Publié le 30 Août 2011

Film français, canadien de Claude Miller -avec Marina Hands, James Thiérrée, Maya Sansa

Une vidéaste française traverse le Canada à bord d’un train d’Est en Ouest sous la neige. Ce voyage l'amène à rencontrer la dernière compagne de son ex-mari, show man internationalement connu, aujourd’hui disparu.

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 24 Août 2011

Film espagnol de Pedro Almodóvar – 2h00 - avec Antonio Banderas, Elena Anaya, Marisa Paredes

 

°      La Piel que habito, « la peau que j'habite », est un bon film de Pedro Almodovar. Ce qui, comparé à bien d'autres films, est synonyme d'excellence. Mais indexé sur la longue filmographie du Madrilène enchanté, ce n'est pas le meilleur. Qui ne sait rien du scénario ni à fortiori du roman Mygale, du Français Thierry Jonquet, qui l'a inspiré, avance à petits pas dans cette ténébreuse affaire. Ce n'est pas faire insulte à la renommée cinéphile d'Almodovar que de souligner qu'il a cloné deux chefs-d’œuvre du film horrifique : Rebecca d'A.Hitchcock et Les Yeux sans visage de G.Franju. Cet alliage, comme métaphore de la greffe, est réussi. Car Almodovar y imprime jusqu'au sang la profondeur de sa griffe. (Libération)

°  Dans La piel que habito, fiction magistrale en forme d'hymne au latex et à Freud où l'on baise beaucoup, fume de l'opium et frissonne de plaisir et de peur entremêlés, Almodovar rappelle en outre qu'il est peut-être le plus grand directeur d'acteurs contemporain. Antonio Banderas, ex icône mâle des années Movida du réalisateur, trouve ici son meilleur rôle. Quant à Elena Anaya, croisement idéal de Victoria Abril jeune et de Penelope Cruz, elle fait son entrée par la très grande porte dans la galerie généreusement fournie des héroïnes almodovariennes.  (Evene.fr)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Août 2011

Film français de Mia Hansen-Løve – 1h50 - avec Lola Creton, Sebastian Urzendowsky, Magne Havard Brekke

°        Mia Hansen-Love peut être fière d’Un amour de jeunesse. C'est un beau film, un des plus émouvants de la saison. Il n'y a pas, dans les jeunes cinéastes d'aujourd'hui, quelqu'un, fille ou garçon, qui comprenne la solitude à un tel degré. (Libération)

°    Les acteurs sont intenses mais ne font jamais de « performance ». Un style qui n’est pas sans écueil – et c’est tout à son honneur. Car ce cinéma-là se joue au bord du vide. Il arrive aussi parfois qu’on ait l’impression qu’il y tombe… Mais il s’en relève toujours. Comme s’il fallait passer par cette chute pour faire naitre des émotions et les transmettre au spectateur. (Les Inrocks)

°   Un amour de jeunesse est une forme de confirmation de ce que les deux films précédents de Mia Hansen-Løve portaient d'originalité, de profondeur de regard, d'intelligence du récit. (Les Cahiers du Cinéma)

°   On ne se rappelle pas avoir vu, ces dernières années, plus belle évocation des traces laissées dans une vie par le premier amour. (La Croix)

°  Le film sentimental, voilà ni plus ni moins ce que la réalisatrice réhabilite (après Tout est pardonné et Le père de mes enfants).Partout où elle passe (Berlin,Copenhague...)elle transfigure les lieux, y compris Paris, filmée comme une douce ville étrangère. (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 17 Août 2011

Film mongol, allemand de  Byambasuren Davaa – 1h27 - avec Urna Chahar-Tugchi, Hicheengui Sambuu, Chimed Dolgor

°        Déjà auteure de deux jolis films à succès - L'Histoire du chameau qui pleure et Le Chien jaune de Mongolie -, la cinéaste mongolienne Byambasuren Davaa propose un nouveau voyage dans son pays natal. Au-delà de son inévitable exotisme, le film réussit le portrait délicat d'une femme qui s'interroge sur son identité et sur le passé de son peuple. (Le Point)

°    En provenance des steppes mongoles, ce troisième film de B. Davaa est une rareté, De belles images accompagnent une chanteuse sillonnant son pays à la recherche d'une vieille chanson, qui donne son titre au film. (Première)

°   Ce retour aux sources confronte le présent et le passé, faisant remonter ce qui constitue l'identité de la culture d'un peuple mise à mal par la mondialisation. (Studio Ciné Live)

° Étrange road-movie : comme dans L'Histoire du chameau qui pleure et Le Chien jaune de Mongolie, ses précédents films, la réalisatrice mêle habilement pittoresque et émotion. Mais les longueurs l'emportent, et l'ennui rôde... (Télérama)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 10 Août 2011

