venise (vendredi 30 novembre à 20 h 00)

Film italien d’Andréa Segre - 1h30 - avec Zhao Tao, Rade Serbedzija, Marco Paolini, Roberto Citran, Giuseppe Battiston

Chioggia, petite ville de la lagune vénitienne, traverse une période de forts changements économiques et sociaux. Après avoir travaillé dans un atelier de textiles dans la banlieue romaine, Shun Li, jeune immigrée chinoise, est déplacée à Chioggia où elle travaille comme serveuse dans un bar. Bepi, pêcheur d'origine slave, surnommé par ses amis « Le Poète », fréquente le petit bar depuis des années. Le film est l'histoire d'une amitié romantique et difficile qui raconte la rencontre entre deux mondes en crise : le monde de celui qui a abandonné ses propres racines, et le monde de celui qui sent ses racines profondément transformées par la croissance économique. Ces deux mondes s'approchent l'un de l'autre et comprennent qu'ils ont les mêmes problèmes. Faisant plus confiance à la poésie qu'à la réalité, ils essaient de se sauver mutuellement.

C'est un très beau film, peut-être même une œuvre d'art alors qu'au départ il s'affiche sans prétentions. II faudrait le faire voir à tous nos jeunes pour qu'ils se préparent au « nouvel empire » ou à tout le moins pour qu'ils se rendent compte de la force et de la patience dont font preuve les populations qui s'établissent en Italie, des sacrifices qu'elles sont prêtes à consentir pour s'assurer un avenir. C'est tout cela qu'incarné en Shun Li la magnifique actrice ZhaoTao qui joue son rôle à la perfection, de manière millimétrée et rigoureuse Nombreuses sont les raisons qui nous font désirer avoir ce film dans notre vidéothèque personnelle : les Alpes si nettes et imposantes vues de la lagune de Chioggia : le paysage vénitien, presque banal pour qui le voit souvent, apparaît dans toute sa splendeur ; les lampions qu'allument les chinois et qu'ils laissent flotter au fil de l'eau pour célébrer leur poète ; les lettres de la mère à son fils qui, comme les chansons, « naissent spontanément et arrivent déjà accompagnées de leurs paroles » ; l'idée que la lagune est femme et pour cela calme, patiente, et que la mer est masculine, toujours en mouvement (ou anxieuse ?), La musique des dernières images semble un hymne à la vie, à l'amitié entre les peuples. Le cinéma italien fait preuve d'une belle santé !

Angelo Umana - mymovies.it- 23 septembre 2011

 

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Rédigé par Huit et Demi

Publié dans #Quinzaine

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Publié le 25 Novembre 2008

Aspettando il sole (28 novembre à 20 h 30 et 29 novembre à 17 h 30)
Film italien d'Ago Panini  (2008)  1h28

Avec

Raoul Bova (Enea)
Vanessa Incontrada (Kitty)
Gabriel Garko (Samuel)


Italie, début des années 80, dans un endroit quelconque : trois jeunes gens trouvent refuge dans un hôtel perdu dans la nuit. Ils “prennent en otage” le réceptionniste, peut être simplement pour se distraire et tenir jusqu’à l’aube... Peu à peu, au coeur de la nuit, les chambres d’hôtel prennent vie, chacune animée par l’histoire des personnages qui les occupent.

 
Avec un scénario véritablement original, Aspettando il sole décrit avec humour et tendresse les tranches de vie de différents personnages, tous plus fascinants les uns que les autres. A noter la qualité de l’interprétation de Giuseppe Cederna, récemment récompensé à Annecy par le Prix du meilleur acteur.

 

 
 La Sconosciuta  (26 novembre à 20 h 30 et 30 novembre à 17 h 30)
Film italien de Giuseppe Tornatore (2006) 1h358
Avec
Kseniya Rappoport (Irina)
Michele Placido (Muffa)
Pierfrancesco Favino (Donato Adacher)
Claudia Gerini (Valeria Adacher)
Clara Dossena (Tea)


Irena, une jeune femme originaire d’Ukraine, arrive dans une ville du Nord-est de l’Italie. Elle obtient un emploi chez un couple d’orfèvres et s’immisce progressivement dans la vie de la famille mais elle semble toujours à la recherche de quelque chose. Des images traumatisantes de son passé lui reviennent constamment à l’esprit. Quel terrible mystère cache-t-elle ?

