Publié le 26 Mars 2014

Norteado 

Film espagnol, mexicain de Rigoberto Perezcano - 1h35 - avec Harold Torres, Sonia Couoh, Alicia Laguna (2010)

Montrer des situations, des trajectoires, des personnages vus cent fois tout en évitant l'écueil du déjà vu, voilà le pari tenté et réussi par le jeune Rigoberto Perezcano pour son premier long métrage de fiction. Cela tient à la fois à la narration et au ton décalé voire enjoué du film qui procède par étapes, entrainant le spectateur dans une réalité savamment composée. (Positif)

La profondeur que le film déploie et le respect qu'il témoigne pour ses personnages ne l'empêchent pas de prendre clairement la direction de la satire et de la comédie. (Les Cahiers du Cinéma)

Une fable drôle et aussi délicate que la musique de Debussy qui la berce. (Le Monde)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 26 Mars 2014

12 Years a Slave

Film américain de Steve McQueen (II) - 2h13 - avec Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch

Ce qui se produit, grâce à ce film-là, n'est pas banal : c'est autant une grande émotion artistique qu'un indispensable travail sur la mémoire. (Le Point)

Douze ans de calvaire filmés sans concession. (Le Figaroscope)

L'histoire est magnifique, haute de dignité, donnant foi en l'homme tout en n'en cachant pas les penchants les plus sordides. (L’Humanité)

Pas de mélodrame, pas de tire-larmes, l'émotion à l'état brut, dans la mousseuse torture des champs de coton de la Louisiane. (Marianne)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 26 Mars 2014

Les Bruits de Recife 

Film brésilien de Kleber Mendonça Filho - 2h11 - avec Irandhir Santos, Gustavo Jahn, Maeve Jinkings

Un premier film remarquable. Le plus séduisant émissaire issu du cinéma du Brésil depuis une éternité aura tardé à atteindre les écrans français. Voilà le temps enfin venu de se joindre à l'admiration que suscitent largement ces Bruits de Recife, révélation d'un cinéaste cinéphile. (Libération)

Célébré au Brésil comme à l'étranger, Les Bruits de Recife vaut pour la force du tableau sociétal qu'il propose autant que comme objet cinématographique rare, alliance étonnante d'inventivité et de rigueur. (Le Monde)

Dans Recife, cinquième ville du Brésil, le cinéaste géométrise l'espace en créant un univers fantastique qui repose sur la puissance du hors-champ. Un premier film électrique et maitrisé. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 18 Mars 2014

Millefeuille

Film tunisien, français de Nouri Bouzid - 1h45 - avec Bahram Aloui, Lofti Ebdelli

Millefeuille dessine un tableau remarquablement contrasté et, surtout, débarrassé de tout schématisme. L'ensemble est de surcroit magnifiquement photographié et interprété. (Le Nouvel Obs)

Le film a un intérêt certain. Une chronique enlevée, pleine de chansons et de couleurs. (Positif)

Un beau message de tolérance. (Le Monde)

Vivifiant, disert, le film mêle paroles, chants, danses, allie la légèreté à la gravité. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 18 Mars 2014

C'est eux les chiens

Film marocain de Hicham Lasri - 1h25 - avec Hassan Badida, Yahya El Fouandi, Imad Fijjaj

Nul apitoiement dans cette radioscopie menée tambour battant... Suite de scènes hétéroclites, bourrées d'humour et d'énergie, dont les personnages-victimes mais opportunistes, filous mais sympas-semblent sortis d'une comédie italienne. (Le canard enchainé)

On s'amuse beaucoup des décalages entre passé et présent. L'humour dont déborde ce témoignage bouillonnant sur le Printemps arabe n'en édulcore pas sa portée politique et sociale. Au contraire... Un symbolisme que vient étoffer une fin splendide où l'intelligence, l'ironie douce et l'humanité du réalisateur transparaissent. (Le Monde)

C’est eux les chiens télescope habilement les révoltes du passé et celles à venir, tout en menant un vrai travail réflexif sur les trous de la mémoire collective. (Critikat)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 18 Mars 2014

The Grand Budapest Hotel

Film américain de Wes Anderson - 1h40 - avec Ralph Fiennes, F. Murray Abraham, Mathieu Amalric

