Publié le 26 Novembre 2013

Film italien de Bruno Oliviero
– 1h23 - avec Silvio Orlando, Giuseppe Battiston, Sandra Ceccarelli, Alice Raffaelli, Renato Sarti
Inédit

Milan. Les fenêtres des palais dissimulent des pièces, des vies privées et un homme, l’inspecteur Monaco, qui n’a plus goût au travail depuis que sa femme est morte il y a trois ans. Pour supporter la vie, il s’est fixé des règles : ne plus avoir de contact avec les gens, ni avec la violence. Ne s’occuper que des papiers. Au commissariat, cette nuit-là, il faut enquêter sur le meurtre d’un certain Ullrich dans lequel est impliqué sa propre fille Linda, arrêtée en possession d’une arme à feu. L’aube éclaire une nouvelle réalité cruelle : Monaco devra choisir d’affronter sa fille en tant que père ou en tant que policier. C’est en se cherchant lui-même qu’il retrouvera Linda et une vérité différente de ce qu’il croyait.

Ils ne sont pas nombreux, ces derniers temps, les films italiens de la grande distribution qui peuvent se vanter d'une telle originalité formelle et d'une recherche stylistique aussi engagée que La variabile umana, Bruno Oliviero raconte l'histoire de ses personnages en faisant des choix artistiques parfois audacieux mais toujours intéressants, qui enrichissent le scénario et souvent, en plus de le valoriser, rendent captivants quelques passages un peu faibles Dès les premières scènes du film, ce qui frappe c'est la forme, la manière dont elles ont été tournées et montées Le film est raconté sur un mode complexe et singulier, mais nous ne ressentons aucun ennui à le suivre dans ses moindres développements, signe d'une grande compétence du réalisateur et des scénaristes. (Fabiola Fortuna filmup.leonardo.it)

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 26 Novembre 2013

Film italien de de Claudio Giovannesi – 1h43 - avec Nader Sarhan, Stefano Rabatti, Brigitte Apruzzesi
En avant-première

Une semaine dans la vie de Nader et Stefano, deux garçons inséparables de seize ans qui vivent en Ostia, sur le littoral qui jouxte Rome. Nader est égyptien mais il est né à Rome. Amoureux d'une italienne, Brigitte, ce qui ne plait guère à ses parents. Il commence à faire face à toutes ses contradictions identitaires.

« Ali a les yeux bleus nous parle de l’adolescence vécue dans une société multiculturelle, comme l’est l’Italie d’aujourd’hui. […] Tout ou presque se voit raconté à travers le point de vue de Nader : son regard, son corps, ses actions déterminent chaque fois la position et le mouvement de la caméra, obligeant le cadre à une filature continue et dynamique dans le métro, à pied, en mobylette, sur la départementale et lors des allers-retours de la banlieue au centre-ville. Les adolescents ne s’arrêtent jamais, ils ne connaissent pas l’immobilité ; nous vivons l’action du film accrochés à leur mouvement vital, joyeux, bruyant. » Claudio Giovannesi

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 26 Novembre 2013

Film italien de Luigi Lo Cascio – 1h45 - avec Luigi Lo Cascio, Catrinel Marlon, Luigi Maria Burruano

Inédit
  

Michele est architecte. Il a quitté Palerme pour Sienne où il a trouvé un emploi dans un cabinet. Un soir, pour rendre service à son patron, il emprunte une voiture pour aller chercher une collègue et l’amener à une fête. Au bord de la route, il repère un corps inanimé. Il s’arrête, il secourt l’homme et appelle la police. Pour ce citoyen exemplaire les ennuis commencent.

On respire le parfum d'engagement du cinéma de Francesco Rosi, l'indignation et la tension morale de Leonardo Sciascia dans cette première œuvre de Luigi Lo Cascio, acteur-auteur qui, à la manière du personnage qui l'a rendu célèbre (le Peppino Impastato des Cento passi de Marco Tullio Giordana), rêve de changer le monde et de le rendre moins injuste et plus propre…  Avec un style sec et acéré, Lo Cascio développe un thème solide, dénonçant l'inconscience civique, les dérives de la justice, les contrats sociaux basés sur la connivence, l'indifférence et l'impudence. La città idéale, avec une force symbolique singulière, met en scène le traumatisme de celui qui se veut "différent" vis-à-vis de la culture répandue et partagée par tous.,. C'est une première œuvre importante et mature qui, face au déferlement de tant de laideur, prend le parti de la beauté. (Marzia Gandolfi mymovies.it- avril 2013)

