Publié le 29 Mars 2006

Film français de Philippe Faucon – 1 h 20 - avec Vincent Martinez, Philippe Troley

 

Cinéaste singulier, toujours inspiré, Philippe Faucon ose s'attaquer à l'un de nos sujets tabous : la guerre d'Algérie. Il le fait avec l'audace de nettoyer son film de toutes les scories habituelles. Fidèle au parti pris de l'épure, fuyant toute redondance, fût-elle d'ordre historique ou psychologique, le cinéaste de Muriel et Samia sonde la notion d'identité française et se pose la question de la trahison.
Est-ce celle du lieutenant Roque (Vincent Martinez), échoué sur le front d'une guerre d'exploitation coloniale? Ou celle d'un groupe de quatre soldats mal dans leur peau classés selon l'hypocrite formule bureaucratique de « Français de souche nord-africaine » ? Quoi qu'il en soit, les illusions fléchissent, la déception flambe et la trahison gronde. Faucon ne fait
appel à aucune formule clicheteuse, il laisse parler les visages, les silences, les paysages. Son écriture est acérée, tranchante de justesse et de respect envers les gens et les lieux qu'elle fait vivre à l'écran. À l'instar des quatre conscrits partagés entre aveugle obéissance à l' occupant et fidélité à leur propre identité de musulman. Personne ne ressort grandi de cette immersion dans le mensonge intérieur. Et c'est avec un égal malaise que spectateurs et personnages (très belle interprétation d'Ahmed Berrhama et Cyril Troley) se partagent le commun sentiment de souillure que provoque ce film désagréablement salutaire.

 

Lyon Poche

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 25 Mars 2006

"Je viens de revoir, avec beaucoup d'émotions, mon film dans cette magnifique salle du "FELLINI", de telles salles portent littéralement notre cinéma. Le FELLINI m'enthousiasmerait en consacrant une de ses 4 salles à l'ART et ESSAI ! Tout le monde y gagnerait, les auteurs, les acteurs, les réalisateurs, le cinéma."

 

 

Paul CARPITA

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Publié le 24 Mars 2006

Vendredi, Mars 24, 2006

 

Voici les dernières nouvelles, données par téléphone par M. Jurado, n°2 au SAN chargé du dossier du Fellini

 

- Il n'y aurait pas de Délégation de service public mais un bail dont la définition serait faite par le préfet.(a priori pour éviter l'appel d'offre européen  et les 52 jours de délai)

 

 

- Une consultation a été faite par courrier auprès de 250 (?) exploitants de la région Rhone-Alpes pour savoir si certains étaient intéressés par l'exploitation du Fellini.

 

 

- Si oui une demande de dossier de présentation du Fellini doit être adressée au SAN ; une visite peut être organisée sur les lieux;

 

 

-  Une commission du SAN devait statuer sur les propositions reçues.

 

 

A noter:

 

 

Qu'en aucun cas l'association 8 1/2 n'est mentionnée dans le dossier de présentation du SAN;

 

 

Que le SAN, à ce jour, ne prend pas en compte l'existence de 8 1/2 dans le cadre d'un nouvel exploitant malgré la convention existante avec Ciné Alpes. M. Jurado confirme qu'il n'est pas compétent pour traiter de ce point et que le mieux à faire est d'adresser un courrier au président (du SAN) pour ouvrir le débat.

 

 

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 22 Mars 2006

Film français de Paul Carpita – 1 h 45 – avec Beppe Chirici, Daniel San Pedro, Guy Belaidi, Ludivine Vaillat

 

Belle revanche sur la scandaleuse saisie, en 1955, du Rendez-vous des quais, film mythique retraçant une grève des dockers à Marseille contre la guerre d’Indochine. Depuis, Paul Carpita n’avait plus tourné. Dans ce second long métrage (la vie des travailleurs saisonniers en Camargue), il continue de prendre fait et cause pour les petites gens, les victimes d’une société inique où tout s’achète : les hommes, le silence, la vérité. Les artifices de la reconstitution sont invisibles, et les acteurs, tous inconnus, ajoutent de la crédibilité à l’histoire. Le film séduit par son regard profondément humain. Carpita n’a rien perdu de sa lucidité frondeuse.

 

Télérama

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 22 Mars 2006

Film britannique et kenyan de Fernando Meirelles – 2 h 08 – avec Ralph Fiennes, Rachel Weisz, Danny Huston, d’après un roman de John le Carré.