Giuseppe Tornatore, le réalisateur de Cinema Paradiso, montre toute l’étendue de son talent avec ce film très « hitchcockien » admirablement servi par la composition d’Ennio Morricone et l’interprétation sans faille de Kseniya Rapoport et de Michele Placido.

 
 
 Tutto torna (27 novembre à 20h30 et 29 novembre à 21 h )

Film italien de Enrico Pitzianti (2008) – 1h21
Avec
Antonio Careddu (Massimo)
Piero Marcialis (zio Giuseppe)


Après avoir grandi dans la campagne sarde, Massimo, la vingtaine, arrive à Cagliari où il découvre une ville moderne et multiethnique. Passionné de littérature, il rêve d’être écrivain et cherche à publier son premier roman. Il tombe amoureux de Lorena, une jeune danseuse cubaine qui l’introduit dans un cercle d’artistes qui travaillent avec des matériaux recyclés. Face à ce changement radical dans son existence, Massimo doit remettre en cause ses certitudes, affronter ses inquiétudes et ses doutes.

« Tutto torna », « tout revient », c’est l’idée que rien ne se perd mais que tout se transforme. Avec ce récit de formation, Enrico Pitzianti signe un film référence qui montre avec une grande exactitude une jeunesse qui vit dans une société en pleine mutation et se cherche de nouvelles valeurs.
 

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 29 Octobre 2007

 Inédits d'Italie :

 

o    du mercredi ou jeudi  28-29/11 au dimanche ou lundi 2-3/12

 

o    les titres des films inédits ne sont pas encore connus

 

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 19 Octobre 2007


Film allemand de Fatih Akin – 2h02 - avec Baki Davrak, Patrycia Ziolkowska

Cinéaste allemand d’origine turque, unanimement adopté par la planète cinéphile depuis son fameux Head On (Ours d’or de la Berlinade 2003), Fatih Akin confirme avec De l’autre côté le talent proprement scénographique dont il est doué. Pas un seul plan inutile, une fluidité de récit exemplaire, un œil tout-puissant sur les paysages naturels comme sur les décors urbains et, peut-être par dessus tout, un superbe génie de la direction d’acteurs. À ce stade, impossible de ne pas louer la totalité du casting. Politique, universel et à bien des égards philosophique, le film de Fatih Akin distille, avec une redoutable efficacité ses messages d’alerte aux deux sociétés turque et allemande comme au monde entier.
La prostitution, l’éducation, la littérature, l’amour, le pardon, la bienveillance sont les sujets transparents mais bien réels du cinéaste ; il en irrigue son film de part en part, jusqu’à lui donner la consistance d’une leçon de vie impérissable.

Libération

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Octobre 2007

Film allemand de Tom Tykwer – 1h21 - avec Franka Potente, Moritz Bleibtreu, Herbert Knaup

Cours Lola cours est un film qui sort de l'ordinaire. En fait, chaque séquence débute sur un « Et si... ».
Lola, le personnage principal, passe presque tout le temps du film à courir, et quand elle ne court pas, la vitesse du film ne ralentit pas pour autant. Le film ressemble presque à un clip vidéo. C'est flashy : Lola a les cheveux rouge vif ! C'est rapide, les plans de caméra se succèdent les uns aux autres à une vitesse effrénée durant tout le film. La musique techno est omniprésente. Pendant que Lola court, il n'y a pas de dialogues, juste de la musique. Enfin, l'action se passe à Berlin, la ville de la Love Parade, réputée pour ce genre de musique.
Cours Lola cours
est l'un des films allemands les plus importants des années 1990.

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Octobre 2007

Film allemand de Matthias Luthardt – 1h29 – avec Sebastian Urzendowsky, Marion Mitterhammer, Clemens Berg, Falk Rockstroh

Matthias Luthardt porte un point de vue clinique, digne d’un entomologiste, sur cette cellule familiale au bord de l’implosion. Refusant systématiquement l’émotion, la caméra se tient à distance respectable des personnages. Du coup, comme chez Michael Haneke à qui l’on songe souvent, le regard du jeune cinéaste fouille les êtres jusqu’à l’intime. À cela près que le metteur en scène autrichien n’aime rien tant que confronter ses protagonistes à des situations extrêmes, tandis que Luthardt opte pour une violence plus feutrée, mais tout aussi dévastatrice.
La sécheresse de la narration, conjuguée à la quasi-absence de musique (hormis les scènes de piano) , ajoutent encore à la force implacable du huis clos. Un premier long métrage particulièrement prometteur.