Avec tant de films accrochés aux faits divers ou contraints de suivre le modèle télévisuel, ce/a fait plaisir qu'un excellent acteur comme Luigi Lo Cascio fasse ses débuts dans la mise en scène avec un objet aussi peu dans la norme que La città idéale. Un film encore légèrement fragile et imparfait dans sa résolution, mais fort d'une facture et d'ambitions aujourd'hui plutôt inhabituelles. La ville du titre est Sienne, ville jusqu'à hier joyau du sens civique et urbanistique où le Palermitain Michele (Lo Cascio lui-même) habite depuis des années, cultivant des obsessions de parfait écologiste, ou peut-être de parfait casse-pieds. (Fabio Ferzetti -I/ Messaggem - avril 2013)
 

 

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Rédigé par Huit et Demi

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Publié le 26 Novembre 2013

Film italien de Roberto Andò - 1h34 - avec Toni Servillo, Valerio Mastandrea, Valeria Bruni Tedeschi, Michela Cescon

Meilleur scénario et meilleur second rôle masculin (Angello Barbagallo) aux David di Donatello 2013

Meilleur scénario, Meilleur premier rôle maculin (Toni Servillo) et Meilleur second rôle masculin (Valerio Mastandrea) aux Ciak d’oro 2013
Avant-première

Enrico Olivieri est un politicien habile et ambivalent de centre-gauche, dont le déclin semble inexorable. Toutes les projections le voient perdant aux élections imminentes, et son parti désire se débarrasser de lui. Il décide donc de disparaitre : il se réfugie incognito à Paris chez une ancienne compagne, Danielle, désormais mariée à un réalisateur célèbre.

La panique se répand parmi ses compagnons de parti qui ne le retrouvent plus. Le seul à ne pas se décourager est son bras droit Andrea Bottini, qui a l’idée de remplacer le politicien par son frère jumeau, Giovanni Ernani, écrivain et philosophe, qui dans le passé a subi des internements psychiatriques. La substitution se révèle problématique à gérer, mais apporte de bonnes surprises.

 

Finesse, légèreté, intensité, telles sont les qualités de Viva la liberté qui, en un poème et un tour de danse, révèle une surprenante beauté et fait comprendre la difficulté de représenter l'homme politique au cinéma. Composé comme un haiku, le film en propose la simplicité de construction et les valeurs fondamentales, avec l'intention de restituer au langage sa pureté originelle.., Reprenant sans les reproduire les caïmans, les divi et les usuriers de Moretti, Sorrentino, Garrone, et mettant à profit la leçon d'un cinéma italien qui représente la réalité en l'interprétant et non en l'expliquant, Roberto Ando réalise un film sur /'inconfort du pouvoir, ou, mieux encore, sur celui d'être une icône du pouvoir, laissant circuler indifféremment son homme politique du discours à la tribune à celui du plateau. Le métier est clairement le même, la méthode de jeu identique, l'acteur et l'homme politique se confondent. Ando, traduisant en images son roman, nous offre les derniers vers de Fellini, les plus beaux, contre une loi de censure qui dévorait le cinéma, découpait les paysages, altérait le rythme, rendant ainsi le film méconnaissable et faisant de nous de pauvres ignares. (Marzia Gandolfi mymovies.it- février 2013)

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Publié le 19 Novembre 2013

Film français de Guillaume Gallienne – 1h25 - avec Guillaume Gallienne, André Marcon, Françoise Fabian

 « Jubilatoire ». « Réjouissant ». « Un pur bijou ». A Cannes, cette année, la comédie qu'il fallait avoir vue, c'était le premier long métrage de ce génie de la scène qu'est Guillaume Gallienne, fils spirituel, autant qu'improbable, de Sacha Guitry et de Fabrice Luchini. Avec ses dialogues ciselés et son humour insolent, ce joli film insolite dit, mine de rien, des choses très justes sur les injonctions familiales et l'emprise maternelle. (Positif)

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Publié le 19 Novembre 2013

Film français de Nicolas Ubelmann, Sophie Mitrani -1h10

Quelle logique et quels intérêts se cachent derrière ce mot ? La monnaie ne pourrait-elle pas faire partie des biens communs ?