 

 

C’est une drôle d’idée que d’avoir associé l’univers de cet éternel collégien  britannique qu’est John Le Carré à la mise en scène hyperactive de Fernando Meirelles, le réalisateur brésilien de La Cité de Dieu. Mais une bonne idée. Sa réussite tient peut-être au fait que sa rencontre se tient en terrain neutre, en Afrique de l’Est.
Cette histoire d’un Anglais moyen saisi par la folie (naguère celle de la géopolitique, cette fois celle de l’amour), Le Carré l’a racontée bien des fois. Elle prend ici de nouvelles inflexions au mains de Meirelles. Peut-être parce qu’il a filmé La Cité de Dieu dans les favelas de Rio, le cinéaste se sent à l’aise dans le grouillement d’une métropole africaine comme Nairobi. Il profite largement de l’étonnant privilège dont jouit The Constant Gardener : contrairement à la plupart des films occidentaux qui se passent en Afrique subsaharienne, celui-ci a été tourné à l’endroit qu’il évoque et l’esprit du lieu souffle sur le jardinier. Il arrive que Meirelles se laisse aller par son enthousiasme, son montage s’emballe sans trop de raison. Mais pour l’essentiel, sa manière baroque, ses contre-plongées outrancières ou ses décolorations de pellicules viennent servir les nuances des interprètes et la vigueur d’une démonstration politique circonstanciée

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 15 Mars 2006

Film mongol de Byambasuren Davaa – 1 h 33 - avec Urjindorj Batchuluun, Daramdadi Batchuluun

 

Byambasuren Davaa dit que son premier long métrage, l’Histoire du chameau qui pleure, n’a pas marché en Mongolie car tous connaissent le rituel qu’elle montre dans le film.
En Mongolie, comme dans d’autres endroits du globe, le cinéma visible se résume en de grosses machines américaines et des histoires à l’eau de rose.
Byambasuren Davaa, environ 35 ans, et qui vit à Munich, ne filme pas l’eau des roses, mais le cycle du lait.
Si la plus connue des cinéastes mongoles filme son pays comme s’il était en train de disparaître avec en hors champ une urbanisation ravageuse, on se laisse prendre par la trame narrative, qui rappelle aux Européens l’histoire de Chien bleu, le célèbre album pour enfants de Nadja. Ou comment Nansa, l’aînée d’une famille de nomades, s’attache, contre l’avis de ses parents, à un chien errant.
Face à la fascination que suscitent les nouveaux biens de consommation, Byambasuren Davaa élit un plan de son film : le démantèlement de la yourte. En deux heures, un foyer disparaît. Cela montre à quel point les nomades n’accordent aucune valeur aux biens matériels. C’est assez symbolique de notre culture, que j’essaie de filmer, avant sa disparition.

 

Libération

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 15 Mars 2006

Film de Hou Hsiao-Hsien – 2 h - avec Shu Qi, Chang Chen

 

Three Times tient du film charnière dans la film de HHH, du flash-back rétrospectif pour (re)visiter, à travers trois longues séquences filmées, étirées dans trois époques différentes, trois histoires, trois styles différents et autant de recherches fondatrices de son cinéma. Choisissant l’amour comme vecteur de son enquête, le grandissime cinéaste taiwanais nous promène, avec Shu Qi sous les bras, de 1966 à 2005, à travers trois études de la passion et de son impossibilité. Qu’il s’agisse de la fascination d’un photographe pour une jeune serveuse, des ébats entre un riche héritier et une courtisane en butte aux codes sociaux du début du XXe ou des chassés-croisés dans la Taipei d’aujoud’hui d’une jeunesse vivant à fond son désordre amoureux, HHH fait de ces séquences spatio-temporelles des chorégraphies sensorielles, des études sur la lumière et l’air qui circulent entre les plans. D’une beauté à couper le souffle, Three Times se laisse apprivoiser par la seule force de son intensité, part le romantisme exacerbé, son attention, clinique et exubérante, aux gestes, aux pulsions. Du matérialisme de cette poésie, on en redemande. Et pas qu’un peu.