Une imagerie exubérante soutenue par des dialogues élaborés, drôles et légers. Le miracle de ce film gigogne, c'est qu'on n'est jamais perdu, en dépit d'une forme alambiquée. Quant au contexte historique, il est multiple, chaque époque déterminant un format d'image particulier, entre le CinémaScope pour les années 60 jusqu'au 4/3 presque carré pour l'action principale située au début des années 30. C'est le texte qui donne au film sa cadence et sa dynamique. Certains motifs peuvent paraitre familiers, mais cette fois Anderson innove avec l'un de ses films les plus séduisants et les plus aboutis. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 11 Mars 2014

Ida

Film polonais de Pawel Pawlikowski - 1h19 - avec Agata Trzebuchowska, Agata Kulesza, Dawid Ogrodnik

Ce film de Pawel Pawlikowski est incandescent tant par la forme que par le fond. Il donne le sentiment rarissime d'être devant du grand cinéma. Un film désespéré et malgré tout lumineux, ce qui le rend d'autant plus beau. (Le Canard enchainé)

Ida est un film en blanc et gris. Sur le fil du rasoir, il cherche à élucider l'énigme de l'âme de ce peuple au catholicisme chevillé au corps, pris en tenaille entre la Russie orthodoxe et la Prusse protestante. Ida est un film étouffé, comme l'est le bruit des pas sur la neige. (Le Monde)

C'est presque un polar classique, avec enquêteur expérimenté et débutant candide. Le film passe constamment du secret à la vérité, de l'ombre à la clarté, des refrains délicieusement superficiels au jazz de John Coltrane, qui fait entrevoir à Ida la beauté et la mélancolie de la vie. (Télérama)

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Publié le 11 Mars 2014

Les grandes Ondes

Film suisse, français, portugais de Lionel Baier - 1h24 - avec Valérie Donzelli, Michel Vuillermoz, Patrick Lapp

Cette comédie aux dialogues incisifs portés par des comédiens très en forme offre un spectacle aussi drôle que dynamique. (Le Monde)

Alors que le musical envahit brutalement la comédie et les rues de Lisbonne, Les grandes ondes émet de bonnes vibrations. (Les Cahiers du Cinéma)

Sur fond de Révolution des Oeillets, une comédie chorale enlevée, servie par une pléiade d'acteurs talentueux. (Les Fiches du Cinéma)

Réalisé par le Suisse Lionel Baier, ce film inattendu et inclassable enchaine les gags, assez irrésistibles, avec une ponctualité toute helvétique. (Le Canard enchainé)

Une comédie absurde et caustique. Un scénario riche en trouvailles loufoques, des dialogues toujours inventifs. Une réussite mineure mais réelle. (Positif)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 4 Mars 2014

Only lovers left alive 

Film allemand, britannique, français, chypriote de Jim Jarmusch - 2h3 - avec Tom Hiddleston, Tilda Swinton, Mia Wasikowska

Entre Detroit et Tanger, Jim Jarmusch revisite le mythe d'Adam et Eve à la mode vampire, avec un Adam qui aurait depuis bien longtemps croqué la pomme - et le ver et les descendants qui vont avec. Une sorte de Dracula rock star qui, d'avoir trop fréquenté Lord Byron, aurait le moral à zéro pour perpète. Tilda Swinton, vampire albinos à la beauté lasse, et Tom Hiddleston, visage marmoréen plein d'angles morts, composent deux splendides créatures à crinière qui s'aiment à s'épuiser. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le film a de la gueule. (Première)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 4 Mars 2014

Tonnerre

Film français de Guillaume Brac - 1h40 - avec Vincent Macaigne, Solène Rigot, Bernard Ménez

Un premier long métrage sensible qui touche par la justesse des acteurs, la force des dialogues, la beauté naturelle de son cadre et la rigueur de sa mise en scène. (àVoiràLire)

Guillaume Brac excelle à rendre le climat mélancolique d'une petite ville l'hiver, et à mettre en scène ses habitants dans leur propre rôle, dont des viticulteurs de Chablis. Un petit miracle de justesse. (Le Canard enchainé)

La réussite du film, c'est son parfait équilibre entre comédie et drame, sa façon de se maintenir sur le fil du rasoir. (L’Humanité)

C'est tout simple, et pourtant, incroyablement touchant. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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