Vous allez enfin savoir pourquoi les caisses de l'Etat sont vides... et où l'argent public s'est volatilisé.

J'espère que le film va vous passionner, vous indigner, vous éclairer, vous donner des idées et quelques clés pour changer la donne... Pour que l'argent redevienne le bien public qu'il devrait être, un puissant outil de progrès collectif, et non plus l'instrument de cette oligarchie absolutiste et débauchée qui veut contrôler nos vies. Sophie Mitrani, co-réalisatrice du film

Le film sera présenté par Nicolas Ubelmann, mercredi 20 novembre à 20h dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale

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Publié le 12 Novembre 2013

 Film français d’Albert Dupontel - 1h22 - avec Sandrine Kiberlain, Albert Dupontel, Nicolas Marié

Un drame ? Pensez donc. L'une des comédies les plus drôles qu'il nous ait été donné de voir depuis longtemps. Sandrine Kiberlain se lâche, elle ose ce qu'auparavant elle n'aurait jamais accepté, ou pu jouer... Au nom du peuple, monsieur Dupontel, merci pour ce moment de cinéma jubilatoire. (Le Monde)

9 mois ferme, c'est du brutal. Son personnage borderline, son énergie, ses références (Buster Keaton et Tex Avery) passées à la centrifugeuse trash composent une forme de slapstick sous acide réjouissant. (Première)

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Publié le 12 Novembre 2013

Film français de Gilles Perret - 1h37

Après Walter, retour en résistance et Mémoires d’ouvriers, Huit & Demi propose ces Jours heureux. C'est le producteur du film, Fabrice Ferrari, qui viendra le présenter vendredi 15 novembre à 20 h

Dans un style sobre mais efficace, ce film s'interroge sur l'héritage méconnu de ce projet du Conseil national de la Résistance (Sécurité Sociale, Liberté de la Presse...). Pour ce faire, il confronte des témoignages de résistants avec ceux, souvent embarrassés, de politiciens actuels qui en constatent le démantèlement. Passionnant. (Première)

Palpitant, émouvant, militant, Les Jours heureux secoue le spectateur et revigore le citoyen. (Les Fiches du Cinéma)

Un document essentiel qui revient en détail sur l'histoire du CNR, grâce à de nombreux témoignages d'anciens résistants, tout en ouvrant des perspectives sur le présent et même le futur. Passionnant. (àVoiràLire)

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Publié le 5 Novembre 2013

Film français d’Isabelle Czajka - 1h 33 - avec Emmanuelle Devos, Julie Ferrier, Natacha Régnier

Adapté du roman de Rachel Cusk Arlington Park  

Plus réaliste que Desperate Housewives, cette vision de la vie moderne en banlieue pavillonnaire est l'œuvre d'une réalisatrice - Isabelle Czajka - au regard perçant. Et piquant ! (Le Canard enchainé)

Isabelle Czajka parvient sans cynisme ni volontarisme, à pointer quel déséquilibre mine l'existence de ses habitantes : le mélange du plein et du vide. (Les Cahiers du Cinéma)

Il faut du talent et une interprète d'exception pour filmer la vie qui se délite, l'angoisse qui gagne, et que ce soit captivant. Isabelle Czajka a les deux. (Elle) 

« Le film fait aussi référence à Mrs. Dalloway, de Virginia Woolf, pour son unité de temps : il se déroule sur vingt-quatre heures » I.Czajka dans Le Monde

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Publié le 5 Novembre 2013

 Film canadien de Louise Archambault – 1h 44 - avec Gabrielle Marion-Rivard, Mélissa Désormeaux-Poulin, Alexandre Landry

Quand elle chante, un sourire radieux éclaire son visage. Déficiente mentale, Gabrielle a l'oreille absolue. Sous sa cuirasse d'humanité et de tolérance, un film qui en appelle à la générosité de chacun. Louise Archambault n'opte jamais totalement pour la fiction. Les meilleures scènes sont ces instants volés à l'institut  spécialisé où évoluent Gabrielle et Martin. (Première)

Mise en scène et direction d'acteurs irréprochables, Gabrielle n'a aucun des défauts de son genre. La rigueur de Louise Archambault, propulsée cinéaste d'avenir au Québec, ou peut-être la peur de la facilité mélodramatique, l'amène à tout mettre en sourdine. (Positif)

Soirée avec l'association Oxy-gem mardi 12 novembre à partir de 20 heures

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