 

Lyon Poche

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 13 Mars 2006

La réunion avec MM Feyssaguet et Nicole Williams a pour objet de faire le point sur les actions en cours relatives à l'avenir du Fellini

Suite à la conclusion de l'article du Dauphiné du 5 mars, très incisive sur le relations entre MM.Feyssaguet et Rossot, ceux-ci ont publié un communiqué de mise au point (semble-t-il samedi 11 mars, à se procurer)
Vendredi 17 mars, 16h  : M.Rossot reçoit M.Derobert, exploitant du Megaroyal, qui aurait manifesté de l'intérêt dans la reprise du Fellini. La Mairie de Villefontaine sera présente
La fiche "action" du SAN sur une étude éventuelle de requalification du bâtiment, ne pénalise en rien, selon M. Feyssaguet, les démarches entreprises pour la reprise du Fellini: un dossier va être envoyé à tous les exploitants de cinéma connus
La question sur la nature de DSP (délégation de service public) ou de bail commercial (régime actuel), posée par le SAN à la préfecture n'a pas encore reçu de réponse (et probablement pas avant fin mars selon M. Feyssaguet)
Dans le cas d'une DSP, un délai global de 5 mois est à prévoir, ce qui laisse encore un peu de marge, en tenant compte d'une phase de mise au point du cahier des charges très limitée dans le cas présent (dans certains cas, cette seule phase peut atteindre 8 mois)
Si un repreneur est en vue, et que sa mise en place nécessite quelque délai après le 7 septembre, M. Feyssaguet indique qu'une prolongation de bail de quelques mois est négociable avec CinéAlpes, afin de limiter toute rupture d'exploitation du Fellini
S'il n'y a pas de repreneur en vue, M. Feyssaguet ne s'engage pas sur un projet de régie (selon des formes en vigueur dans l'est lyonnais), et auquel pourrait participer Huit et Demi, car il ne connaît pas et ne maîtrise pas ce genre de formule ; il est toutefois optimiste (mais pas optimiste béat) sur une reprise car le départ de CinéAlpes serait dû selon lui moins au déficit du Fellini qu'à un changement de stratégie commerciale, plus orienté sur les multiplex
En outre, de son côté, le SAN, dont la durée de vie en septembre ne sera plus que de 4 mois, ne sera pas en mesure de prendre de décision ferme sur une éventuelle mise en régie
M. Feyssaguet convient que des aménagements d'environnement et des actions de promotion sont à entreprendre avec un repreneur éventuel pour développer la fréquentation (selon lui, CinéAlpes était resté sourd à tout investissement de ce côté-là)
Par ailleurs, l'aspect environnement scolaire, spécialement pour le BTS audiovisuel, est très important pour M. Feyssaguet, et il compte jouer là-dessus
Dans les défauts du bâtiment, PNW nous signale une infiltration d'eau non résolue dans la salle 3 en sous-sol  : cela est dû à l'emplacement du terrain choisi qui présente une nappe phréatique proche de la surface ; cela pourrait être solutionné par une pompe de relevage mais l'investissement, coûteux, n'a pas été entrepris à l'origine, ni par la suite
S'agissant de l'aspect "fardeau" pour le SAN, M. Feyssaguet n'a pas connaissance de charge particulière ; la dette occasionnerait un remboursement de 2MF par an ; par ailleurs, peu d'aide à attendre des autres communes de la Ville Nouvelle qui n'ont jamais vu d'un bon œil les aspects financiers du Fellini, surtout lors du transfert de propriété au SAN
A une question de Patrick relative aux bruits qui courent à Casino d'une transformation du centre commercial en supermarché Leader Price (sous-marque de Casino) incluant l'espace du Fellini (si l'activité cinéma venait à y disparaître), M. Feyssaguet dément fermement tout fondement à cette information
Mardi soir 14 mars, lors de la réunion du SAN, selon, M. Feyssaguet, c'est tout le sort de l'agglo qui va se jouer ; que pèsera, dans ce contexte, celui du Fellin?

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 5 Mars 2006

Article paru dans le Dauphiné Libéré du 5 mars 2006

 