Positif

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Octobre 2007

Film allemand de Henner Winckler -1h32 – avec Kim Schnitze, Gordon Schmidt, Feo Aladag

Lors du festival de Berlin, ce deuxième long métrage de l’Allemand Henner Winckler (après Voyage scolaire) a confirmé, parmi d’autres films aigus et troublants, la vitalité d’une nouvelle vague locale étiquetée « école de Berlin ». Ce courant frappe par une absence totale de tricherie comme de forfanterie quant à la forme, et sonde l’intimité obscure des couples et des familles. La démarche s’accorde particulièrement au nouveau Berlin-Est, où évolue Maggy entre sa mère (elle aussi célibataire et encore jeune) et un bébé, Lucy, dont la venue a mis un terme à ses études.
C’est le tourniquet des émotions et des envies, la valse des illusions, où chaque avancée se solde presque aussitôt par l’apparition d’un nouveau manque. Mais ce mélodrame existentiel, nonchalant comme sa frêle héroïne, refuse de dériver en chronique sans fin.
Contre la facilité du surplace réaliste, de l’entre-deux qui sonne juste, Lucy dessine vaillamment un trajet et ose une certitude.

Télérama

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Octobre 2007

Film allemand d'Ulrich Köhler - 1 h 28 - avec Isabelle Menke, Hans-Jochen Wagner, Amber Bongard.

Les fenêtres arrivent lundi : tel est le titre intégral de ce film, signé du jeune cinéaste allemand Ulrich Köhler, qu'il aurait fallu non seulement respecter, mais encore traduire dans notre langue.
Montag confirme donc tout le talent qu'avait démontré Ulrich Köhler dans son premier long métrage, Bungalow, titre majeur de l'embellie de ce jeune cinéma allemand qui fait renaître une cinéphilie bien mal en point.
Le récit de ce couple en crise est aussi bien celui de la confrontation du film à une modernité cinématographique qui fait de la dislocation du couple un de ses motifs de prédilection. Montag regarde ainsi fortement du côté d'Antonioni, dont il remet sur le métier l'inquiétude humaniste, comme transformée un demi-siècle plus tard en effroi sur le territoire désertique de l'Allemagne réunifiée.

Le Monde

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Octobre 2007

Film allemand de Valeska Grisebach -1h28 - avec Andreas Müller, Ilka Welz

Sehnsucht se présente comme une vraie belle surprise. Sa réalisatrice, Valeska Grisebach, pas même la quarantaine, et dont c'est là le deuxième film, possède une force de caractère hallucinante.
Le style de Valeska Grisebach est sec, mais elle sait lui donner de l'oxygène, lorsque, régulièrement, elle se sert d'une chanson avec un talent monstre. Il faut voir ainsi son héros danser sur Robbie Williams et devenir tout à coup très beau pour comprendre que le film va offrir à chacun des trois personnages une chance d'exister pleinement à l'image. C'est quoi, alors, un bon film allemand ? Un film comme celui-ci, un film dans lequel le cinéma n'étouffe pas.

Libération

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Octobre 2007

Film allemand de Hans-Christian Schmid -1h33 - avec Sandra Hüller, Burghart Klaussner

Attention : histoire vraie. Film douloureux mais jamais souffreteux, Requiem amène le spectateur dans les pages d’une liturgie en double temps. Le réalisateur allemand laisse transpercer un portrait d’époque (les 70’s) tout en grisaille et non-dits. L’oppression de la religion catholique, le refoulement de la liberté individuelle et de la sexualité percent peu à peu la surface de la normalité de Michaela qui, lors de ses crises d’épilepsie, entend des voix et se croit sous l’emprise des forces maléfiques. Ni pamphlet sur les forces obscurantistes à la Ken Loach (période Family Life) ni parabole cinglante à la Lars von Triers, Requiem est une radioscopie objective et intime mixant documentaire et expressionnisme exprimant une angoisse métaphysique qui doit moins au fantastique qu’au film politique.

Lyon Poche

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Rédigé par Huit et Demi

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