Film français d’Eva Ionesco  - 1h45 - avec Isabelle Huppert, Anamaria Vartolomei, Georgetta Leahu

°        Actrice qui, depuis une vingtaine d’années, écume le cinéma d’auteur, Éva Ionesco passe de l’autre côté de la caméra pour narrer son enfance perturbée par les lubies d’une mère photographe qui avait fait d’elle la poupée érotique de ses mises en scène baroques. Un conte à la fois féerique et trivial. (L'Humanité)

°    My Little Princess n’est pas un premier film comme les autres. Il est suffisamment mystérieux, hanté et littéralement empoisonné pour qu’on puisse voir avant tout en lui une fiction portant très haut une histoire dérangée, un peu à la Dario Argento, un conte avec sa sorcière et sa proie, ses maléfices et ses jeux qui tournent mal, et dans laquelle l’ambiguïté exerce la plus intègre terreur.  (Libération)

°   My Little Princess raconte un rapt. Celui qu’accomplit une mère confisquant à sa fille son enfance en la revêtant de satin noir et en l’exhibant comme objet érotique. Le film n’omet rien de cette violence, en dessine les contours criminels, la dimension d’abus moral. (Les Inrocks)

° En voyant My Little Princess, les admirateurs de ces compositions perverses qui cultivaient le goût de l'époque (celle de David Bowie et des derniers films de Visconti) pour la décadence passeront de l'autre côté du miroir, face à l'objectif dévorant et trouveront matière à réflexion. La majorité des spectateurs, ignorants de cette histoire, s'enfonceront dans ce cauchemar illuminé d'instants de beauté et zébré d'éclairs de souffrance. Isabelle Huppert, actrice d'une intelligence supérieure, a décidé d'accorder à son personnage la bêtise comme circonstance atténuante. (Le Monde)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 10 Août 2011

Film d’animation  britannique, espagnol  de Fernando Trueba, Javier Mariscal – 1h34 - avec Bebo Valdés, Idania Valdés, Estrella Morente

°        Le film, entièrement parcouru par la saudade, est une mélopée, un hymne émouvant à la jeunesse perdue et à l'amour véritable et éternel. Avec une économie de mots et d'effets, Chico et Rita touche en plein cœur. (Première)

°    Magnifique, la BO de Chico et Rita imprime son swing, son élan et sa mélancolie au film. Le dessin de Javier Mariscal est saisissant dans la représentation des lieux. Swinguant et métissé, tonique et mélancolique, historique et intimiste, Chico et Rita est un bon cocktail estival. Tournée générale de cuba libre! (Les Inrocks)

°   Bande son irréprochable, ambiance parfaitement documentée et restituée, personnages attachants : Chico et Rita est une belle réussite. (La Gazette d'Utopia)

°   Visuellement, le film est inventif. Musicalement, c'est une petite merveille. Trueba et Mariscal ont cherché des musiciens capables de recréer la vitesse acrobatique de Dizzy Gillepsie ou la sensibilité ouatée de Ben Webster. Réussite totale. (Télérama)

°  Un dessin animé magnifique, une plongée dans le Cuba des années 40-50 et dans le New York des clubs de jazz. L'intrigue, de Fernando Trueba, est servie par le coup de crayon de Javier Mariscal, star du graphisme barcelonais. Plus encore que le Buena Vista Social Club de Wenders ce Chico et Rita donne envie de chalouper. (Elle)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 3 Août 2011

Film français de Pascal Rabaté – 1h20 - avec Jacques Gamblin, Maria de Medeiros, François Damiens, François Morel, Dominique Pinon, Gustave Kervern

°        Plus encore que Les Petits Ruisseaux, film murmuré et parfois un rien figé, Ni à vendre ni à louer, film taiseux pourtant (absence de dialogues), est une ode au déplacement, à l'éveil, au mélange, voire (incidemment) à l'échangisme ! Quelques faiblesses pointent ça et là : l'épisode sadomaso, par exemple, est plus que convenu et vite lassant. Pourtant on sourit et on a raison : tout l'univers de ce « jeune » cinéaste s'exprime à travers ce pied de nez. (Positif)

°    C'est ludique, c'est inventif, c'est coloré, ça parait d'une totale liberté alors que c'est de toute évidence très soigneusement composé, et tout ça nous offre un moment de vif plaisir et de douce euphorie. (La Gazette d'Utopia)

°   Une comédie chorale dont la particularité principale est son absence de dialogues. Une gageure dont Rabaté se tire avec un brio extrême, en alternant des séquences de pure poésie (la poursuite par monts et par vaux d’un cerf-volant capricieux) et d’autres plus triviales. (L'Humanité)

° Ni à vendre ni à louer n'est ni à dézinguer ni à louer excessivement : c'est un bel exercice de style tatiesque, avec tous les charmes et les limites du genre. (Les Inrocks)

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