Les affiches ont disparu. L'écran est éteint. Les portes du cinéma Le Fellini sont closes. Ce qui ressemble aujourd'hui à un mauvais film pourrait d'ici le 7 septembre devenir réalité. L'exploitant Cinéalpes a annoncé qu'il ne renouvellerait pas son contrat, la saison prochaine.
« Le Fellini n'est plus rentable. Nous enregistrons un déficit depuis plusieurs années. La fréquentation baisse mais les frais fixes nous coûtent toujours autant », résume Evelyne Davoine.
La faute à qui ? Immédiatement, l'on pense à la concurrence du multiplexe de Bourgoin-Jallieu, voisin seulement de 15 kilomètres et qui, à son ouverture en mars 2002, a forcément changé la donne. «C'est une des raisons. Mais, pas seulement », analyse l'exploitante. « Le cinéma de Villefontaine est isolé. A partir de 20 heures, les cafés sont fermés. il n'y a plus d'animation ».
Un point relayé par Jean Noël Salmon, en charge du dossier avant l'ouverture du Fellini en 1994. «Tout un projet avait été pensé pour animer ce quartier. Autour du Fellini, on devait trouver des commerces et une place ouverte. » Entre temps, un autre maire a été élu. Le projet est. passé aux oubliettes. Pour l'actuel premier magistrat, Raymond Feyssaguet, «c'était de la folie d'ouvrir quatre salles à Villefontaine alors que la mode était au multiplexe ! »
Son prédécesseur, pourtant y croyait.
La commune s'était même fait l'acquéreur des murs, rachetés des années en 2001 par le San, Syndicat d'agglomération nouvelle. « LaVille Nouvelle devait avoir son cinéma. On en rêvait tous ! », se souvient Jean-Noël Salmon. En 1994, sort de terre un bâtiment à l'architecture innovante mais spécifique à cet usage, (empêchant aujourd’hui toute reconversion).

 

Les exploitants se font désirer

 

Dès le départ, une poignée de cinéphiles de .l'association Huit et Demi s'empare de la salle 4 pour projeter des films classés art et essai.
Ces militants actifs ont su se forger un public fidèle (plus de 7000 entrées en 2005) de par leur festival et les animations proposées toute l'année et une solide expérience, -« mais pas au point de gérer quatre salles de cinéma ! » confesse Michel Driol, vice président de Huit et Demi.
Pour les élus, l'heure est donc à la recherche de solution.
Et il Y a urgence.! « Il faut compter 5 mois pour toutes les démarches administratives », prévient un connaisseur.
Cinq mois c'est quasiment le délai restant, avant que Cinéalpes ne plie bagage.
Le San, par la voix de son président Alain Rossot, dit multiplier les démarches pour trouver un nouveau gestionnaire, mais les exploitants se font désirer. ..
De son côté, le maire de Villefontaine préoccupé par le sort de ce bâtiment siégeant sur sa commune, assure mener des recherches, en parallèle.
Il faut dire que la confiance ne règne pas entre les deux hommes, en pleine bataille au sujet de la future agglomération Nord-Isère.
fi ne faudrait pas, comme certains le redoutent, que le . Fellini fasse les frais d'un règlement de compte politique.
Ce serait, le pire des scénarii.
Célia Loubet

 

Basé à Bourg-Saint-Maurice en Savoie, Cinéalpes est un circuit privé géré depuis des décennies par la famille Davoine. Partie d'un seul cinéma dans cette ville de Maurienne, elle exploite aujourd'hui 160 salles réparties sur 49 sites de Bourgogne, Rhône-Alpes et Auvergne. Au départ, Ciné alpes se spécialise dans les cinémas de stations, ouverts seulement 6 mois dans l'année. Aujourd'hui, cet exploitant est implanté dans des villes préfectures et sous-préfecture. il travaille même pour le compte de multiplexes comme à Brest ou à Clermont-Ferrand.
A Villefontaine, pour exploiter le Fellini, Cinéalpes versait un loyer au San, gérait et payait deux salariés dont le directeur et assurait la programmation des salles. Celle de la salle 4 étant effectuée en collaboration avec l'association Huit et demi.

 

            Cé.L.

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Publié le 1 Mars 2006

Film anglais de Stephen Frears – 1 h 45 – avec Bob Hoskins, Judy Dench, Kelly Reilly, Will Young

 

 

 

Dans l’avant-Blitz, à Londres, Mrs Henderson, riche, septuagénaire et enfin veuve, achète un théâtre, le Windmill, et y crée, avec l’aide d’un metteur en scène génial et ombrageux, la première revue de nus jamais vue en Angleterre. Bénéfique scandale :  en libérant les corps, Mrs Henderson élève les âmes. Aidé par Judi Dench, Bob Hoskins et Kelly Reilly, Stephen Frears réussit un film musical admirable, qui part du prosaïque et monte vers le sublime par la finesse, le courage et la gaieté tranquille de l’histoire et des personnages. Ce qu’on a vu de mieux, dans le genre, depuis Victor/Victoria.

 

TéléCinéObs

 

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Rédigé par Huit et Demi

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